RC Vannes : La Rabine, lieu méconnu devenu stade imprenable (2/2)

RUGBY. Pro D2. Avant la reprise à Dax, ce vendredi 7 octobre (20h), notre équipe cultureSPORT met en avant les performances du promu breton qui se classe 6ème avec 13 points et qui n’en finit plus de surprendre à force de courage et d’abnégation. Dans notre première partie, les preuves ont été apportées par les statistiques. Quel est l’avis des acteurs de cet exploit  au terme de ce bloc de matchs ? Réponses avec Leroy Cloostermans, Anthony Bouthier et Ashley Moeke.

closterman600

Leroy Cloostermans, un talonneur omniprésent dans les rucks

Ses débuts : « J’ai commencé le rugby, à l’âge de 12-13 ans grâce à un ami de mes parents qui m’avait conseillé d’essayer ce sport alors que je n’aimais pas ça et j’ai tout de suite accroché même si mes débuts étaient plutôt difficiles. »

L’évolution du RC Vannes : « Le club s’est structuré au niveau administratif comme dans le domaine du sportif avec la création du centre d’entraînement. Nous avons commencé  à jouer le haut de tableau avec des objectifs plus précis et plus identifiés. »

La Pro D2 après 5 matchs : « La vitesse du jeu est beaucoup plus rapide et donc les impacts augmentent d’intensité. On a moins le temps de se reposer, il faut vite se lever du sol et anticiper, il faut être plus précis dans les lancements de jeu. »

bouthier

Anthony Bouthier, numéro 15, l’art de la relance bretonne

Ses débuts : « Je viens de Pouillon un village qui se situe à 15km au sud de Dax, j’ai commencé le rugby à l’âge de 7ans à l’entente Pouillon-Habas. Je pratique ce sport car mon père l’a pratiqué pendant longtemps dans le club de Pouillon où maintenant y joue mon frère. »

Le contact avec le RC Vannes : « J’ai été mis en contact avec le club par l’intermédiaire de Pierre Tarance que je connais depuis plusieurs années car lui aussi est de Pouillon et a joué pour le RC Vannes. En parlant avec lui de la ville et du club, j’ai compris de suite que je pouvais me plaire ici. »

La différence entre 10 et 15 : « La différence du poste est qu’en 15 on a plus de liberté dans le jeu tandis qu’en 10 c’est toi qui dirige le jeu, le demi d’ouverture joue pour les autres en quelque sorte. J’aime tout autant jouer aux deux postes avec chacun leurs responsabilités. »

Le bilan après les premiers matchs : « Le début de saison se passe plutôt bien je trouve, on a pris des points à chaque match avec une victoire et un match nul à domicile contre 2 équipes de haut de tableau et un nul à Bourgoin et bonus défensif à Angoulême. Après on sait que la saison va être longue, on va essayer de toujours être à notre meilleur niveau pour accrocher le maximum de points pour espérer une bonne fin de saison. »

moeke

Ashley Moeke, un buteur d’une efficacité redoutable

Ses débuts en Nouvelle-Zélande : « En grandissant tous les enfants néo-zélandais veulent devenir des All Blacks. Mon père a été mon coach depuis mes 4 ans donc j’ai grandi avec ce sport. J’adore les Blacks, c’était mon rêve de devenir un jour comme eux. Je trouvais ça cool aussi parce que c’est un sport grâce auquel on peut beaucoup voyager. Quand j’étais au lycée, peut-être même plus jeune, à l’école primaire. Je voyais des joueurs comme Carlos Spencer [célèbre numéro 10] et les autres All Blacks qui gagnaient leur vie et pouvaient voyager à travers le monde, découvrir de nouveaux endroits, en faire un métier. Maintenant j’ai la chance de pouvoir en faire de même. »

Les différences entre Nouvelle-Zélande et France : « C’est très différent du rugby de chez moi. J’ai joué quelques années au championnat ITM (championnat des provinces, ndlr) en Nouvelle Zélande où le jeu est beaucoup plus rapide. Ici il y a beaucoup plus de mauls et de mêlées, de jeu au pied, ce qui convient très bien à mon jeu je pense. Les supporters ici sont bien meilleurs qu’en Nouvelle-Zélande. »

D’abord Tarbes et ensuite Vannes… : « J’adore la vie ici [en France]. C’est aussi génial de pouvoir apprendre une nouvelle langue. J’ai beaucoup aimé vivre à Tarbes durant 2 ans, et maintenant je suis très heureux ici, à Vannes, 1 an après un retour en Nouvelle-Zélande. C’est une très belle ville, c’est plutôt cool d’avoir un club de ce côté-là de la France ! »

Le travail du RC Vannes : « Le club fait du très bon travail, surtout en tant que première année en Pro D2, ils prennent ça très sérieusement. Nous avons notre objectif pour la saison et nous pouvons bien avancer avec la salle de sport et tous les autres équipements haut de gamme qui sont ici, bien meilleurs que ceux dont on disposait en Nouvelle-Zélande. »

Pierre-Alexandre Carré (@carr_pierre64)
Crédits photos : Michel Renac photographie© / RC Vannes
Remerciements : F.Bonaguidi du RC Vannes, à la coordination des infos

Laisser un commentaire