C’est officiel, Maxime Lucu est un sorcier !

RUGBY. Le Biarritz Olympique s’impose avec autorité face à Bayonne dans le derby. Maxime Lucu a débloqué la situation en deuxième mi-temps profitant des fautes adverses.

Ils font honneur à leur entraîneur parti chez les Jaguares argentins Gonzalo Quesada, lui qui pour sa première expérience avait remporté les deux derbys. La série continue avec 3 victoires : 24-30 ; 17-14 ; 22-6. Il avait lâché lui-même ce tweet « poursuivre la série Jack ».

Dans le vacarme, les locaux mettent d’emblée la pression sur les bayonnais avec du jeu haut par Pierre Bernard… un jeu que les visiteurs exècrent puisqu’ils échappent assez les ballons. Le score est ouvert dès la 4′ (3-0) puis Bustos lui répondra à la 9′ (3-3). Les rouge et blanc jouent toujours au pied entre les lignes ou dans les petits espaces ce qui a le don de faire cafouiller leurs adversaires… Le trio Bouldoire-Tawalo-Bernard quadrille bien le terrain de chaque côté pour receptionner les ballons rendus au pied.

Pour ne rien arranger, Bustos-Moyano se blesse de façon irrémédiable à la cheville dès la 12′. Julien Tisseron assure donc à sa place tant bien que mal… mais là encore Bernard identifie que Metuisela Talebula souvent avancé sur son aile droite laisse un grand espace pour trouver les touches. En conquête, seulement trois lancers sont manqués sur le match et toutes les mêlées sont stables ( 1 remportée par Bayonne sur introduction adverse).

Bayonne plie beaucoup mais a le mérite de sauver la patrie par l’intermédiaire d’un grand Romain Barthélémy pour arracher les ballons ou attaquer la ligne. Ils auront une seule incursion par Evrard Dion quelques minutes avant la mi-temps (6-6) puis Bernard a l’occasion de faire passer devant les siens mais il manque la cible de façon improbable.

Mi-temps : 6-6

Les locaux doivent aussi corriger la façon d’effectuer leurs placages. Cela leur coûtera un carton jaune pendant la mi-temps ( le centre Leone Ravuetaki, 41′). Cependant, les visiteurs n’en profiteront jamais sur le plan comptable et subiront l’impact physique redouté dans la semaine par l’entraîneur des avants Joel Rey. La lutte dans les rucks (Usarraga se montre déterminant) qui était jusque là leur principale force se retourne contre eux tout au long de la partie, les ballons traînent sur les côtés, prolongés au pied … attention danger en couverture !

Celui qui ne veut pas rendre les clés du derby a encore frappé. Le demi de mêlée Maxime Lucu a été important sur le jeu au pied par dessus, les points au pied et un essai inscrit. Malgré deux échecs supplémentaires ( 9 points manqués au total par le B.O)… le second acte a été un cauchemar d’indiscipline du début à la fin ( 44′, 52′, 60′,73′) pour les voisins. Alors, comme dans les autres matchs, il agit avec détermination… avec dans son sillage J.B Singer en deuxième ligne & les centres Vakacegu-Ravuetaki qui ont bien travaillé en relais dans l’axe. Les mauls avancent plus… les bayonnais tentent un roulement en troisième ligne pour stopper l’hémorragie sans grand succès.

Pourtant, les courses de l’ailier Arthur Duhau comme du centre Peyo Muscarditz ne manquent pas d’envie et de tranchant mais il y a quelque chose ce soir qui s’est enrayé… comme si, un sorcier, un animal fantastique avait eu le don faire dévisser les passes sautées sur les extérieurs ou de près… trop en avance… raté… trop en avant rageant…même Willie Du Plessis aura le malheur de faire un dernier renvoi qui ne fera pas dix mètres…. trop court pour l’exploit tout simplement…

Score Final : 22-6

Hommes du match / stratégies :

  • +++ : Maxime Lucu , les rucks biarrots , les mauls biarrots
  • ++ : Bernard ( avant blessure) ; Barthélémy ; Muscarditz ; Taofifenua ; Singer , les mêlées
  • + : Usarraga ; Vakacegu

Par Pierre-Alexandre Carré (@carr_pierre64)

 

 

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