Ligue 1 (J18) : Un trône pour trois

Retour sur le choc du week-end

Cette semaine nous avons décidé de mixer cette rubrique avec celle du « haut de tableau », le choc du week-end opposant les deux premiers du classement. Vendredi nous avions prédit une avalanche de buts et l’on s’est trompé. En effet ce match a été remporté par les Parisiens sur la plus petite des marges. L’unique but de la rencontre a été inscrit de la tête par Matuidi sur un centre d’Ibrahimovic, concluant un contre rapide créé par une ouverture lumineuse de Thiago Motta, et ce juste avant la pause. Là où on ne s’était donc pas fourvoyé c’était dans le gonflement des stats du géant suédois, partis à la chasse de tous les classements. Paris menait déjà 1-0 à la pause sans briller alors que la plus grosse occasion était à mettre à l‘actif de Lisandro. Malheureusement pour l’OL sa reprise de volée du gauche heurta le montant droit des cages de Sirigu. Comble de l’histoire pour l’attaquant argentin : c’est lui qui perdit le ballon amenant au but parisien. Jusqu’ici pourtant, la composition spéciale à cinq défenseurs de Rémi Garde fonctionnait plutôt bien. Au retour des vestiaires ce ne fut plus la même histoire, sans s’être fait véritablement « marcher » dessus, les Lyonnais n’ont pas été capables d’inquiéter le portier italien. Et malgré quelques imprécisions dans les transmissions, comme cette combinaison totalement ratée sur coup-franc par Zlatan lui-même à la 58e, le PSG a globalement maîtrisé son sujet et mérité sa victoire. L’écart aurait pu être plus grand sans un bon Vercoutre devant Ibrahimovic (48e), Pastore (64e), Lavezzi (80e) ou encore si les frappes parisiennes avaient été plus précises : Jallet à la 77e et Ibrahimovic sur coup-franc à la 84e.

matuidi

Matuidi célèbre son but contre Lyon

Cette victoire permet donc aux hommes d’Ancelotti et de Leonardo de retrouver la première place du classement. Certes, à la différence de buts, mais à la première place quand même. Les Parisiens, avec 35 points, partagent le fauteuil de leader avec les Lyonnais et les Marseillais, vainqueurs de Toulouse sur un bijou du revenant Gignac. Mais avec une différence de + 21 contre + 13 aux Rhodaniens et + 3 aux Phocéens, l’écart est conséquent ! Pour s’adjuger le titre de champion d’automne, le PSG se rendra à Brest, tandis que Lyon recevra Nice et Marseille accueillera Saint-Etienne.

Lumière sur :

Le « ventre mou »

Nous avons appelé cette rubrique ainsi car nous voulions faire une dédicace à notre ami Pierrot Ménès. Non on déconne Pierrot, on t’aime ! A terme, comme vous l’avez sans doute compris, ce paragraphe hebdomadaire vise à parler des prestations d’une équipe du « ventre mou », soit du milieu du classement. Mais ce dernier tarde à se dessiner encore (et tant mieux pour les clubs !). En effet quatre points séparent seulement le quatrième, Lorient, du onzième, Lille. Nous avons donc décidé de mettre en lumière cette semaine une équipe qui n’en finit pas de surprendre et de grimper au classement : Nice. Surprenants cinquièmes avec 29 points, les Niçois n’ont perdu que trois matchs cette saison, soit autant que les Lyonnais et Parisiens. De plus ils possèdent la même différence de buts que leurs voisins marseillais. Ah oui pardon, ça, c’est pas une référence ! N’empêche que ce week-end le groupe niçois a encore affiché ses belles valeurs de solidarité. Mené 2-0 à domicile par Evian TG (la honte), l’OGCN a été cherché la victoire dans les arrêts de jeu sur un but du (très) jeune Maupay. A 16 ans, 4 mois et un jour cet attaquant devient le deuxième plus jeune buteur de l’histoire de la Ligue 1. Scénario « exceptionnel » selon ses dires, et on veut bien le croire ! Auparavant Nice a pu compter sur son buteur maison, Cvitanich, pour revenir à la marque. Ajouté à cela un Ospina des grands soirs et cela fait trois points de plus à la clé. Ce groupe accroche décidément bien avec « la méthode et le discours Puel ». Ce dernier retrouve un rôle qu’il affectionne : celui de « bâtisseur » comme à sa belle époque lilloise. Pour (bien) finir l’année, Nice rendra visite à une ancienne connaissance de son coach : l’Olympique Lyonnais. Pas sûr que le président Aulas ne l’accueille les bras ouverts… ou même le public, ou même les joueurs, enfin tout le club quoi ! On se demande bien pourquoi…

Pas sûr que les retrouvailles entre Aulas et Puel se passeront ainsi...

Pas sûr que les retrouvailles entre Aulas et Puel se passeront ainsi…

Le bas du classement

Pour inaugurer cette rubrique qui s’intéresse à la partie basse du classement, nous avons décidé de mettre en valeur l’équipe de Troyes. Elle vient de gagner son deuxième match de la saison contre Ajaccio (3-2). Il était temps car le premier succès remontait à la 9e journée ! C’était déjà à domicile et la victoire s’était dessinée dans les derniers instants (1-0 contre l’OM, but de Nivet à la 88e). Les coéquipiers de Nivet ont cette fois fait la différence en une mi-temps, menant 3-0 après des buts de Darbion (34e), Nivet lui-même (39e) et Camus (45e). Les deux buts ajacciens inscrits dans les arrêts de jeu ne changeront pas le score de la rencontre. Ils n’ont pas non plus servi la cause de l’entraineur corse Alex Dupont, limogé ce lundi. La situation d’Ajaccio est en effet inquiétante. Le club ne possède que trois points d’avance sur la zone rouge une journée avant la trêve. Tout aussi inquiétante, la situation du club de l’Aube s’améliore. Les Troyens possèdent toujours six points de retard sur le premier relégable (Reims, 18pts) mais au moins ils laissent la place de lanterne rouge aux Nancéiens. Pour tenter d’enchainer avec une autre victoire, ils se déplaceront ce week-end à Bordeaux. La tâche ne sera pas aisée pour décrocher cette hypothétique première victoire à l’extérieur car les Bordelais sont invaincus à domicile. Mais l’espoir fait vivre comme l’on dit.

Nivet et Troyes ont signé leur deuxième succès ce week-end face à Ajaccio (leur premier était contre l'OM, photo)

Nivet et Troyes ont signé leur deuxième succès ce week-end face à Ajaccio (leur premier était contre l’OM, photo)

A vendredi pour un nouvel article annonçant nos « pronostics » sur le match Marseille – Saint-Etienne, qui se joue en théorie dimanche 23 décembre à 21h (si la fin du monde ne s’est pas produite d’ici là).

Crédit Photos : AFP

Laisser un commentaire