Karl Baudron : « Un calendrier très riche et des projets pleins la tête »

Culture Sport Karl BaudronIl y a un an, Karl Baudron se blessait gravement à l’entrainement, renversé par une voiture. Nez, front et poignet cassés, pas moins de six fractures ont été dénombrées. Vingt-cinq points de suture ont été apposés sur son visage… Ce mauvais épisode est désormais derrière lui. Depuis, Karl est parti de la Fundacion Euskadi, où il courrait depuis 2011 pour la formation Naturgas, pour rebondir au sein du GSC Blagnac Vélo Sport 31. Carnet.

Comment s’est passé ton intersaison ?
Elle s’est très bien déroulée. En y réfléchissant, je pense que c’est l’intersaison que j’ai pu faire le plus sérieusement du début à la fin. Je n’ai rencontré quasiment aucun soucis dans ma préparation ! Ce qui n’était pas le cas les années passées (surtout l’an dernier où j’ai eu mon grave accident)…

Culture Sport GSC Blagnac Vélo Sport 31

Comment es-tu arrivé au GSC Blagnac Vélo Sport 31 ? Grâce à tes relations avec Pierre Cazaux ?
Non non, je connaissais Pierre mais seulement un petit peu. Nous nous étions croisés seulement quelques fois à la fondation (Fondation Euskadi, ndlr) ou sur les courses mais rien de plus… En fait, les choses se sont déroulées au tout dernier moment, à la fin de la saison dernière… Je pensais rester chez Naturgas une saison supplémentaire jusqu’à cinq courses de la fin de la saison. La seule raison pour laquelle j’ai quitté la fondation Euskadi était pour raison financière. En effet, je n’ai jamais eu de soucis avec aucun membre de la fondation et je suis parti en excellents termes avec tout le monde… Ils ont juste été honnêtes et m’ont dit qu’ils ne pourraient même pas me rembourser les frais de déplacements à hauteur d’un tiers du montant total (ce qui était le cas l’an dernier, à cause des difficultés financières déjà présentes). La situation n’était donc plus viable et c’est donc avec regret que j’ai pris la décision de quitter l’équipe… Je me suis donc mis à la recherche d’une équipe en France. J’étais en contact avec plusieurs équipes dont une DN1. Mais il était difficile de me « vendre » étant donné que, premièrement, nous courrions tout le temps en Espagne, deuxièmement car j’avais, durant mes trois premières années espoirs, eu peu d’occasions de me mettre en évidence et troisièmement parce que je sortais d’une année vraiment galère où j’avais enchaîné les pépins de toutes sortes… Blagnac est l’équipe qui m’a montré le plus de confiance (je tiens d’ailleurs à les remercier pour la confiance qu’ils m’ont accordé) et qui avait le projet le plus séduisant. Aujourd’hui, je ne regrette vraiment pas du tout mon choix. J’ai l’impression d’avoir découvert encore une nouvelle grande famille où tout le monde s’entend à merveille ! L’ambiance au sein du club (et pas seulement au sein de l’équipe DN) est vraiment excellente ! Nous avons un calendrier très riche et des projets pleins la tête…

Heureux de le retrouver et disputer une saison entière avec lui ?
Oui ! Je suis évidemment très heureux de me retrouver avec des coureurs comme Pierre Cazaux, Damien Branaa, Julien Loubet et Loïc Desriac… C’est des coureurs avec qui je jouais à Pro Cycling Manager et maintenant ce sont mes coéquipiers (rires) ! En plus, ils ne sont pas avares de conseils et font tout pour aider les jeunes. Ce sont vraiment de super mecs !

Comment s’est passé ton intégration ?
Mon intégration s’est très bien passée ! En plus, contrairement à mon arrivée chez Naturgas, je connaissais déjà la langue (quoique, rires) ! Non, vraiment, comme je l’ai dit avant, l’ambiance est fantastique et tout le monde s’entend super bien. Le club nous a déjà rassemblé à trois reprises, justement pour souder le groupe et à chaque fois les rassemblements sont passés très et trop vite.

Culture Sport Karl Baudron (Carles Front)

Que retiens-tu de tes années au sein de la Fondation Euskadi ? Triste de quitter cette structure ?
De mes années chez Naturgas, je retiens beaucoup de choses ! J’ai beaucoup appris au Pays Basque Espagnol et c’était vraiment une expérience formidable. Je n’ai aucun regret ! Triste de quitter cette structure ? Evidemment ! J’avais vraiment l’impression d’appartenir à une famille là-bas et le jour où j’ai dit au revoir à tout le monde j’avais l’estomac noué… Cependant, j’essaye de garder contact avec un maximum de gens de la fondation car ce sont des personnes que j’appréciais humainement. Même si je ne défends plus les couleurs de Naturgas, je n’avais pas de raison pour ne plus leur parler… J’ai d’ailleurs gardé l’entraîneur de ma première année chez Naturgas, Aritz Arberas (aujourd’hui préparateur physique de l’équipe continentale Euskadi).

Quel est ton calendrier 2014 ?
Il va être bien chargé ! Pour l’instant, il est encore parsemé de zones d’ombres. Mais j’ai commencé ce week-end aux courses au soleil. Je vais enchaîner avec cinq des six manches de l’Essor Basque puis avec le GP Pierre Pinel, à Montastruc. Ensuite, nous courrons le GP d’Albi (le 9 mars), le Souvenir Louison Bobet et Nante-Segré (les 15 et 16), le Trophée des Bastides (le 23) et les Boucles du Canton de Saint Ciers. Pour terminer cette première partie de saison, je serai au départ du Tour du Maroc, du 4 au 13 avril ! Le calendrier de l’équipe est très joli et il y aura vraiment de quoi faire !

Quel seront tes objectifs cette année ?
Je ne fixe pas réellement d’objectif comptable cette saison. Mon tout premier objectif était de passer la pré-saison et les courses au soleil sans pépin. C’est chose faite (rires) ! Non plus sérieusement, j’espère être régulier à un bon niveau tout au long de la saison et me distinguer sur des courses prestigieuses. Je veux prouver aux dirigeants du GSC Blagnac Vélo Sport 31 qu’ils ont bien fait de me faire confiance… J’ai aussi très à cœur de montrer, à certaines personnes et certains dirigeants, que « oui ! je fais toujours du vélo et que je n’ai pas perdu trois ans en Espagne« , contrairement à ce qu’ils peuvent penser…
Ensuite, si je suis au départ de quelques épreuves de Coupe de France, je me donnerai à 200% pour que l’équipe accède à la DN1 l’an prochain. Montastruc est également une course très importante pour le club. Il faudra donc y être au top. J’aimerais bien marcher sur une course comme la Ronde de l’Isard… Après, je ne vais pas faire le difficile. Je prendrai tout ce qui est à prendre !

Crédit photos : Carles Front et fan page du GSC Blagnac Vélo Sport 31

About Nicolas Gréno

Créateur & rédac’ @cultureSPORT depuis mai 2009. Correspondant sportif Sud Ouest. Passé par le DU Journalisme à l’UPPA. Contact : n.greno@culturesport.net

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