Cyclisme, le bilan 2012 (partie 7/9)

Le mois de novembre est propice à la récupération au sein du peloton, et c’est le moment de dresser le bilan de l’année écoulée. Si 2012 a offert son lot habituel d’éclosion, les déceptions et les surprises ont été nombreuses. Culture Sport revient sur les résultats des dix-huit formations World Tour.

Omega Pharma-Quick Step : l’ogre du Nord

A défaut de reformater le cyclisme, Zdenek Bakala a déjà remis sur rail la formation de Patrick Lefevere. Avec l’arrivée d’Omega Pharma en soutient, le mercenaire tchèque  a bâti une forteresse autour de l’ambassadeur Boonen. Le Belge, à l’image de son équipe, est redevenu le dompteur de classique qu’il était. Réalisant un historique quadruplé flandrien avec l’E3, Gent-Wevelgem, le Ronde, et Paris-Roubaix, Tomeke n’a pas tardé pour recevoir son premier bouquet, c’était dès le tour de San Luis. Il a également retrouvé le chemin de la victoire au Qatar, sur Paris-Bruxelles, et endosse à nouveau le maillot tricolore. Mais ces succès sont construits grâce à l’effectif solide qui l’entoure. Lors des classiques du Nord, Omega Pharma a imposé sa loi. En bon Général, Boonen a remercié ses lieutenants Chavanel et Terpstra pour services rendus durant les trois jours de La Panne et A travers la Flandre. Et si la structure flamande a fait florès au printemps, la fin de saison fût tout aussi bonne : après le succès épique de Cataldo au sommet du Cuitu Negru, les hommes de Lefevere sont devenus les premiers champions mondiaux du chrono par équipe. Le clou du spectacle revient à Tony Martin qui a retrouvé sa puissance à temps pour se parer d’or sur l’épreuve individuelle. Ces nombreux succès masques les déconvenues sur les grands tours. Peter Velits n’est plus aussi performant en altitude qu’en 2010 tandis que Leipheimer s’est enlisé dans l’affaire Armstrong. Omega Pharma ne sera probablement jamais une équipe de classements. C’est pourquoi elle misera tout sur Mark Cavendish l’an prochain.

Rabobank : la fin d’une longue histoire

L’annonce est tombée comme un couperet : le sponsor Rabobank rompt sa collaboration avec l’équipe batave dès 2013. Si la structure restera la même, ce retrait motivé par les affaires de dopage fragilisera néanmoins l’atmosphère interne après une saison en demi-teinte. En effet, la formation oranje a souvent joué placé sans pour autant gagner comme l’illustre le parcours des grimpeurs. Ceux-ci éprouvent des difficultés à confirmer les espoirs placés en eux. Le leader Gesink, abandonnant sur le Tour, n’a pas fait mieux que sixième sur la Vuelta alors que ten Dam fini huitième à Madrid. Quant à Kruiswijk et Mollema, ils n’ont jamais eu droit au chapitre sur les tours de trois semaines. Néanmoins, le dernier cité prend de l’ampleur en avril : dans la foulée de son podium au Pays basque, il a intégré le top 10 des trois courses ardennaises. Ces résultats s’inscrivent dans la lignée de la campagne flandrienne : Breschel et Boom ont répondu présents, sans pour autant avoir cassé la baraque. Le dernier nommé s’est excusé sur l’Eneco Tour en s’adjugeant l’épreuve si importante pour l’image du sponsor. Robert Gesink a lui aussi gagné sur un terrain important : le tour de Californie, une course financée par… Rabobank. Toutefois, c’est à Luis Leon Sanchez que la direction doit une fière chandelle. Champion national de l’effort solitaire, victorieux d’une étape du Tour, puis dominateur sur les routes de la Classica San Sebastian, l’Espagnol a remonté le niveau global de l’équipe. Laquelle, dans sa politique d’éclosion des jeunes, a révélé Kelderman sur le Dauphiné. Il semble plus complet que Gesink et a le potentiel pour jouer la gagne sur les tours. Slagter grandit chaque année comme l’illustre son ascension de la côte d’Assise et le GP de Québec. L’avenir ne s’annonce donc pas si sombre donc puisque Vanmarcke, Nordhaug, et Bobridge viendront compléter l’effectif en 2013. De quoi renforcer une structure orpheline de son fidèle partenaire.

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About Julien Detroz

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