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Éric Cantona : « C’est rare de se voir offrir un rôle comme celui-là »

Véritable touche-à-tout (peinture, théâtre, cinéma, photographie), « The King » est peut-être le meilleur ambassadeur de la culture et du sport. L’ancien mancunien (1992-1997), premier rôle de la série Dérapages, diffusée sur Arte, campe le personnage d’Alain Delambre.

- Dérapages est une de ses grosses sorties de la saison
- La série est diffusée sur Arte les jeudis 23 et 30 avril dès 20h55
- Thriller social racontant l’histoire d'un chômeur de longue durée
qui va se voir offrir une opportunité d’un genre particulier

On ressent une vraie jubilation dans votre interprétation du héros de Dérapages

Éric Cantona : J’ai adoré ce personnage. Quelle trajectoire, du début à la fin ! C’est rare de se voir offrir un rôle comme celui-là, qui propose de traverser une telle diversité d’émotions, d’univers. Je ne sais pas si cette chance se représentera. C’était aussi la première fois que je jouais dans une série, un format idéal pour faire exister cette densité. Oui, j’ai pris beaucoup de plaisir. Mais si j’ai pu m’amuser, c’est parce que nous étions très bien préparés.

Dans quel sens ?

Éric Cantona : Ziad Doueiri est une bête de travail. C’est un amoureux du cinéma, qui vous embarque et qui vous tire vers le haut. Comme je suis plutôt bosseur, on s’est bien trouvés. On a consacré un vrai temps à la préparation du rôle, ensemble, de sorte qu’en arrivant sur le plateau on était en confiance et en accord sur la direction à prendre. Pour moi, ce travail préalable est aussi important que celui du tournage. Malheureusement, on n’a pas toujours la possibilité de le faire.

Tout ceci n’est que pure fiction. Crédit photo : service de presse d’Arte.

Comment percevez-vous votre personnage, Alain Delambre ?

Éric Cantona : Il est seul face à une machine. Après des années de chômage, il est rincé, et comme c’est un sénior, il n’a aucune perspective. Alors il cherche une solution pour s’en sortir. Quand il se rend compte qu’il est une nouvelle fois le jouet d’intérêts économiques, il passe à l’action. Sa force réside dans sa ténacité, mais il est aussi guetté par une forme de folie. Il va aller très loin dans son combat, et forcément il va y laisser des plumes… Il est loin d’être parfait, mais sa famille non plus ! La seule personne sur laquelle il puisse réellement compter, c’est son ami Charles. Au final, c’est un personnage qui pose la question de la survie dans un monde impitoyable.

C’est un homme en colère, mais aussi capable de distance et d’humour. Est-ce un trait que vous avez accentué ?

Éric Cantona : Non, c’était présent dans le scénario, et c’est ce qui me plaisait. L’écriture de Pierre Lemaitre, c’est quand même du très haut niveau ! Dans les passages où il commente l’action, Alain Delambre porte un regard ironique sur la société, mais aussi sur sa propre démarche. Il rit de luimême et de son incroyable parcours. L’aspect dramatique de la situation est justement ce qui permet la dérision.

Communiqué de presse. Crédit photo de la une : Stéphanie Branchu.

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