Grand Prix du Canada : le baromètre

Le rendez-vous québécois a offert un beau spectacle comme à l’accoutumé, mais aussi une grande surprise finlandaise !

Vettel Red Bull

En hausse

Sebastian Vettel (Red Bull) 
Encore une course sans faute de la part du triple champion du monde ! Son cavalier seul du dimanche est l’aboutissement d’une belle pole position. Après seulement dix boucles, le voici qui comptait une avance de cinq secondes sur Lewis Hamilton (Mercedes-AMG). Avec cette victoire pour le moins aisée, la vingt-neuvième de sa jeune carrière, Vettel consolide son avance au classement des pilotes : 36 points sur Alonso (Ferrari) et 44 sur Räikkönen (Lotus). Son écurie Red Bull s’échappe du côté des constructeurs : 56 unités d’écart avec le second, Ferrari ! Le rouleau compresseur autrichien se met en place lentement mais sûrement, attention à ne pas le laisser s’échapper…

Fernando Alonso (Ferrari) 
Comme à son habitude, le double champion du monde a mené une course intelligente. Après une première moitié de course pour le moins discrète (cinquième au trentième tour), l’Espagnol a ensuite lâché les chevaux. Tandis que Webber (Red Bull) peinait à trouver l’ouverture sur la Mercedes de Rosberg, Alonso, après une phase d’observation, a enrhumé le vainqueur du GP de Monaco. Puis, il a dépassé sans coup férir le vaillant Hamilton en fin d’épreuve. Grâce à cette seconde place, le pilote Ferrari double Räikkönen au classement général.

Bottas Williams

Valtteri Bottas (Williams) 
D’accord, la Williams a terminé dans les ténèbres du classement (14ème). Mais saluons plutôt la remarquable séance de qualifications menée par le rookie finlandais ! Claire Williams, fille du fondateur de l’équipe éponyme et actuellement patronne de ce même team pouvait se montrer joyeuse. Le champion GP3 2011 a surpris son monde samedi en trustant le troisième rang de bout en bout. Les amateurs de F1 se posaient la question : comment expliquer une telle performance ? La raison est simple. La FW35 disposait de réglages entièrement destinés à une piste humide. La météo clémente du lendemain a paradoxalement douché les espoirs du débutant. La machine anglaise a emmené Bottas hors des points. Quatorzième sous le drapeau à damiers, les mécaniciens faisaient grise mine. Cependant, n’est-ce pas le réel potentiel de la Williams à ce jour ?

En baisse

Kimi Räikkönen (Lotus)
Les choses vont de mal en pis pour le Finlandais ! Après une épreuve monégasque entachée d’un contact avec Perez (McLaren), Räikkönen n’a pu faire mieux qu’une neuvième place ce dimanche. Ce résultat ne reflète pas le potentiel de sa Lotus ; avec une machine similaire, Grosjean a signé une course plus flamboyante (parti dernier, il finit 13ème). Avec ce week-end discret, Kimi perd la seconde place au classement général ; ses quarante points de retard sur Vettel doivent être comblés pour rivaliser avec l’Allemand. Il doit inverser la tendance dès le prochain rendez-vous, à Silverstone (Angleterre).

Adrian Sutil  (Force India) & Giedo Van Der Garde (Caterham)
L’Allemand Sutil et l’Anglais Hamilton (Mercedes-AMG) entretiennent une certaine animosité, et ce depuis quelques années. Nous n’allons pas rentrer dans les détails car cela ne relèverait guère du domaine sportif. Lors du dernier tiers de course, Adrian a gêné clairement le champion du Monde 2008. Manœuvre délibérée ou non, toujours est-il que Sutil a passablement ralenti Hamilton durant une boucle, lors de sa bagarre avec Alonso pour le podium. La F.I.A a décidé d’infliger à la Force India une pénalité de passage aux stands. Elle a ainsi perdu le gain de la huitième position, pour glisser en toute fin du Top 10. Ce blocage fort préjudiciable n’est pas le seul couac de cette épreuve. En effet, le débutant hollandais Van Der Garde a pris le rôle de la chicane mobile. Bon dernier depuis le départ, il n’a pas aperçu les drapeaux bleus et s’est rabattu sur la Red Bull de Webber, heureusement sans conséquences pour l’Australien. Logiquement, les instances lui ont sommé d’un stop&go de dix secondes (pénalité identique à celle de Sutil avec un arrêt au stand de plus). Mais son calvaire n’était pas fini ! La Sauber d’Hülkenberg est entré en contact avec sa monoplace quelques tours plus tard. Son aileron avant s’est bloqué sous le carénage, ce qui l’a forcé à mettre pied à terre.

Crédit photo : Facebook officiel de l’écurie Red Bull et Williams

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