Culture Sport a testé pour vous… les championnats de Belgique

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Ce week-end est traditionnellement consacré aux championnats nationaux en cyclisme. En France, le parcours breton sera original avec les ribins qui promettent une course débridée. Outre-Quiévrain, le spectacle sera également de la partie. Pour son retour en Wallonie, la course au maillot tricolore propose une escapade dans les reliefs ardennais. Notre envoyé spécial a enfourché son vélo pour couvrir le circuit de La Roche-en-Ardenne.

Un circuit ardennais, un vrai !

Cela faisait quatre ans que les championnats de Belgique n’avaient plus mis le pied en terre wallonne et autant d’année que le parcours n’était plus escarpé. En effet, c’est dans la cadre bucolique de La Roche-en-Ardenne que la bataille aura lieu. Ne vous fiez pas à son charme pittoresque et son château-fort attisant la curiosité des nombreux touristes, la « perle de l’Ardenne », encaissée dans les méandres de l’Ourthe demande aux cyclistes une débauche d’effort considérable pour sortir du périmètre urbanisé. Les engagés à la course de dimanche ne dérogeront pas à la règle. C’est donc avec une certaine appréhension que je me lance à l’assaut du circuit. Au préalable, une trentaine de kilomètres m’ont échauffé les mollets, comme si la chaleur suffocante ne suffisait pas. Me voici sur le Quai de l’Ourthe. La ligne d’arrivée y est déjà tracée. S’en suit quelques virages en centre-ville. Rapidement, la côte d’Ortho fait face. La montée n’est pas inconnue : elle fait traditionnellement office d’apéritif au peloton du Liège-Bastogne-Liège. L’ascension est protégée par les arbres. La pente n’est pas insurmontable, mais elle a le don d’user les organismes. En son sommet, les feuillus ont disparu, laissant le vent faire écran. Puis, c’est un faux-plat descendant très roulant qui attend les coureurs. Le poste de ravitaillement y sera établi. Quelques centaines de mètres plus loin, on quitte la grand-route pour une petite chaussée de campagne. Étroite, sinueuse et irrégulière, elle exigera un bon placement pour aborder la suite dans les meilleures conditions. Car dans les quelques villages isolés qui seront traversés, quelques « tape-culs » déstabiliseront l’organisation du peloton. Arrivé à Hives, je prends à droite, direction la longue descente vers La Roche. Sur un revêtement identique à la route précédente, je descends à vive allure. Très technique, elle n’en reste pas moins agréable. D’autant plus que l’organisation a installé à la corde de chaque virage des plots rouge et blanc, imitant les vibreurs des circuits automobiles. Mais le piège réside dans l’avant-dernier tournant dont aucune indication n’en prévient la nocuité. Une reconnaissance précise du circuit s’impose chez les professionnels car une mauvaise trajectoire peut être radicale : derrière le garde-fou, c’est le vide !

Plus dur qu’Aywaille

A l’issue de la descente, je suis de retour dans La Roche. Mais plutôt que de repartir pour un tour, une petite côte fait office de dessert. Pas très difficile, elle suffira pour étirer ce qui restera du groupe de tête. Au sommet, salué par le Sherman – témoin d’un passé encré par la guerre – je bascule sur un véritable billard. Celui-ci débouche sur le Quai de l’Ourthe. Excellente initiative que de rénover la voirie, autrefois dans un état pitoyable. S’en suit deux virages, le dernier étant moins serré que le précédent. Au bout de la courte ligne droite – environ cent mètres – je reviens à mon point de départ. Au terme de la reconnaissance, un constat s’impose : le parcours sacrera un homme fort ! En effet, il faudra allier puissance, placement, agilité, et un certain don pour la grimpe. Le seul regret, c’est Philippe Gilbert qui l’énoncera à ma place : « c’est dommage que l’épreuve ne fera que 220 kilomètres, contrairement aux 250 habituels » car avec une telle distance, bon nombre pourront s’accrocher en prévision du sprint final. Néanmoins, la physionomie de course sera sensiblement différente qu’à Aywaille, derniers championnats au parcours relevé. En 2009, Tom Boonen s’était imposé en réglant un groupe de treize unités. La faute à une côte certes difficile mais placée bien trop tôt. À La Roche, la côte d’Ortho est également éloignée. Mais la suite reste difficile, permettant une course agitée jusqu’au bout. D’autant plus que ce genre d’épreuve est toujours particulière avec les stratégies : Gilbert, avec quelques équipiers seulement, devra surmonter la supériorité numérique des OPQS et Lotto. Même combat pour Maxime Monfort. Le Nadrinois, régional de l’étape, aura dimanche une chance unique de ravir le maillot noir-jaune-rouge.

About Julien Detroz

Conseiller de rédaction Culture Sport Journaliste Culture Sport cyclisme Journaliste en cyclisme Sudpresse Journaliste sportif La Meuse Namur Journaliste sportif MAtélé Facebook: Julien Detroz Twitter: @juliendetroz Admirateur de Rodrigo Beenkens. Affamé de sport et fervent suiveur du cyclisme. Journaliste qui n'hésite pas à mouiller le maillot, sur un vélo. Croque la vie à pleine dent. « Fais de ta vie un rêve et d'un rêve, une réalité. »

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