Un Tour sans Contador et Andy Schleck (Partie 2/4)

Cela fait trois ans que le Tour de France présente un duel entre Andy Schleck et Alberto Contador. Si la dernière édition n’a pas sacré l’un d’entre eux, ce ne sera pas non plus le cas en 2012. En effet, l’Ibère doit purger encore un mois de suspension et le Luxembourgeois a déclaré forfait, une blessure et une méforme persistante l’ayant convaincu de reporter ses chances sur la Vuelta. Qui gagnera alors ce Tour de France destiné aux rouleurs ? Culture Sport vous présente les principales têtes d’affiches.

Vincenzo Nibali : Un dernier Tour chez Liquigas ?
On évoque constamment les relations tendues entre les frères Schleck et leur employeur Johan Bruyneel, mais cette sombre atmosphère ne se limite pas au clan RadioShack : Liquigas vit également des moments difficiles. En recherche d’un sponsor repreneur, Roberto Amadio doit aussi négocier avec son meilleur grimpeur Vincenzo Nibali. Lequel, auteur d’un début de saison tonitruant s’est quelque peu tassé, et ce depuis les rumeurs qui l’envoie chez Astana dès l’an prochain. L’intéressé ne dément pas l’information, mais reste en contact avec son équipe actuelle. C’est dans ce climat tendu que le Rital aborde la Grande Boucle. Liquigas aligne à ses côtés un équipier de luxe en la personne d’Ivan Basso. Les Transalpins espèrent ainsi que leur poulain va enfin dominer les débats sur les routes de France. De plus, le requin de Messine possède une arme de taille. S’il ne devrait pas perdre trop de temps dans les chronos, il est capable de combler les écarts dans les descentes. Toutefois, ses derniers résultats laissent à désirer : sur le Dauphiné et en Californie, Nibali n’a jamais été apte à jouer les troubles fêtes.

Jurgen Van Den Broeck : Une revanche sur le Cantal
La Belgique retrouve des couleurs dans les Grands Tours : Avec Monfort sixième de la Vuelta, et De Gendt sur le podium du Giro, Van Den Broeck reste le meilleur atout en montagne. Le Belge a déjà brillé sur les routes du la plus grande compétition cycliste du monde : quatrième en 2010, il n’a pas rencontré la même réussite l’an dernier. La faute à cette maudite descente du Pas de Peyrol qui a anéanti les espoirs de plusieurs favoris. Car Van Den Broeck pouvait viser mieux qu’un podium. Au fur et à mesure que les prétendants au titre abandonnaient, les chances de voir le natif de Morkhoven en jaune à Paris grandissaient. VDB aborde donc l’édition 2012 avec un esprit de revanche. De plus, la Grande Boucle prend son départ depuis sa Belgique natale. Motivé par son public, le Lotto semble être le seul coureur capable de mener la vie dure aux Sky. Celui qui n’a jamais flanché dans le Dauphiné a démontré une forme assidue. Lui qui prétendait émettre des doutes quant à sa condition s’est vite rassuré. Mieux, en réalisant le onzième temps du long contre-la-montre à Bourg-en-Bresse, le Belge a retrouvé ses qualités juvéniles de rouleur. De quoi espérer mieux qu’un simple podium à Paris…

Alejandro Valverde : Le retour d’El Imbatido
Ce n’est certainement pas le coureur préféré de la direction du Tour, mais Alejandro Valverde peut désormais courir dans les pelotons professionnels. Le Movistar retrouve la Grande Boucle qui l’a toujours boudé. Dans la première partie de sa carrière, il n’a jamais joué un rôle majeur dans l’épreuve, soit par ennuis de santé ou par suspension, soit en étant écarté des débats à cause des contre-la-montre qui l’ont toujours handicapé. Pas de chance pour lui, le parcours de l’édition 2012 est résolument axé pour les rouleurs. Mais cela n’a pas atteint la motivation d’El Imbatido. Lequel veut prendre sa revanche sur les organisateurs du Tour qui ne l’ont jamais apprécié. De plus, Valverde s’est amélioré dans l’effort solitaire. S’il n’en sera jamais un spécialiste, il parvient néanmoins à limiter la casse comme l’illustre le long chrono du Tour de Suisse conclu à une intéressante quinzième place. L’Ibère croit en ses chances, d’autant plus que sa forme ne cesse de grandir, lui qui a fourni un travail énorme lors du récent tour helvète pour son équipier Rui Faria da Costa. Lequel voudrait rendre la pareille sur ce Tour de France avec le même succès escompté.

Crédit photos : AFP

About Julien Detroz

Conseiller de rédaction Culture Sport
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Admirateur de Rodrigo Beenkens. Affamé de sport et fervent suiveur du cyclisme. Journaliste qui n’hésite pas à mouiller le maillot, sur un vélo. Croque la vie à pleine dent.

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