Cyclisme, le bilan 2012 (partie 4/9)

Le mois de novembre est propice à la récupération au sein du peloton, et c’est le moment de dresser le bilan de l’année écoulée. Si 2012 a offert son lot habituel d’éclosion, les déceptions et les surprises ont été nombreuses. Culture Sport revient sur les résultats des dix-huit formations World Tour.

Orica : feu vert !

Il est toujours difficile de se faire une place dans le World Tour, surtout lorsqu’une formation n’a pas les capacités à briller dans les classements. Le scepticisme s’est effacé dès la première course. Pourtant, le sprinteur Matthew Goss est anormalement discret en début de saison. De plus, c’est lui qui doit tirer l’équipe vers le haut. C’est plutôt Simon Gerrans qui a repris cette responsabilité et avec brio : fraîchement champion d’Australie, il remporte le Tour Down Under. Alors que les emballages massifs se refusent à l’équipe, les puncheurs réalisent des miracles. Albasini retrouve le chemin du succès en Catalogne avec une victoire finale autoritaire. Le Suisse retrouve son meilleur niveau comme le confirme sa deuxième place au sommet du mur de Huy. Mais le moment phare de l’année reste incontestablement Milan-San Remo. Comme en 2011, la finale est décousue : sous l’impulsion de Nibali, deux coureurs accompagnent le Rital dans la descente du Poggio. Cancellara assure les relais et Gerrans saisit l’opportunité en se glissant dans la roue de l’Helvête avant de le déposer sur la ligne. La manière n’est pas très orthodoxe, mais le succès est d’ampleur. Il justifie la place d’Orica au sein de l’élite mondiale. Renforcé par la victoire à Québec en fin de saison, Gerrans a atteint sa maturité sportive. L’entrée dans la cour des grands est donc un succès, d’autant plus que Matthew Goss s’est réveillé sur le Giro, que Kruopis et Howard grandissent, et que Simon Clarke s’est adjugé sur la Vuelta le classement… du roi de la montagne ! Beaux résultats pour une équipe de sprinteurs…

Katusha : viva España !

Avec le numéro un mondial au sein de l’équipe, la saison ne peut qu’être bonne pour la Katusha. En effet, Joaquin Rodriguez aura été le moteur de la formation russe. Profitant de la méforme de Gilbert, le grimpeur de poche a dominé les arrivées raides comme sur le mur de Huy. L’Ibère a vécu sa plus belle saison, empochant enfin un monument : sous une pluie battante, Purito a dominé la concurrence sur le Lombardie. Une juste récompense en contrepartie de la malchance qui l’a accompagné sur les grands tours. Au Giro, il est indiscutablement le plus fort en montagne, mais Hesjedal a résisté et est revenu de justesse lors du chrono final. Seules seize petites secondes séparent les deux coureurs ! Purito croit prendre sa revanche sur la Vuelta. Parvenant quelques fois à décrocher Contador dans les pentes extrêmes, il perd tous espoirs sur une étape surmontable. Un jour sans qu’il va regretter encore longtemps. Toutefois, il s’est adjugé cinq étapes sur ces deux épreuves. Son équipier Dani Moreno y est pour quelque chose : cinquième de la Vuelta, il a été d’une aide précieuse pour son leader. Dans un autre registre, un troisième Espagnol a valorisé l’équipe : Oscar Freire. A peine arrivé dans une nouvelle structure, il s’impose déjà sur le tour Down Under puis en Andalousie. Il échouera d’un boyau sur l’E3. Incroyable quand on se souvient que Katusha se résignait à avoir des ambitions sur les flandriennes. Ce même Freire alignera les accessits et frôle la surprise sur l’Amstel. Il montera également sur le podium de Paris-Bruxelles, quelques temps après sa chute sur le Tour. Ce contretemps l’empêcha de prendre part aux JO, son objectif principal. L’Espagnol a mit un terme à sa carrière avec une belle dixième place au mondial. Et avec le réveil de Vicioso et de Losada, la délégation espagnole aura tiré le groupe vers le haut. Par contre, les Russes auront déçu. Discret en début de saison, Menchov s’est écroulé sur le Tour. Quant à Galymzianov, il s’est fait pincé par les affaires de dopage. Le cyclisme soviétique est véritablement dans une impasse.

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