Grand Prix de Malaisie : le baromètre

En hausse

Culture Sport Lewis Hamilon Nico Rosberg
Lewis Hamilton (Mercedes-AMG)

Le champion du monde 2008 a remis les pendules à l’heure à Sepang ! Oubliés les ennuis mécaniques australiens, la monoplace argentée a caracolé en tête du classement sur l’ensemble du week-end. A l’instar de son équipier Nico Rosberg (2ème), Hamilton a mené les débats du départ au drapeau à damiers, sans contestation possible, hormis l’intermède Hülkenberg (voir ci-dessous). Avec ce second succès pour l’équipe allemande cette saison, l’Anglais confirme la domination de la W05 sur ses rivales. Il sera très difficile de rattraper les Flèches d’Argent, du moins durant la première moitié de l’année. Les observateurs, portant aux nues Rosberg deux semaines auparavant, en auraient presque oublié le pedigree d’Hamilton : certainement l’un des meilleurs « attaquant-nés » de la discipline, il a démontré aujourd’hui sa capacité à gérer sa course, à lever le pied quand il le fallait. Le duel Lewis-Nico promet du beau spectacle à venir, entre deux pilotes capables de tirer la quintessence de leur monture.

Sebastian Vettel (Red Bull)

Peu de passionnés auraient parié sur un podium de l’Allemand après des essais hivernaux désastreux ! Pourtant, l’écurie quadruple championne du monde en titre a renversé la vapeur en seulement quelques semaines. La troisième place du N°1 est venue sanctionner les efforts consentis par les mécaniciens, après un rendez-vous australien pour le moins raté (abandon). Vettel est également soulagé, le moteur a tenu dans la fournaise malaisienne. Nous aurions pû espérer une bagarre entre Vettel et Rosberg, mais force est de constater que les nouvelles législations techniques (contrôle du débit de carburant, seulement 5 blocs moteurs alloués) ne permettent pas – pour l’instant – des combats échevelés…

Culture Sport Nico Hulkenberg

Nico Hülkenberg (Force India)

Celui qui aurait dû signer chez Ferrari pour 2014 est finalement resté dans une formation de seconde zone, qu’il avait côtoyé en 2012. Comme à l’accoutumé, Nico doit se battre avec les moyens du bord, alors qu’il mérite sans doute un meilleur volant. Pourtant, « Hülk » ne se démotive jamais, et son début de saison est entrain de le confirmer. Après une sixième place à Melbourne, c’est au septième rang qu’il est venu franchir la ligne à Sepang. Avec dix-huit points au compteur, Nico relègue son équipier Sergio Pérez aux oubliettes (un point, non-partant). En qualifications, le Mexicain peine à rivaliser avec son adversaire : il passe péniblement la Q1 (16ème et 14ème) tandis qu’Hülkenberg est un invité régulier du Top 10 (7ème et 6ème). Ce dernier effectue ainsi une entame d’exercice plus qu’honnête.

En baisse

Kimi Räikkönen (Ferrari)

Une seconde manche décidément à oublier pour le Finlandais ! « Iceman » semble en difficulté avec sa F14 T depuis le coup d’envoi aux Antipodes. Pour l’instant, il doit encore faire ses preuves face à un Alonso solide et régulier (4ème). Pour sa défense, il ne fût guère aidé par sa touchette avec Kevin Magnussen (McLaren, 9ème), entraînant une crevaison. Reparti dernier, le Finlandais remonta lentement, butant même sur son ex-équipier Romain Grosjean (Lotus, 11ème) durant le dernier relais pour finir douzième. Hors du cockpit, le champion du monde 2007 avec la Scuderia se comporte de manière un peu rugueuse avec ses ingénieurs, n’hésitant pas à les invectiver ; de quoi démontrer un manque de confiance ? Laissons le temps à Kimi de s’adapter avec sa machine, de trouver les bons réglages. Il redeviendra alors le pilote combatif par excellence !

L’équipe Sauber

Les débuts d’année se suivent et se ressemblent pour l’écurie helvétique. Comme en 2013, l’équipe privée essuie des contre-performances en série, le double abandon de Sutil et Gutierrez en est la preuve. Cependant, le jeune Mexicain a démontré de belles aptitudes durant les essais en signant le douzième chrono. La fiabilité doit donc être améliorée si Sauber veut entrer dans les points.

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