« Maximus » et le pack XXL de Noël

RUGBY. Le B.O termine invaincu à domicile lors de la phase aller face à Angoulême grâce à Lucu et la mêlée.Ils ont souffert pourtant face à leur bête noire venue gagner en 2016.

La première demi-heure est à l’avantage des locaux. Ils ont gagné toutes leurs introductions (1-> 27′) puis en ont gagné une chez l’adversaire (20′). Le rouleau compresseur semble en marche et le régulier Maxime « Maximus » Lucu montre la voie en leader, ouvrant le score d’emblée par une pénalité (2′). Les charentais souffrent énormément en conquête (touches, mêlées) avec une bonne activité de Thibaud Dubarry et Alban Placines. Dans le jeu courant, les locaux procèdent en contre et Luke Burton ,l’ouvreur ne s’embarrasse pas.Il utilise judicieusement les largeurs avec des passes sautées vers Théo Dachary le deuxième centre qui décale Kylan Hamdaoui puis Uwa Tawalo lancé sur l’aile gauche (5,10′).

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Maxime Lucu a déjà inscrit 90 points depuis le début de la saison. Crédits : Pierre-Alexandre Carré / cultureSPORT

C’est d’ailleurs grâce à lui qu’à la 5′ intervient le premier essai .Ensuite, la mêlée fait le travail (17′) et Lucu part quelques instants plus tard au ras d’un regroupement plein de hargne (23′). 24-0. Les biarrots pensaient-ils le match déjà gagné ?. Dès la 32′ , Jean-Ric marque l’essai puis 4 fautes successives des basques sont sifflées sans qu’un seul point ne soit marqué. La défense a tenu face aux coups de boutoir des angoumoisins. Mi-temps : 24-7.

Lucu est l’avenir du XV de France par sa régularité et son gros mental

Au retour, le rythme est toujours charentais.Ils entreprennent de revenir à la marque, un véritable coup de poker. Une multitude de touches, plus de rapidité sur les largeurs où du jeu dans l’axe. On construit (mauls dévastateurs où percussions à l’image du troisième ligne Anthony Coletta).Ce diable de Jean-Ric (arrière) y va de son deuxième essai (42′) puis Kinami Sitauti, l’ailier gauche use de crochets courts dans la défense, il permet à son équipe de recoller. 24-24.Incroyable.

L’ouvreur Lucas Meret anime bien, au près, au large. Le public d’Aguiléra houspille ses joueurs. Lucu toujours ,sonne la révolte et ce n’est pas la première fois dans la saison. À dix minutes de la fin (71′) il perce la défense violette sans conclure. La deuxième mi-temps n’est qu’une multitude de fautes pour les biarrots mais comme un symbole, ils enfoncent une dernière fois leurs adversaires  en mêlée et c’est 7 points de pénalité.

Score final : 34-24.

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Jean-Ric et Julien Lairle entre déception et acidité. Crédits : Pierre-Alexandre Carré / cultureSPORT

Des visiteurs par la voix de leur entraîneur Julien Lairle  qui en « ont plein le dos » (pour rester poli)  d’avoir « des blessés » et d’avoir « rien à retenir de cette partie surtout au niveau du monsieur au centre du terrain ». Des propos en partie confirmés en suivant par  Jean-Ric déçu de prendre « 0 points ou la peur de prendre une branlée était présente. Le réveil a été insuffisant ».En effet,trente minutes de « vide » qui leur ont été fatales.
Biarritz s’offre un dernier beau cadeau en 2017 face à une audacieuse équipe, habituée à les surprendre.

Les stratégies :

+++ : la mêlée de Biarritz
++ : le jeu de vitesse des charentais

Hommes du match :

+++ : Lucu (vision du jeu, percées)
 ++ : Coletta (percussions) ; Lombard (2 essais) ; Sitauti (crochets courts et 1 essai )
+ : Meret (animation) ; Placines (défense debout)

Par Pierre-Alexandre Carré (@carr_pierre64)

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