Marine Johannes, l’avenir se conjugue au présent

JEUX OLYMPIQUES. Basket. L’arrière tricolore a pris du galon cette saison. Transférée à Bourges, elle dispute actuellement ses premiers Jeux, où elle pourrait s’y révéler davantage. Mais aux yeux du grand public, cette fois.

cultureSPORT Marine Johannes

La présence de Tony Parker, à ses côtés, lors de la conférence de presse au club France ? L’atmosphère particulière du village olympique ? La grandeur des Jeux ? La pression ne semble pas l’atteindre. Aucunement. Au contraire, elle glisse sur elle. A vingt et un ans, Marine Johannes découvre un environnement où tout paraît démesuré.

Si la jeune arrière est à Rio, elle le doit à sa saison canon avec Mondeville. Ses performances ont tapé dans l’œil de Valérie Garnier. A sa plus grande surprise. « Rien que le fait d’être appelée en équipe de France, je ne m’y attendais pas, avoue la jeune basketteuse. Cette année du moins, précise-t-elle. Alors d’être sélectionnée pour les Jeux est donc quelque chose d’énorme pour moi. C’est le souhait de tout sportif. Je suis comme dans un rêve. »

« Ne pas y faire attention, rester concentrée »

Après avoir honoré sa première cape en novembre dernier, lors des éliminatoires de l’Euro 2017 contre les Pays-Bas (quinze points), Johannes acquiert un nouveau statut. Elle doit désormais s’y habituer. Signer des autographes, répondre aux sollicitations médiatiques, tel est son nouveau quotidien. « Cette année, ça a beaucoup changé pour moi. Mais j’essaie de ne pas y faire trop attention, j’essaie de rester concentrée. »

cultureSPORT JO Rio 2016 Marine Johannes

Deuxième meilleure joueuse de la saison, sa cote de popularité ne fait que monter en flèche. Elle a pu le constater lors du match amical face aux Brésiliennes, à Anglet. Johannes avait enthousiasmé l’ensemble du public basque, claquant au passage trois paniers à trois points. Les tirs à longue distance, la spécialité d’un certain Stephen Curry, à qui elle est très souvent comparée. Toutes proportions gardées. « Je tente vraiment de ne pas écouter mais juste de jouer mon basket. » Son basket ? Il est généreux, plein de créations, d’instinct.

« Vraiment super d’évoluer à leurs côtés »

Déjà séduisant, son jeu pourrait encore évoluer. Il pourrait même se bonifier au contact des quatre médaillées des Jeux de Londres (Céline Dumerc, Isabelle Yacoubou, Endy Miyem et Sandrine Gruda) présentes dans le groupe tricolore. Quatre braqueuses qui « nous apportent leur expérience, lance Johannes. C’est vraiment super d’évoluer à leurs côtés au quotidien. Tout se passe très bien. »

cultureSPORT JO Rio 2016 Marine Johannes équipe de FranceTout se passait très bien jusqu’à ce que l’idole de Marine ne se blesse à la cheville. Orphelines de leur capitaine, les Bleues ont mis du temps à entrer dans leur tournoi. Menées par la Turquie à l’issue du premier quart-temps (8-16), elles ont recollé à un point (17-18, 18e) avant de prendre le commandement des opérations (22-19 à la pause) et de s’imposer (55-39). À noter la belle prestation de Sarah Michel (quatorze points en vingt-cinq minutes), imitée par Endy Miyem (quatorze points aussi). Johannes, présente défensivement, n’a inscrit le moindre point (quatre rebonds défensifs en seize minutes).

Après les Jeux, la Normande de Lisieux poursuivra sa route avec Valérie Garnier, sa coach chez les Bleues. Elle portera en effet le maillot de Bourges pour les trois prochaines saisons à venir. Marine Johannes prendra-t-elle la suite d’une certaine… Céline Dumerc ? Parviendra-t-elle à la « remplacer » dans les cœurs des supporters des Tangos ? Une chose est sûre, la perle du basket français est ambitieuse. Elle a déclaré au Berry.fr son envie de gagner une coupe d’Europe avec le club berrichon. De quoi épicer encore un peu plus sa carrière. Parole de Curry au féminin.

Son programme

Aujourd’hui (cette nuit 00h45) : France-Biélorussie. La suite : Australie-France (9 août), France-Brésil (11 août), Japon-France (13 août), quarts de finale (16 août), demi-finales (18 août), match pour la 3e place et finale (20 août).

Nicolas Gréno (@nicolasgrenon.greno@culturesport.net)
Crédits photos : page Facebook officielle de l’équipe de France féminine de BasketBall (dont une photo de Julien Bacot)

About Nicolas Gréno

Créateur & rédac' @cultureSPORT depuis mai 2009. Correspondant sportif Sud Ouest. Passé par le DU Journalisme à l'UPPA. Contact : n.greno@culturesport.net

There is one comment

Laisser un commentaire