Pikes Peak 2013 : Loeb au sommet de son art

C’est une correction que Sébastien Loeb (Peugeot 208 T16) a infligé à ses rivaux, lors de la fameuse « Course vers les nuages » !

Cultu Sport Loeb Pikes Peaks

Une domination sans partage de Loeb

Comme annoncé dans notre « vidéo découverte » (à revoir ici) le pilote Peugeot Sport n’a pas failli à sa réputation. Dès les premières séances de roulage sur le montagne du Colorado, les doutes ont été levés. Jamais Loeb n’est descendu du premier rang, que ce soit aux essais, aux qualifications, ou durant la course. On s’attendait à cette victoire sur les terres américaines, et le moins que l’on puisse dire c’est que Sébastien n’a pas fait dans la dentelle. Au sommet, il signa un temps de 8’13’’878, soit 49 secondes devant son dauphin Rhys Millen (Hyundai) ! Quand on sait que ce dernier était le détenteur du précédent record en 9’46 »164 (sous des conditions précaires en toute fin de parcours tout de même) et qu’il a remporté par deux fois l’épreuve, cela donne une idée de la performance du Français ! Malheureusement, le challenger et néanmoins compatriote Romain Dumas n’a pas eu l’opportunité de s’exprimer. En effet, une batterie défectueuse le força à l’arrêt dès les premiers lacets. Le pilote du prototype Norma avait une belle carte à jouer, il pouvait aisément glaner un podium ! Pour le dernier Français de cette catégorie « Unlimited », le résultat est positif. Jean-Philippe Dayraut, au volant de sa Mini, termine sur la dernière marche du podium avec un temps de 9’42″740. A noter : la performance de « Monster » Tajima, qui finit sixième sur une Toyota électrique en 9’46 » !

Sébastien Loeb : le nouveau Jacky Ickx ?

Les termes les plus élogieux pleuvent sur l’Alsacien. Plutôt que d’inventer des mots fantasmagoriques, posons nous cette question : S.Loeb n’est-il pas entrain de devenir le nouveau Jacky Ickx ? Rappelons le palmarès de ce pilote belge : un Paris-Dakar, huit GP de F1, six 24H du Mans entre autres ! Bien sûr, Loeb ne pilotera jamais en F1 car son âge est trop vénérable pour cette compétition. Mais jetons un œil à son palmarès : des titres à la pelle en WRC, mais aussi une médaille d’or aux X Games Rallycross en 2012, un Pikes Peak, une victoire en FIA Grand Tourisme (série en cours), deux victoires au GP de Pau sur une Porsche 911 et une seconde place au rendez-vous du Mans 2006. Dans un certains sens, Loeb se rapproche de son illustre prédécesseur de par la diversité de son palmarès. Loeb, tout comme Ickx, sont des pilotes extra-ordinaires au sens propre. Ils s’adaptent rapidement à une voiture, trouvent leurs marques instantanément et font déjà tomber les chronos. Enfin, on ne peut les cataloguer, au contraire de la majorité des pilotes. Loeb est aussi à l’aise sur tarmac que sur terre ; il réussit partout où il passe. La transition entre la route et le circuit ne lui pose guère de problèmes ; c’est le propre des champions.

Rhys Millen (Hyundai) et Sébastien Loeb (Peugeot)

Rhys Millen (Hyundai) et Sébastien Loeb (Peugeot)

Les autres Français

D’autres pilotes de l’Hexagone ont suivi les pas du nonuple champion du monde des rallyes. Le plus Américain des Français Simon Pagenaud concourait sur un monospace Honda dont le moteur V6 développait plus de 500cv (!!). A l’arrivée, le pilote IndyCar obtient une honorable seconde place dans la classe « Exhibition Class » en 12’54 » !

Dans la catégorie des motos « Unlimited » à moteur traditionnel, c’est le Corse Bruno Langlois qui s’est imposé, au guidon de sa Ducati 1200 Multistrada avec un temps de 10’21 ».  Néanmoins, ce n’est pas le deux-roue le plus rapide, en atteste le chrono de l’Américain Carlin Dunne sur sa Lightning Electric Superbike : 10’00 » ! La puissance instantanée de son moteur électrique s’est révélé être un avantage à plus de 4000 mètres d’altitude.

Une couverture tv indigne de l’événement

Les passionnés de sports mécaniques ont été grandement frustrés en regardant le direct proposé par le site Red Bull.tv. Il est à noter que ce n’est pas la boisson énergisante qui était en charge de la retransmission ; cette tâche incombait aux organisateurs eux-mêmes. Le taureau rouge ne faisait que diffuser ces images achetées dans le monde entier. C’est ainsi que le téléspectateur espérait un live digne du saut de F.Baumgartner, avec des caméras embarquées dans les voitures et un contenu en Haute Définition. Hélas, la réalité fut toute autre. Point d’images embarquées, un hélicoptère qui ne parvenait pas à garder une vision stable du véhicule, pas de prise de son du moteur. Le paroxysme de l’amateurisme fut atteint lorsque l’on constata l’absence pure et simple de chronomètre ! Avouez que pour une épreuve contre-la-montre, cela est paradoxal ; c’est comme si, durant en F1, la F.I.A omettait d’incruster les temps durant les essais ! De fait, les fans n’avaient aucune indication sur l’avancée des concurrents. Enfin, même les présentateurs anglais ne disposaient que d’infos réduites. Par exemple, lors de l’abandon de Dumas, les commentateurs n’étaient au courant de rien, hormis le fait qu’une dépanneuse était en route… Cette réalisation est donc indigne de cet événement, les organisateurs doivent redresser le tir l’an prochain !

Heureusement, Red Bull a décidé de gâter les internautes en proposant l’intégralité de la montée victorieuse de Loeb depuis le cockpit en HD, à voir ici

Autre caméra embarquée, celle de l’Anglais Pat Doran sur sa Ford RS200 datant du fameux Groupe B : écoutez le bruit du turbo !

http://www.youtube.com/watch?v=VO4udXzg2tY

Crédits photos : page Facebook du Sébastien Loeb Racing

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