C’est l’heure de la « Bouderie Ovalie »

RUGBY.Bayonne s’impose face à Aurillac, un concurrent à la qualification. Les joueurs s’enthousiasment seuls, par le jeu, faisant fi de l’ambiance délétère dans la ville.

Chez les ciels et blancs, le club serait devenu « une dictature » des mots mêmes d’une des associations de supporters, le BOC , virulent, après le retrait d’une banderole appelant les Présidents Devèze et Salagoïty à démissionner.

B.Thiery : « Il y a de l’enthousiasme, on gagne avec peu mais on croit à l’exploit »

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le centre Benjamin Thiery  livre de bonnes prestations avec Bayonne. Crédits : Pierre-Alexandre Carré / cultureSPORT

L’ambiance pesante depuis l’annonce d’un projet « Pays-Basque » a peut-être un effet sur la mêlée locale, enfoncée à gauche et parfois à droite. L’édifice tangue d’où le carton pour Jon Zabala, le pilier gauche à la 35‘. Le salut vient d’abord de «Benji la malice », Benjamin Thiéry , en forme en tant que premier centre, accélérateur à la passe pour décaler le plus souvent Martin Laveau, l’ailier droit.

Les cantalous s’attachent à défendre debout sur lui et a profiter des turn-overs. Les locaux s’en remettent à 2/3 temps de fixation dans l’axe par Toma Taufa, le pilier droit et à l’activité du duo Latimer-Van Lill pour perforer avant de penser aux largeurs. Si Bustos-Moyano passe une pénalité (17′) et une transformation (25′), c’est bien Maxime Petitjean, l’ouvreur qui tient « la baraque aurillacoise » avec 3 pénalités (10,27,35′). Il confiera avoir pris du plaisir à retrouver « du temps de jeu , après une mise en repos ». Sur une des rares franches incursions bayonnaises en première mi-temps, c’est Willie Du Plessis, le numéro 10 qui marque l’essai près des poteaux au relais de la vitesse du jeune Muscarditz en deuxième centre qui a bien suivi… Thiéry qui effectue une belle passe après contact. Les supporters ont étrangement peu le cœur à la fête !

Score mi-temps : 10-9

Au retour s’engage un intense chassé-croisé. Bustos ayant été quelques fois secoué au visage , c’est Saubusse, le demi de mêlée qui sera chargé de répondre par trois fois (51,58,68′) à Maxime Petitjean. La lutte s’installe aussi en touche entre le duo Jaulhac-Battut et le remarqué Granouillet qui réceptionne quasiment tous les ballons. Les mêlées bayonnaises ne trouvent pas un équilibre définitif malgré un important roulement des piliers. Pas d’erreurs des cantalous. Les basques profitent d’un dribbling de Peyo Muscarditz au 40 mètres après une percussion de P.J Van Lill pour que Martin Laveau aplatisse (70′). Les cantalous récolteront un essai de pénalité sur la conquête (76′) après une séquence de pilonnage suite à la réception ratée du renvoi de Maxime Petitjean .

Les trois-quarts à savoir Jean-Philippe Cassan , le premier centre et l’ailier gauche apporteront de la puissance. De l’analyse de Paul Boisset c’est « une bonne performance de ramener un point d’ici alors que Bayonne revient fort dans les 6 premiers » même sentiment partagé pour le coach Thierry Peuchlestrade . Pourtant, les tribunes vidées de joie avant même la fin du match témoignent d’un orage qui couve, d’une tristesse rentrée alors que l’équipe gagne. Ils sont comme rarement servis par eux-mêmes en attendant que les bouderies soient finies. Le réveil doit intervenir, la réalité est là, ils ne sont plus  relégables .

Score final : 26-22 

Hommes du match :

++ : Van Lill , Muscarditz, Thiery, Granouillet
+ : Petitjean , Latimer, Fajrowski , Cassan

Par Pierre-Alexandre Carré (@carr_pierre64)

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