Présentation du championnat du monde FIA GT1 (1/2)

Le Championnat du monde FIA GT1 pose ses valises en ce moment même sur le circuit de Navarra, situé près de Pampelune pour le troisième manche de la saison ; l’occasion pour le site Culture Sport de mettre en avant cette compétition très relevée ! Pour cela, deux articles seront nécessaires afin de bien expliquer les enjeux de ces courses.

Le FIA GT1, késaco ?

Le FIA GT1 fait partie des rares épreuves à pouvoir se targuer d’être «championnat du monde», à l’instar de la F1 ou du WRC. Crée à la fin des années 1990, le FIA GT (nom de l’époque) a muté en FIA GT1 en 2010 : nouvelles voitures développant près de 600cv, pilotes de premier rang, courses aux quatre coins du globe et intensité extrême sur la piste. Bref, le championnat rêvé pour tout amateur de sports mécaniques ! Mais la crise faisant des ravages, les organisateurs (SRO et plus particulièrement Stéphane Ratel) ont décidé de remplacer les voitures dites «GT1», très coûteuses, par les «GT3». Les aficionados ont crié au scandale ; en effet les GT3 se montrent un peu moins puissantes et n’ont pas la même sonorité en piste ! Afin d’éviter de confondre FIA GT1 et FIA GT3 (le championnat d’Europe du GT3) la décision fut prise de garder l’ancien nom du championnat, même si les GT1 ne roulent plus ; vous suivez toujours ? Malgré tout, le pari a été réussi par l’équipe de SRO avec pas moins de dix-sept voitures sur les grilles cette année et neuf constructeurs engagés ! En parlant de marques, qui sera présent ce week-end ?

Les équipes

AF Corse – Ferrari 458 Italia

Comment traiter des courses de Grand Tourisme sans évoquer la célèbre firme de Maranello ? L’équipe AF Corse, spécialisée depuis belle lurette dans l’engagement de Ferrari en courses de GT (Le Mans,…) porte les couleurs du cheval cabré. Et évidemment, que des pilotes de pointes dans les deux baquets ! Toni Vilander, le Finlandais volant version piste est un capitaine de route très réputé dans le paddock. Il emmène avec lui les jeunes Salaquarda (République Tchèque), Ide (Belgique) et Castellacci (Italie), nous pouvons vous assurer que leurs dents rayent le parquet ! Au classement des constructeurs, AF Corse, grâce à une belle régularité, est troisième avec trente-cinq points.

All-Inkl.com Münnich Motorsport – Mercedes-Benz SLS AMG

On monte d’un cran au classement des marques avec l’équipe allemande (quarante-neuf pts) ! La rigueur germanique paye, puisque le All-Inkl est passé proche du titre mondial l’an dernier (sur Lamborghini Murciélago). C’est d’ailleurs sur cette piste espagnole que l’équipe avait réalisé le premier «perfect week-end» de l’histoire du FIA GT1 en 2011 avec les pôles positions et deux doublés ! Même si la récente SLS AMG a remplacé la Lambo’, il est quasiment acquis qu’un bon résultat d’ensemble est à la portée de cette équipe. Les pilotes sont sensiblement identiques à ceux de l’an passé : le pilote d’essais Mercedes Thomas Jäger rejoint Winkelhock (qui a mené le GP d’Europe de F1 2007 sur Spyker à la surprise générale), Basseng (tous trois Allemands) et l’Italien Pastorelli.

Exim Bank Team China – Porsche 911 GT3R

Le vrai nom de cette équipe, Mühlner Motorsport, a cédé sa place à celui du sponsor titre, preuve que la mondialisation se passe à tous les étages ! Le moteur de la 911 est à priori le moins puissant du plateau, mais le poids plume de l’Allemande compense, ce qui la rend extrêmement agile ! Le duo Mike Parisy (France) et Matt Halliday (N-Zélande) est tout de même sorti vainqueur de la seconde course à Zolder (Belgique) tout juste un mois auparavant, ce qui les a catapultés au second rang du championnat pilotes ! La seconde voiture n’est pas encore à son meilleur niveau, mais espérons que l’arrivée de Dino Lunardi, pilote talentueux s’il en est, aux côtés de Benjamin Lariche (équipage Français) donne de meilleurs résultats.

Hexis Racing – McLaren GT MP4-12C

Selon les propres dires du team manager Philippe Dumas, «(ils sont) la meilleure équipe du monde». Cela était vrai en 2011, cela ne semble plus être le cas (pour le moment) cette année. En effet, après un titre constructeurs acquis de haute lutte en décembre dernier, l’équipe française est rentrée dans le rang. La «faute» à la toute nouvelle McLaren GT3, qui s’est montrée peu fiable depuis le début de la saison. Cependant, l’équipe installée à Lédenon près de Nîmes se dit confiante pour ce rendez-vous de Navarra et vise un podium, avec ses pilotes fétiches : Fred Makowiecki, Grégoire Demoustier, (Français tous deux), Stef Dusseldorp (Hollande) et Alvaro Parente (Portugal). Avec de la volonté, tout reste possible, il faudra tenir les belles Anglaises à l’oeil !

La suite des compétiteurs très bientôt !

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