A quoi va ressembler le Nieuwsblad ?

Bien que la saison cycliste ait déjà permis aux jambes de tourner dans les quatre coins de la terre et même en Europe, que le calendrier World Tour soit déjà entamé, la tradition veut que l’Omloop Het Nieuwsblad face office de premier rendez-vous majeur. Pourtant cataloguée « Hors-catégorie », le rendez-vous flandrien est incontournable… ou presque. A cette occasion, Culture Sport se mouille et dégage le scénario attendu, bien qu’indécis.

lars_boom_before_the_start_670

Une course de légende, mais pas incontournable

Que de noms célèbres se sont inscrits dans le livre d’or du légendaire Volk, renommé Nieuwsblad depuis la fusion des deux journaux flamands. En y jetant un rapide coup d’œil, l’importance de la course se devine. Cette année encore, les spécialistes des pavés se retrouvent à Gand pour le départ de ce qui était autrefois le lancement de la saison. Cela fait quelques décennies maintenant que les coureurs se présentent affûtés, les courses de préparation dans les jambes. Alors qu’il s’agissait d’une épreuve de rentrée, le Nieuwsblad fait désormais figure de premier test pour le printemps des classiques dont le Tour des Flandres constitue le point d’orgue. Toutefois, personne n’a réussi à doubler la course de samedi avec le Ronde. L’explication découle principalement des pics de forme qui ne peuvent atteindre l’apogée durant deux mois. Donc, ne vous limitez pas aux faits de demain pour en conclure le prochain vainqueur à Oudenaarde en avril. De plus, quelques noms attendus en avril feront l’impasse ce week-end. C’est le cas de Fabian Cancellara dont sa formation ne prend pas part à la course, et de Philippe Gilbert, concentré vers des objectifs plus lointains. Le  Nieuwsblad ne suffit pas au maillot arc-en-ciel, l’épreuve d’ouverture étant plutôt consacrée aux valeurs montantes, ou aux vieux renards. En effet, Gilbert n’avait pas le statut actuel lorsqu’il levait les bras à Gand en 2006 et 2008. Il faisait partie des jeunes loups, comme Nuyens ou Pozzato avant lui. Mais les vieux briscards seront également de la partie, profitant d’un second souffle. Hushovd, Leukemans, ou Flecha en sont les principaux noms.

PHOTONEWS_10418093-020.jpg.h411.jpg.608

Alors, ça donnera quoi ?

A priori, on s’attend à une bataille opposant les jeunes en quête d’un succès notable, aux vieux renards qui veulent relancer leur carrière. A cette période précoce de la saison, certains seconds-couteaux pourraient également créer la surprise en axant leur saison sur ce rendez-vous. Mais une chose est sure : il faudra afficher une forme assidue pour atteindre en tête la Sintpietersplein. Et Lars Boom a particulièrement marqué les esprits en février. Le Néerlandais aura la pancarte, et sa formation particulièrement en réussite, possède des cartouches, dont le vainqueur sortant Sep Vanmarcke. Autre équipe proposant un effectif impressionnant, BMC mènera la vie dure à ses adversaires. Van Avermaet sera électron libre, laissant « au chaud » Hushovd. Pozzato, bien qu’isolé en finale, attendra certainement l’éventuel emballage final. Un risque, d’autant plus si les conditions atmosphériques seront peu clémentes. Monsieur météo annonce un temps froid. Est-ce suffisant pour glacer l’organisation des équipes ? C’est possible car les unités sans équipiers devront sacrifier une partie de leur énergie pour contrer les offensives probables de Boom, Van Avermaet, Terpstra, et l’habituel Flecha, traditionnellement sur le podium. Ceux-ci laisseront derrière les équipiers s’économiser, au détriment des éléments contraints à la pourchasse. On imagine déjà Offredo ou Langeveld. Or, en cas de regroupement, Phinney tenterait à son tour sa chance. Très en verve lors de ses courses de préparation, l’Américain sera peut-être le pion décisif, du moins s’il parvient à négocier les bergs de milieu de parcours.

Difficile pour nous de dégager à l’avance le futur gagnant. D’ailleurs, les quelques mouvements de course énoncés précédemment ne sont qu’hypothétiques et la configuration de course peut être totalement différente. Surtout en cette période de l’année, et à fortiori sur les épreuves pavées. C’est la beauté de ce sport. Les nombreuses magouilles et affaires de dopage apparue durant l’hiver nous avait en fait oublier ce plaisir, celui de discuter, de parier sur les courses. Alors laissez de côté ces sombres histoires pour vous concentrer sur le sport, le vrai !

About Julien Detroz

Conseiller de rédaction Culture Sport Journaliste Culture Sport cyclisme Journaliste en cyclisme Sudpresse Journaliste sportif La Meuse Namur Journaliste sportif MAtélé Facebook: Julien Detroz Twitter: @juliendetroz Admirateur de Rodrigo Beenkens. Affamé de sport et fervent suiveur du cyclisme. Journaliste qui n'hésite pas à mouiller le maillot, sur un vélo. Croque la vie à pleine dent. « Fais de ta vie un rêve et d'un rêve, une réalité. »

Pour commenter

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s