Cyclisme, le bilan de 2013

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Certes, il y a le chrono des nations en Vendée dimanche. Oui, certaines courses se préparent en extrême Orient. Mais avec le Tour de Pékin qui vient de se conclure, on peut ranger dans les cartons la saison cycliste, cru 2013. Que faut-il en retenir ?  Quels sont les regrets, les déceptions ? Quels ont été les surprises ? Culture Sport synthétise l’année écoulée…

Jeunes loups et vieux renards

Selon les observateurs, la maturité sportive se situe à la trentaine. Or, l’année 2013 a contredit les statistiques. La génération des années quatre-vingt-dix pousse les Contador, Cancellara et autres Wiggins au second plan. Avec des figures de proue telles que l’inévitable Peter Sagan, l’attachant Nairo Quintana ou le puissant Marcel Kittel, le cyclisme se découvre un nouveau visage, plus jeune. Ce vent de fraîcheur est soufflé par différents pôles : un colombien, un provenant de l’Europe de l’est et l’un de l’Hexagone. En effet, la jeunesse française peut se targuer d’une délégation dorée et peut briller sur tous les terrains. Le sprint avec Démare, Bouhanni et Coquard, la montagne avec Pinot, Ellissonde et Barguil, les classiques avec Bardet et Gaudin. Toutefois, ces jeunes loups ont reçus de temps en temps quelques leçons des vieux renards. Jens Voigt n’abandonne toujours pas son vélo car il gagne, notamment en Californie. Mais la grosse surprise est apparue en septembre : le discret Chris Horner sort de sa coquille, à plus de quarante ans, et dépose littéralement Nibali en dernière semaine de Vuelta. De quoi remettre en question la maturité sportive d’un coureur.

Les temps sont durs

Le cyclisme a beau haranguer le public à coup de discours prometteurs, les fantômes du dopage rôdent encore dans le peloton. La page Armstrong se referme difficilement, et les sponsors craignent le retour des vieux démons. L’hiver dernier avait laissé transparaitre les premières craintes : Rabobank abandonnait la partie à la surprise générale. La tendance s’est malheureusement affirmée au cours de cette défunte saison. Le World Tour, alors en excès de demande, est désormais en pénurie ! En effet, Vacansoleil et l’historique formation Euskaltel viennent de saluer une dernière fois le public. La division inférieure vit le même problème, Crelan, Champion System et l’attachante équipe Sojasun ferment leurs portes. Cette intersaison ne voit la promotion professionnelle d’une seule structure, l’australienne Drapac. Une crise majeure qui laisse de nombreux coureurs et personnels sur le carreau. Sanchez et Anton cherchent encore un employeur, Van Hummel également. Brian Cookson, le nouveau président de l’UCI, débarque dans un bateau délabré. Le capitaine du navire sait par où commencer le chantier pharaonique qui l’attend… Bonne chance.

Du spectacle et des surprises

Revenons-en au sport, au vrai. Oublions les problèmes pour se concentrer sur les moments qui resteront gravé dans nos mémoires, ce pourquoi nous sommes amateurs de cyclisme. Souvenez-vous de Milan-San Remo. La neige suffisait à rendre l’épreuve historique, obligeant les coureurs à faire le Turchino dans le pullman. De plus, le suspense était entier, la course étant étriquée. Et celle-ci a débouché sur la victoire de l’inattendu Ciolek face à Sagan. Lequel sera également battu par Gesink dans un sprint débridé à Québec. Sur Paris-Roubaix, c’est Vanmarcke qui a embelli la course, perdant de justesse contre Cancellara. Fin avril, Dan Martin surprend les meilleurs dans Ans pour s’adjuger Liège-Bastogne-Liège. Et comment ne pas revenir sur l’étape irréelle du Tre Cime Lavaredo. Nibali, sans concurrence, y surgissait, telle une momie blanchie par la neige. Le coup de poker de Bakelants, la ténacité de Riblon et les impressionnantes chutes du Tour de France ont également une place dans le livre d’or de l’édition 2013. Enfin, comment ne pas se remémorer les championnats du monde. Mélange de résistance, d’endurance, de risque et de stratégie, la course a débouché sur le succès de Costa, un vainqueur inédit. Ces souvenirs vous laissent nostalgiques ? C’est normal ! Patientez encore deux bons mois et ces acteurs seront de retour !

Crédit photo : AFP

About Julien Detroz

Conseiller de rédaction Culture Sport Journaliste Culture Sport cyclisme Journaliste en cyclisme Sudpresse Journaliste sportif La Meuse Namur Journaliste sportif MAtélé Facebook: Julien Detroz Twitter: @juliendetroz Admirateur de Rodrigo Beenkens. Affamé de sport et fervent suiveur du cyclisme. Journaliste qui n'hésite pas à mouiller le maillot, sur un vélo. Croque la vie à pleine dent. « Fais de ta vie un rêve et d'un rêve, une réalité. »

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