Cyclisme Quiz

Quiz : Paris-Nice (les réponses)

Comme expliqué ce matin, nous avons décidé de relancer les quiz afin de tester votre culture sport. Après avoir sollicité vos connaissances sur l’Histoire de Paris-Nice, voici les réponses à nos questions parfois saugrenues.

Dylan Groenewegen, vainqueur de la deuxième étape ce lundi. Crédit photo : Alex Broadway/ASO.

Question 1

Quel est le plus petit écart entre le vainqueur et son dauphin ?

  1. Quatre secondes entre Marc Soler et Simon Yates en 2018
  2. Deux secondes entre Sergio Henao et Alberto Contador en 2017
  3. Trois secondes entre Davide Rebellin et Rinaldo Nocentini en 2008

Tous ces écarts sont tous vrais ! Ces dernières années, la Course au soleil s’est jouée à coups de secondes. Il y a deux ans, Sergio Henao (Sky) a dû résister jusqu’au bout aux attaques incessantes d’Alberto Contador (Trek-Segafredo) lors de l’ultime étape. Repoussé à 31 secondes du Colombien au départ de Nice, l’Espagnol a seulement échoué pour deux petites secondes dans sa quête du général final. Deuxième sur la Promenade des Anglais, il aurait pu gagner Paris-Nice s’il s’était imposé au sprint devant David de la Cruz (Quick Step).

Question 2

Jusqu’où l’épreuve est-elle allée ?

  1. Rome en 1959
  2. Turin en 1963
  3. Milan en 1957

Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’épreuve ne s’est pas arrêtée à Nice en 1959. Les coureurs engagés se sont rendus jusqu’à la capitale italienne. Et encore, pas tous. Pour prétendre courir le secteur Nice-Rome (dont le départ a été donné de Menton), il fallait hériter d’une invitation et terminer le premier tracé entre Paris et Nice. Cette année-là, trois classements ont été édités : le premier allant de Paris à Nice, le deuxième de Nice à Rome et le troisième de Paris à Rome. C’est Jean Graczyk (Helyett-Hutchinson), équipier de Jacques Anquetil, qui l’avait emporté.

Question 3

Qui détient le plus grand nombre de victoires finales ?

  1. Laurent Jalabert avec cinq
  2. Sean Kelly avec sept
  3. Eddy Merckx avec six

Le record du champion irlandais (1982-1988) sera-t-il battu un jour ? Des coureurs en activité, ayant déjà gagné au moins à deux reprises, seul Richie Porte (Trek-Segafredo) pourrait viser cette marque qui semble aujourd’hui inatteignable. Absent cette année, l’Australien, devrait donc gagner jusqu’à ses 39 ans pour égaler Kelly. Cette hypothèse paraît improbable. Alors, qui pour aller le chercher ou le titiller ? Simon Yates (Mitchelton-Scott), deuxième l’an dernier et neuvième en 2017 ? Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step) capable de sprinter et puncheur par excellence ?

Question 4

Lequel de ces coureurs français est le premier à avoir remporté Paris-Nice ?

  1. Benoit Faure en 1933
  2. Roger Lapébie en 1934
  3. René Vietto en 1935

Si Benoît Faure (Dei) a été le premier tricolore à monter sur le podium (troisième), que Roger Lapébie (Alcyon-Dunlop) a été le premier français a terminer à la deuxième place un an plus tard, il a fallu attendre la troisième édition et la victoire de René Vietto (Helyett-Hutchinson) pour voir un coureur de chez nous s’imposer à domicile.

Question 5

Avant de devenir jaune, de quelle couleur était le maillot de leader ?

  1. Blanc
  2. Azur et or
  3. Vert

Depuis qu’ASO organise la course en 2002, le maillot de leader est jaune (avec une bande blanche de 2002 à 2006), comme sur le Tour de France, leur épreuve phare. Toutefois, le paletot de premier du général en a vu de toutes les couleurs. D’abord azur et or, représentant la Méditerranée et le soleil (1933-1939), il est devenu vert (1946) puis blanc (1955-2001).

Question 6

De quel pays étranger la course s’est-elle déjà élancée ?

  1. Belgique
  2. Suisse
  3. Allemagne

En 1982, année de la première des sept victoires de Sean Kelly (voir ci-dessus), la Course au soleil était partie de… Belgique. Il s’agit, encore aujourd’hui, du seul grand départ donné depuis l’étranger. À l’époque, le prologue avait été disputé dans les rues de Luingne, dans la banlieue de Mouscron. Le lendemain, les compétiteurs étaient déjà réunis à Châlons-sur-Marne pour y disputer la première étape.

Question 7

Parmi ces coureurs, qui ont appartenu au Team CSC, lequel a réussi à porter le maillot de leader de la première à la dernière étape ?

  1. Bobby Julich
  2. Jörg Jaksche
  3. Jens Voigt

Vainqueur de la première étape chronométrée à Vanves, Jörg Jaksche portait de facto le maillot jaune. Il ne l’a plus lâché. Au lendemain de la victoire de l’Allemand, la CSC, bien aidée par le vent, avait littéralement écrasé la course. Entre Chaville et Montargis, la formation danoise, qui roulait fort pour revenir sur l’échappée, provoquait d’irrémédiables bordures. Vainqueurs des trois dernières éditions (2001 pour l’Italien, 2002-2003 pour le Kazakh), Dario Frigo (Fassa Bortolo) et Alexandre Vinokourov (T-Mobile) étaient piégés. Et comme cela ne suffisait pas, les hommes de Bjarne Riis remettaient le couvert lors de la cinquième étape. Au général final, on retrouvait quatre coureurs de la CSC aux neuf premières places (Jaksche 1er, Julich 3e, Voigt 4e, Frank Schleck 9e).

Question 8

En 2005, combien d’étapes ont dû êtres raccourcies voire annulées à cause de la neige ?

  1. Aucune étape annulée, trois raccourcies
  2. 1 étape annulée, deux raccourcies
  3. 2 étapes annulées, 1 raccourcie

Certaines éditions de Paris-Nice ont été amputées d’une voire deux étapes. La dernière en date remonte en 2016 (Cusset-Mont Brouilly). Mais en 2005, une vague de froid, la plus rude depuis trente ans, a entraîné le rabotage de trois jours de course. Le parcours de l’étape 2 entre La Châtre et Thiers s’est transformé en Aigueperse-Thiers (46,5 km); le tracé de l’étape 4 entre Le Chambon-sur-Lignon et Montélimar a mué en Saint-Péray – Montélimar (105 km). Concernant l’étape 3 entre Thiers et Le Chambon-sur-Lignon, les organisateurs ont dû trouver en urgence une nouvelle arrivée (Craponne-sur-Arzon) et tracer un nouveau parcours (118 km) en moins de 24 heures. Le kilométrage total est passé de 1 227 à 947 bornes.

Question 9

Quel point de règlement surprenant a-t-il été validé en 1990 ?

  1. Le vainqueur d’une étape gagnait 20 secondes de bonifications contre 10 lors de la précédente édition
  2. La formation qui gagnait le classement par équipes était directement qualifiée pour disputer le prochain Tour de France
  3. Seuls les 70 premiers coureurs du classement général ont pu prendre part à l’ultime demi-étape

En raison du temps réduit entre l’arrivée de la première demi-étape à Nice et le départ de la deuxième demi-étape du col d’Èze ainsi que des impératifs de la télévision, seuls les 70 premiers du général ont été autorisés à escalader le mythique col d’Èze. Parmi les exclus : Charly Mottet (RMO) et Greg LeMond (Z). L’étape a été remportée par Jean-François Bernard (Toshiba-Look), le général par Miguel Indurain (Banesto).

Question 10

Quels sont les journaux à l’origine de Paris-Nice ?

  1. L’Équipe et Nice-Matin
  2. L’Auto et Les Nouvelles Niçoises
  3. Le Petit Journal et Le Petit Niçois

Au début des années 1930, Albert Lejeune, qui dirige deux journaux, Le Petit Journal (basé à Paris) et Le Petit Niçois, cherchait un lien entre ses deux journaux. Son idée ? Relier les deux sièges des deux titres par une course cycliste novatrice.

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