Grand Prix du Brésil : le baromètre

La saison 2013 s’achève sur une neuvième victoire consécutive de Sebastian Vettel, comme un symbole de l’archi-domination de l’Allemand. Les cheveux au vent, à bord de sa Red Bull, lors de son ultime tour d’honneur, Mark Webber a fait ses adieux à la F1. Retour sur le dernier Grand Prix de l’année.

En hausse

L’équipe Red Bull
Neuvième victoire de rang pour l’ogre allemand Sebastian Vettel, ce qui porte le nombre de succès à treize en une saison ; emballé, c’est pesé ! Son modèle de jeunesse détient néanmoins ce même record. En effet, Michael Schumacher avait glané douze victoires en 2004. Le plus jeune quadruple champion du monde d’affilé (oui, autre record) a mené l’épreuve sans trop de problèmes, hormis le combat des premières minutes avec Nico Rosberg (Mercedes-AMG).
Le tout frais retraité de la F1 Mark Webber n’a pas été en mesure de contester la victoire de son jeune équipier. L’Australien reste donc à neuf victoires en 217 GP disputés, de belles statistiques. La saison 2010 restera comme l’un de ses plus grands regrets : alors qu’il pouvait devenir champion du monde, il abandonnait sur accident à trois manches de la fin (Corée du Sud). Depuis, Mark n’a pas été capable de contrecarrer durablement les assauts de Vettel, et les occasions perdues ne se rattrapent pas. Webber aura dorénavant un autre objectif les 24 Heures du Mans, avec Porsche !

L’équipe McLaren
C’est assurément la très belle performance d’ensemble du week-end : Jenson Button quatrième, Sergio Pérez sixième ! C’est le meilleur résultat de l’écurie de Woking en 2013. Les ultimes grands prix ont mis en évidence un net regain de vélocité de la monoplace chromée. Néanmoins, les qualifications n’ont pas donné satisfaction aux deux pilotes en étant aux portes du Top 15. Qu’à cela ne tienne ! Dès les premiers tours, Pérez, qui disputait sa dernière épreuve avec cette formation, n’a pas fait dans la dentelle, en dépassant huit concurrents en dix boucles ! Son équipier champion du monde 2009 a lui aussi effectué une remontée exemplaire. N’oublions pas que Button l’avait emporté l’an passé, voilà donc un tracé qu’il affectionne.
Avec 122 points au compteur, McLaren est tout de même très loin de sa campagne 2012 (-256 unités), un chiffre tout bonnement inacceptable pour une équipe ayant emmené des hommes comme Ayrton Senna, Mika Hakkinen ou Lewis Hamilton au titre…

Sergio Pérez

Sergio Pérez

Fernando Alonso (Ferrari)
Après cinq courses hors du podium, le double champion espagnol revient sur la boîte ! Une bonne séance de qualification (3ème) l’a emmené à une respectable troisième place. La monoplace rouge n’a pas été très compétitive cette saison, mais le talent du pilote espagnol a fait la différence, à l’instar de ce rendez-vous brésilien. Il n’y avait rien à faire face aux deux Red Bull ; alors Fernando s’est attelé à préserver son troisième rang. Sa régularité a été la clé pour accéder une nouvelle fois au titre honorifique de vice-champion.

En baisse

Romain Grosjean (Lotus)
Romain n’a pas eu l’occasion de démontrer son talent ce dimanche. Une casse du moteur l’a forcé à l’abandon dès le troisième tour. Le Français n’était pas dans le rythme du fait de ses ennuis mécaniques. C’est la raison pour laquelle la Lotus E21 glissait dans le classement depuis le départ. La seconde saison complète de Romain en F1 lui a permis d’emmagasiner une grande expérience des départs ou des bagarres tactiques contre un homme pour l’instant imbattable !

Le système de pénalités
Mais quelle mouche a piqué la Fédération Internationale de l’Automobile ? L’auteur de ces lignes a été outré par la pénalité attribuée à Felipe Massa (Ferrari). Vous vous demandez : pourquoi critiquer un système mis en place pour assurer l’équité sportive et la sécurité des conducteurs ? Petite explication.
Le Brésilien se bat avec l’Anglais Lewis Hamilton (Mercedes-AMG) pour un possible podium. Dans la ligne droite principale, le chouchou du public local coupe la piste en empruntant imperceptiblement l’entrée de la voie des stands. Le ralenti montre que les quatre roues de la F138 sont passées de l’autre côté de la route. Pour cette infraction, Massa écopa d’une pénalité de passage par les stands, ou drive-through. Ce dernier n’a tiré aucun bénéfice dans la manœuvre. De plus ce n’était pas un acte dangereux, ni volontaire. Cette injustice a coupé court aux ambitions du futur pilote Williams.
La F.I.A devrait réaménager son système de sanction. Il ne laisse plus aucune demi-mesure possible dans le monde policé de la Formule 1 : soit on pénalise lourdement, soit on laisse faire.

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L’Australien, spécialiste des figures acrobatiques lors de ses victoires s’est retrouvé à terre sur le podium !

Crédits photos : GPUpdate.net, page Facebook du team McLaren, Sky Sports F1

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