Nos cinq bonnes raisons de suivre le Tour de Grande-Bretagne

La 75ème édition du Tour de Grande-Bretagne démarre aujourd’hui. Depuis quatre-cinq ans, cette course prend une tout autre envergure, portée par la ferveur autour du cyclisme suscitée notamment par les titres de Bradley Wiggins et Chris Froome sur les Tours de France 2012 et 2013 ainsi que par les JO de Londres, il y a deux ans. Signe que cette compétition devient de plus en plus importante dans le calendrier mondial, elle passe cette année pour la première fois en Hors Catégorie (2.HC).

Culture Sport Bradley Wiggins

1. Y’a Bradley Wiggins

La présence de Wiggins ? Oui, rien que pour ça, nous, on a très envie de suivre ce Tour de Grande-Bretagne. Non aligné sur le Giro puis absent sur le Tour, le coureur Britannique a préféré se préparer, en vue des Mondiaux, dans son pays, plutôt que d’aller sur les routes surchauffées de la Vuelta. Le fait de conserver son titre en son royaume a certainement dû jouer aussi. Vainqueur du Tour de Californie en début de saison, juste après avoir obtenu un top dix dans Paris-Roubaix (neuvième), Wiggo peut aisément viser la victoire finale, une nouvelle fois cette année. Il aura à ses côtés une dream team (voir par ailleurs).

2. L’Equipe 21 diffuse la course

Après avoir diffusé des courses organisées par ASO (World Port Classic, Artic Race of Norway), le groupe qui héberge également le quotidien L’Equipe ainsi que sa chaîne de télévision, le vingt et unième canal de la TNT, enrichit son panel d’épreuves cyclistes en retransmettant le Tour de Grande-Bretagne. Comme le reste des compétitions émises par L’Equipe 21, le consultant Eric Boyer sera aux commentaires, aux côtés de l’ancien journaliste de Eurosport France, le légendaire Patrick Chassé. Le binôme a fait ses premiers tours de roues lors du Tour de Norvège, il y a environ trois semaines. Espérons que le Tour de Grande-Bretagne soit la première d’une longue série de courses (qui n’appartiennent pas à la société Amaury Sport Organisation) proposées par L’Equipe 21, sur son antenne.

3. De jeunes talents s’y révèlent

Simon Yates, déjà vainqueur de trois étapes du Tour de l’Avenir en deux ans, le coureur Britannique, qui a signé cette saison chez Orica-GreenEdge, avait l’an passé, glané une étape de son tour national, en montagne. Ce succès lui avait permis de remonter à la troisième place du général final. Autre révélation de ce Tour of Britain 2013, Sam Bennett. Aujourd’hui chez NetApp-Endura, confirmé chez Bora l’an prochain, l’Irlandais avait levé les bras à une reprise sur les routes Galloises. Depuis, il s’est imposé lors du Tour de Cologne et de la Clasica Almeria. En 2012, Boy Van Poppel, à l’époque chez Unitedhelthcare, déjà troisième de Nokere Noerse quelques mois auparavant, s’était adjugé le classement par points devant Mark Cavendish, s’il vous plait. Malgré une Japan Cup déjà inscrite à son palmarès ainsi que le général final du Herald Sun Tour, pas grand monde ne connaissait Nathan Haas. Les passionnés de la petite reine l’ont vraiment découvert il y a deux ans, en remportant l’épreuve (après déclassement de Tiernan-Locke). Deuxième du Tour d’Autriche et troisième dans l’Ain en 2011, Leopold König a confirmé tout son talent en Grande-Bretagne en y obtenant deux neuvièmes places mais aussi et surtout un bouquet en 2012.

Cette année on mise sur Dan McLay, de l’équipe nationale de Grande-Bretagne. Vainqueur de la troisième étape du Tour de l’Avenir et du Tour de Normandie, au sprint, il pourrait récidiver lors du Tour of GB. Mais cette fois, ça sera peut être dur de viser la troisième étape. Elle est vallonnée. Tao Geoghegan Hart, dixième du Tour de l’Avenir et troisième de Liège-Bastogne-Liège espoirs, visera une place au général tout comme Dan Pearson, huitième du relevé Tour d’Aoste.

4. On peut y voit les meilleurs coureurs des Continentales Pro

Continentale Pro – Chez IAM Cycling, Sylvain Chavanel, récent vainqueur du Tour du Poitou-Charente ainsi que du Grand Prix de Plouay sera présent en compagnie de son ami Jérôme Pineau. Le sprinteur-rouleur et ancien lauréat d’étape sur le Tour (en 2009), Heinrich Haussler, sera également de la partie. Du côté de la MTN-Qhubeka, Linus Gerdemann a été désigné comme étant le chef de file de la formation Africaine avec le rouleur Ignatas Konovalovas, vainqueur d’un chrono sur le Giro 2009. C’est d’ailleurs sur le Tour d’Italie que l’équipe Bardiani-CSF a l’habitude de s’illustrer. A commencer par Enrico Battaglin qui y a décroché un bouquet cette saison. A l’exception de Pichele, ses autres coéquipiers, engagés en GB, étaient tous alignés sur la dernière édition du Giro (Ruffoni, Colbrelli, Zardini, Bongiorno, Piechele). Le Tchèque de la NetApp-Endura, Leopold König, septième du récent Tour de France, sera attendu comme un des favoris logiques à la victoire finale, notamment après ses neuvièmes places des Tours de Grande-Bretagne 2011 et 2012. A ses côtés, il retrouvera Jan BartaSam Bennett et Paul Voss. Du solide. La nouvelle formation NFTO Pro Cycling, qui disputera donc, logiquement, son tout premier Tour of Britain, sera emmenée par son spécialiste des sprints massifs Adam Blythe, longtemps considéré comme le (probable) futur successeur de Mark Cavendish. Il vient notamment de s’imposer à Londres, lors de la Surrey Classic. Pour terminer cette revue des effectifs des Continentales Pro, penchons-nous sur l’équipe Raleigh, qui détient, dans son six de départ, deux Frenchies : Matthieu Boulo et Morgan Kniesky.

World Tour – Chez Sky, on ne badine pas avec son tour national. A l’instar des équipes US lors du Tour du Californie, on a sorti l’artillerie lourde afin de permettre à Bradley Wiggins de conserver son bien. Sebastien Henao, le frère de Sergio, Ian StannardBen SwiftBernhard Eisel et David Lopez seront mobilisés au tour de Sir Wiggo. La Sky est quasiment en config Grand Tour en fait. Pour Omega Pharma-Quick Step, pas question d’oublier la carte Mark Cavendish. Le Britannique, qui a lourdement chuté, lors de la première étape de la Grande Boucle dans le Yorkshire, voudra prendre sa revanche et claquer quelques étapes. Mark Renshaw, son fidèle poisson-pilote sera présent pour veiller au grain tout comme Niki Terpstra qui pourra jouer sa carte perso. Idem pour Michal Kwiatkowski. On disait de Sky qu’elle s’était programmée en mode GT, la Movistar n’a pas à rougir de son roster. Il y en a pour tous les goûts : un grimpeur (Igor Anton), un rouleur local (Alex Dowsett), un expérimenté (Pablo Lastras), un sprinteur (Juan Jose Lobato) et un puncheur champion d’Espagne (Ion Izagirre). La Belkin fera confiance à ses Hollandais Lars Boom et Theo Bos pour glaner une ou deux victoires, tout comme la Giant-Shimano comptera sur son quadruple vainqueur d’étapes sur les deux derniers Tours de France, Marcel Kittel. Très en verve en France (Majka, Rogers), en Pologne (Majka) puis en Espagne (Contador), la Tinkoff-Saxo s’appuiera sur son troisième leader Irlandais, Nicolas Roche, presque à domicile. A domicile, Steve Cummings le sera, lui. Le Britannique de la BMC Racing sera accompagné par Daniel Oss et Peter Velits. Pour en terminer avec les équipes de première division (elles seront huit, un record), la Garmin-Sharp viendra avec son malheureux Jack Bauer ainsi que Thomas Dekker et Tyler Farrar.

Culture Sport Team Sky Grande-Bretagne

5. La Grande-Bretagne, nouvelle terre de vélo

La plus grande terre de vélo en France, c’est sans doute la Bretagne. Et si les Bretons avaient contaminé sa grande sœur, la Grande-Bretagne ? Depuis le Tour de France 2007 et son Grand Départ de Londres, les Britanniques sont devenus fous de cyclisme. Les nombreuses victoires de Mark Cavendish sur la Grande-Boucle en 2008 (quatre) et 2009 (six), la création du Team Sky en 2010, le titre Mondial du Cav’ en 2011, la victoire de Bradley Wiggins sur le Tour en 2012 suivie du triomphe de Chris Froome sur la centième édition un an plus tard, tous ces facteurs ont suffit pour que le peuple de la Reine Elizabeth s’enthousiasment pour le cyclisme. Les Jeux Olympiques, à Londres, il y a deux ans (avec l’organisation des épreuves en lignes et les titres Olympiques obtenus sur piste), n’ont fait qu’asseoir cette – presque – soudaine nouvelle passion. Le deuxième GD de la Grande Boucle, en sept ans, donné depuis la Grande-Bretagne a été sublime. Les cols de troisièmes ou quatrièmes catégories se sont transformés en Alpe-d’Huez ou Tourmalet le temps d’un passage éclair du peloton. Attendons-nous à de nouvelles effusions de joies lors de ce Tour of GB. Les paysages seront eux aussi au rendez-vous. Ils seront sublimes.

Crédit photos : page Facebook officielle du Team Sky

About Nicolas Gréno

Créateur & rédac' @cultureSPORT depuis mai 2009. Correspondant sportif Sud Ouest. Passé par le DU Journalisme à l'UPPA. Contact : n.greno@culturesport.net

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