Groupe A : Improbable !

Alors que Russes et Polonais étaient en ballotage favorable pour accéder en quarts de finale, ce sont finalement Grecs et Tchèques qui ont validé leurs billets. Retour sur une soirée riche en rebondissements.

Pologne-Rep.Tchèque 0/1

Dans ce duel entre pays voisins, le calcul était simple : une victoire, et c’était la qualification en quarts assurée. En fonction de l’autre match, un nul pouvait suffire aux Tchèques, mais la Pologne n’avait pas d’autre alternative.
Avant le coup d’envoi, coup dur pour les Tchèques avec le forfait de Rosicky. Côté polonais Perquis, incertain, était bien présent. Tyton aussi, préféré à Szczesny, pourtant de retour de suspension.
Après un nouveau début de match canon des Polonais qui se procuraient plusieurs occasions très nettes par l’intermédiaire d’Obraniak ou Lewandowski, ceux-ci sombraient totalement en deuxième mi-temps. A la soixante-douzième minute, suite à une perte de balle grotesque de Murawski au milieu de terrain, Jiracek trompait Tyton et envoyait provisoirement son équipe en quarts. Dès lors, les Polonais se réveillèrent pour se procurer quelques situations intéressantes, mais trop tard pour espérer un quelconque retour.
Cependant, tout s’est joué dans les dernières secondes pour les Tchèques (et les Russes par extension), quand l’excellent latéral droit Gebre Selassie sauvait son équipe de manière héroïque, en repoussant sur sa ligne une frappe de Lewandowski.
Qualifiés miraculeusement après un premier match catastrophique face à la Russie, les Tchèques peuvent vraiment remercier Jiracek, Gebre Selassie, mais aussi Pilar, le virevoltant ailier gauche, excellent face à la Pologne.
Côté polonais, l’échec est de taille au vu des ambitions affichées pour cette compétition sur leurs terres. Mais l’équipe est jeune, et au vu du jeu proposé, elle a un bel avenir devant elle.

Compositions des deux équipes

Pologne : Tyton – Piszczek, Wasilewski, Perquis, Boenisch – Polanski, Dudka – Obraniak, Murawski, Blaszczykowski – Lewandowski.

Entraîneur: Franciszek Smuda

République Tchèque : Cech – Gebreselassie, Sivok, Kadlec, Limbersky – Hübschman, Plasil – Jiracek, Kolar, Pilar – Baros.

Entraîneur: Michal Bilek

But : Jiracek (72e).

Russie-Grèce 0/1

Karagounis est éternel. En inscrivant le seul but de la rencontre, dans les arrêts de jeu de la première période (45e+2), le capitaine grec a permis à son équipe de remporter son premier match depuis la finale de 2004… qu’il avait déjà disputée ! Il peut cependant remercier Ignashevich pour son énorme erreur de relance, synonyme de passe décisive.
Si la Russie restait qualifiée tant que le score était bloqué à 0-0 entre la Pologne et la République Tchèque, le but de Jiracek pour les Tchèques changeait la donne. Les coéquipiers d’Arshavin se révoltaient alors, à l’image de Dzagoev qui voyait sa tête frôler le montant adverse (84e), mais trop tard et de manière trop brouillonne pour espérer mieux.
Sans mauvais jeu de mot, et alors qu’on les pensait condamnés, la Grèce reste miraculeusement dans l’Euro. Et elle pourrait retrouver ses amis allemands en quarts… Les Russes, eux, peuvent se mordre les doigts : désignés comme outsiders de la compétition après leur match face à la République Tchèque et les performances de Dzagoev, ils rentrent à la maison tête basse et ne réitèreront donc pas leur exploit d’il y a quatre ans (demi-finale).

Composition des deux équipes

Grèce : Sifakis – Maniatis, Tzavellas, K. Papadopoulos, Torosidis – Papastathopoulos, Karagounis, Katsouranis – Gekas, Samaras, Salpingidis.

Entrianeur : Fernando Santos,

Russie : Malafeev – Anyukov, Ignashevitch, Zhirkov, A. Berezutski – Shirokov, Denisov, Dzagoev, Glushakov – Arshavine, Kerzhakov.

Entraineur : Dick Advocaat.

But : Karagounis (45e+2)

Crédit photo : Panoramic.

Laisser un commentaire