Grand Prix d’Allemagne : le baromètre

Encore une fois, la course s’est révélée pleine d’intensité et de suspense pour la victoire !

Culture Sport Sebastian Vettel

En hausse

Sebastian Vettel (Red Bull)
Quelle maîtrise de la part du triple champion du monde en titre ! Le pilote allemand n’a pas failli sous les assauts répétés des pilotes Lotus (voir ci-dessous). Durant la majeure partie de la course, Vettel a dû garder un œil sur ses rétroviseurs, tant la pression exercée par les Noir et Or était forte ! Les péripéties des premiers tours l’ont tout de même bien aidé, entre la fébrilité des mécaniciens de Webber (Red Bull) et le manque de vélocité d’Hamilton (Mercedes-AMG). Sa déclaration d’après-course dans sa radio (« une épreuve très éprouvante ») démontre bien l’intensité du combat qu’il a mené. Cette victoire, la trentième de sa carrière,  lui octroie une avance de 34 unités sur Alonso (Ferrari, au pied du podium) et 41 points sur Räikkönen (Lotus). De quoi lui redonner le sourire après l’abandon subi en Angleterre, une semaine plus tôt. Vettel retrouve ainsi la voie de la victoire, et avec la manière en plus !

Les pilotes Lotus
En toute objectivité, il faut remercier Kimi Räikkönen et Romain Grosjean, pour leur affrontement de longue haleine avec Vettel ! Commençons par le Français. Sa belle performance dominicale lui a demandé beaucoup de sang-froid et d’investissement. En lice pour la victoire pendant une longue période, Romain a fait un sans-faute. Il produisit son effort après le premier arrêt aux stands. Chaussé de pneus durs, la Lotus E21 s’est approché, dixième après dixième, de la RB9. L’intervention de la voiture de sécurité au vingt-quatrième passage interrompit son attaque. Qu’à cela ne tienne ! Sitôt la Safety-Car effacée, Grosjean restait dans l’aspiration de Vettel. Quand on sait la capacité dont dispose ce dernier à creuser un écart, rester dans son sillage est une performance en soi ! C’est lors du dernier run que la tendance s’est inversée. En effet, le Français baissait sa cadence, Vettel en profitant pour (enfin) passer la barrière des deux secondes d’avance. Mais l’écurie anglaise disposait d’un dernier atout : il s’agissait de « Iceman », Räikkönen ! Grâce à un passage aux stands tardif et à des pneus Pirelli tendres, donc plus performants que ceux des deux belligérants, Kimi avait en ligne de mire la victoire ! Une fois la consigne d’équipe appliquée par son acolyte, le Finlandais fondait sur la Red Bull, entrant dans la fameuse zone DRS quelques hectomètres avant l’arrivée ! Ce double podium ravit tout de même la formation d’Enstone, et plus particulièrement Grosjean qui n’avait plus marqué le moindre point depuis Bahreïn en avril ! Ce dernier retrouve logiquement confiance en ses capacités.

En baisse

L’équipe Mercedes-AMG
Ce n’est rien de moins qu’une déception qu’ont ressenti les membres de l’écurie Mercedes-AMG. Alors qu’ils évoluaient devant leur public, Nico Rosberg n’a pu rééditer ses succès monégasque et anglais. Tout est allé de travers pour l’Allemand : le samedi, il fut éliminé en Q2 à cause d’une estimation des chronos erronée. Le lendemain, le fils du champion Keke Rosberg n’a grappillé que deux positions pour finir neuvième. Consternation également du côté de Lewis Hamilton. En s’élançant depuis la pole position, il pouvait ambitionner pourquoi pas sa première victoire dans une Flèche d’Argent. Hélas, pris en tenaille par les deux Red Bull au premier virage, il dégringola au classement à la vitesse de l’éclair. Les pneumatiques semblent une nouvelle fois en cause. Cependant, le champion du monde 2008 a réalisé une fin d’épreuve flamboyante, en dépassant cinq monoplaces en une dizaine de tours ! Sa cinquième position lui permet de limiter la casse au classement général, et à l’écurie de rester à la seconde place des constructeurs.

Jean-Eric Vergne (Toro Rosso)
Un week-end passablement médiocre pour le pilote français. Largué dès les qualifications par rapport à son équipier et néanmoins rival Daniel Ricciardo (16ème et 6ème), il n’a pu inverser la vapeur le dimanche. Auteur d’un départ plus que discret, puisqu’il était 18ème au premier tour derrière la Caterham de Van Der Garde, son calvaire a pris fin durant l’intervention de la voiture de sécurité. Un problème hydraulique l’obligea à s’arrêter définitivement dans son garage. C’est un second résultat blanc consécutif d’affilé pour « JEV », le voici qui se retrouve dans une situation délicate. En effet, sachant que Mark Webber  (Red Bull) a annoncé son départ de la F1 en fin d’année, les spéculations vont bon train. Les regards se tournent vers les pilotes de l’écurie sœur Toro Rosso, dans laquelle le Français et l’Australien savent que leurs performances sont analysées par D.Mateschitz (patron de la firme) pour l’obtention du volant de 1ère catégorie. Mais n’oublions pas Räikkönen, qui entretient de longues relations avec la boisson énergisante ; c’est elle qui avait financé son entrée en WRC en 2010…

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