Cyclisme, le bilan 2012 (partie 5/9)

Le mois de novembre est propice à la récupération au sein du peloton, et c’est le moment de dresser le bilan de l’année écoulée. Si 2012 a offert son lot habituel d’éclosion, les déceptions et les surprises ont été nombreuses. Culture Sport revient sur les résultats des dix-huit formations World Tour.

Lampre-ISD : date de péremption

La mayonnaise ne prend plus. La saison de la Lampre a tourné au vinaigre. L’équipe dont la moyenne d’âge est la plus élevée du peloton n’a pas atteint le moindre objectif. L’hégémonie des trois piliers de l’équipe est derrière eux. Désormais, ils sont sur la pente descendante. L’unique sprinteur Petacchi est totalement dépassé par la nouvelle vague. Scarponi, vainqueur sortant du Giro sur tapis vert, n’a pas profité de l’absence de Contador pour s’imposer sur le terrain. Saison pénible pour le Transalpin qui a échoué dans son examen de repêche en juillet. Son mois de mai éprouvant l’a handicapé dans sa quête du maillot à pois. Et en fin de saison, il est impliqué dans l’affaire Ferrari. Déjà suspendu par le passé, il pourrait ne plus jamais prendre part à la compétition. Cunego, le dernier larron de Guiseppe Saronni n’a pas non plus assuré . On le croyait de retour en 2011 avec un Tour de France intéressant, et le Tour du Trentin laissait prévoir un avenir serein. Mais le Petit Prince est apparu limité en altitude, terminant à une discrète sixième place sur son tour national. Et dire qu’il avait remporté cette même course en 2004 ! On en est loin… L’équipe vieillit mal et les quelques jeunes pousses devront bientôt prendre le relai. Ulissi a prouvé qu’il était prêt tandis qu’Anacona a laissé entrevoir quelques raisons de voir l’avenir en rose…

Liquigas-Cannondale : représentant de la nouvelle game

C’était à Milan que Roberto Amadio avait présenté la formation verte fluo. Dans la capitale de la mode, la Liquigas préparait sa nouvelle génération de coureurs. Les jeunes coureurs ont la maturité pour glaner les succès majeurs. Nibali a lancé les hostilités dès le début avec le Tirreno-Adriatico dans la poche. Le samedi suivant, c’est lui qui attaque dans le Poggio. Sa pointe de vitesse faisant défaut, il doit se contenter d’une honorable troisième place sur la Via Roma. Sur Liège-Bastogne-Liège aussi, il fût aux avant-postes, frôlant la victoire jusqu’à ce qu’Inglinskiy le dépose dans l’ultime ascension. Le Squale montera encore sur un podium, celui des Champs-Elysées aux côtés du duo Wiggins/Froome.  La réussite fût moindre sur la course au maillot rose où Basso doit se contenter d’une modeste cinquième place. Mais globalement, l’année écoulée fût l’une des meilleures que la Liquigas ait connu et ce, grâce à l’ogre Sagan. Il a enchaîné les victoires d’étapes en Californie, en Suisse, et sur la Grande Boucle. Pour sa première participation, il termine la course vêtu de vert. Le Slovaque a été présent tout au long de la saison mais les classiques lui résistent toujours. Par contre, un néophyte a rapidement saisi les rudiments du métier : son nom, Moser ! Moreno de son prénom. Le dernier de la dynastie s’inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs. Il s’impose d’entrée sur le Trofeo Laigueglia puis au Grand-Prix de Frankfort ! Quant aux courses d’une semaine, il a vite compris comment faire puisqu’il s’est adjugé le classement final du Tour de Pologne. Il fût également d’une précieuse aide pour l’équipe italienne lors du mondial. Le Transalpin est comparable à… Peter Sagan. Avec ses deux perles, Amadio peut envisager l’avenir avec le sourire. Il en a oublié Viviani. Lequel ne parvient pas à gravir l’échelon supérieur dans les emballages massifs. La préoccupation  première du manager se concentre sur Nibali. Le Sicilien quitte le navire avec sa garde rapprochée et le sponsor Liquigas lâche aussi la structure. Une page va donc se tourner. Ce seront Sagan et Moser qui vont mener le bateau… et ils n’ont que vingt-deux ans !

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About Julien Detroz

Conseiller de rédaction Culture Sport
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Admirateur de Rodrigo Beenkens. Affamé de sport et fervent suiveur du cyclisme. Journaliste qui n’hésite pas à mouiller le maillot, sur un vélo. Croque la vie à pleine dent.

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