Grand Prix de Bahreïn : le baromètre

Tandis que Lewis Hamilton est monté sur le podium pour la onzième fois consécutive (depuis le GP d’Italie 2014), notre Frenchie Romain Grosjean a enchaîné une deuxième course de suite dans les points. Il entre dans le top 10. L’Anglais, lui, survole déjà le classement.

En hausse

Kimi Räikkönen (Ferrari)
Kimi est heureux, vous ne voyez pas ?

Kimi est heureux, vous ne voyez pas ?

Iceman a enfin retrouvé la voie du podium, un chemin qui ne voulait plus s’offrir à lui depuis la Corée en 2013 ! Le champion du monde 2007 a effectué une course pleine de bon-sens et de contrôle. La preuve ? Le meilleur tour en course (spécialité de Kimi) signé au quarante-et-unième passage, alors qu’il venait de chausser les pneus tendres, plus performants que les pneus durs de ses rivaux directs. Cette stratégie décalée a payé en toute fin d’épreuve, lorsqu’il se fit pressant sur un Rosberg (Mercedes-AMG, 3ème) en délicatesse avec ses freins. Il n’eut aucun mal à le déposséder de la seconde position en vue de l’arrivée. Kimi entérine donc son retour au plus haut niveau chez les Rouges, après une année 2014 particulièrement éprouvante. Le dernier champion du monde en date avec Ferrari voit l’avenir sereinement : oui, il est possible de bousculer les Mercedes grâce à une bonne tactique ! La lutte interne entre les deux hommes vêtus de rouge promet d’être captivante, le patron Maurizio Arrivabene ayant promis l’interdiction de consignes d’écurie en piste !

Valtteri Bottas (Williams)

L’autre Finlandais du plateau a suivi l’exemple de son aîné. L’une des révélations de la saison passée a su tirer le maximum de sa monoplace pour cueillir les points du quatrième rang, tout en contenant les assauts de Vettel. Le protégé de Mika Häkkinen permet à Williams de signer son meilleur résultat de ce début d’exercice 2015, mais cette performance ne doit pas cacher le réel niveau de la FW37. La petite écurie aux couleurs mythiques n’a pas injecté 100 millions d’euros dans son budget à l’instar de Ferrari à l’intersaison ; face à des formations aux dépenses astronomiques, Williams a bien du mal à confirmer son rang de challenger acquis en 2014. Cependant, n’oublions pas que les pilotes de Frank Williams avaient essuyé une entame de saison précédente quelque peu discrète avant de progressivement monter en puissance dès l’été.

En baisse

Sebastian Vettel (Ferrari)

C’est le premier faux-pas du quadruple champion allemand cette saison. La nouvelle recrue de la Scuderia a en effet commis des erreurs de pilotage pour le moins surprenantes tout au long de la course. La séance de qualifications du samedi laissait pourtant augurer d’une belle bagarre avec les Flèches d’Argent ; il n’en fut finalement rien. Auteur de quatre excursions dans les dégagements asphaltés du circuit de Sakhir, Vettel dût effectuer un arrêt aux stands imprévu pour changer d’aileron. Le podium semblait encore à sa portée, avant de buter sur Bottas lors de son dernier relai. Sa cinquième place est assurément une relative déception pour celui qui espérait briguer un nouveau podium. Cette contre-performance s’avère préjudiciable au championnat : le voici désormais à vingt-huit points du leader Hamilton, juste derrière Rosberg.

Pastor Maldonado (Lotus)
Maldonado fait des étincelles !

Maldonado fait des étincelles !

Le Vénézuélien ferait bien de prendre exemple sur son équipier Romain Grosjean. Le Français a encore ramené des points dans son escarcelle (7ème) tandis que le vainqueur-surprise du GP d’Espagne 2012 n’en finit plus d’accumuler les déboires. Après une course chinoise marquée par un tête-à-queue et une entrée peu orthodoxe dans la voie des stands, le rendez-vous oriental n’a fait que donner du crédit aux critiques négatives. Lors des premiers tours nous l’avons vu à maintes reprises hors du tracé ; on se demande encore quel avantage peut-on tirer de ces trajectoires. A signaler également un contact avec Massa (10ème), endommageant le diffuseur de la Williams. Sa course prit une tournure encore plus décevante lors de son second passage aux stands, où ses freins avant montèrent à une température anormalement élevée. Reparti dans les profondeurs du classement, Pastor vit pour la première fois cette année le drapeau à damiers, en quinzième position.

Medhi Casaurang. Crédits photos : pages Facebook Scuderia Ferrari et Lotus F1 Team

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