Rencontre avec Olivier Le Gac, futur pro chez FDJ.fr

Retenez bien son nom. Olivier Le Gac fera, début août, ses premiers pas en tant que cycliste professionnel au sein de la FDJ.fr. Une consécration pour le jeune breton, champion du monde junior en 2010. Le coureur du Brest Iroise Cyclisme 2000 a signé un contrat de deux ans et demi avec l’équipe de Marc Madiot. Entretien avec l’un des espoirs du cyclisme français.

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Olivier Le Gac, sous les couleurs vertes du Bic 2000

A quel âge as-tu commencé le cyclisme et comment ?

J’ai participé à mes premières courses il y a 8 ans lorsque j’étais en minime. Je faisais alors du foot en parallèle et à la fin de ma saison de cadet 2, j’ai décidé d’arrêter ce sport pour me consacrer uniquement au vélo. J’ai fait ma première saison complète en junior 1,  ça va donc faire 5 ans. Je viens d’une famille de cyclistes, mes frères ont fait du vélo, et mes parents aussi. J’avais un peu fait le tour du foot et je voulais changer. J’ai eu envie de découvrir autre chose et j’ai donc essayé le vélo. Ça m’a immédiatement plu, et j’ai eu de bons résultats rapidement.

Qu’aimes-tu le plus dans ce sport ?

La compétition. C’est surtout pour ça que je fais du vélo. Je pense que s’il n’y avait pas eu de courses, j’aurais eu du mal à rouler pendant des heures et des heures.

As-tu une sorte de rituel avant la course ?

Non pas vraiment. J’ai des petites manies quand même. Je regarde si mes roues sont bien serrées, si elles tournent bien, si les freins sont bien réglés. Je dirais que je suis consciencieux, même si ce sont des gestes que je répète à chaque fois avant le départ d’une course.

Es-tu quelqu’un qui a tendance à stresser ?

Oui, mais je dirais que c’est plutôt du bon stress. Ça ne me fait pas perdre mes moyens, mais c’est sûr qu’avant une course, il y a plus ou moins de tension selon le niveau ou l’importance de celle-ci. Par exemple, le weekend dernier (ndlr : fin mars) il y avait une étape de la Coupe de France, une course d’un bon niveau. J’avais un peu de pression parce que je devais bien courir pour que le club reste en DN1. Il faut faire le nécessaire pour marquer des points. En fin de compte, c’est plus un bon stress qui donne envie de se dépasser.

Écoutes-tu de la musique pour te concentrer avant une course ?

Certains écoutent de la musique à l’entrainement, moi je ne fais jamais ça. Avant la course, je n’ai pas vraiment besoin de me concentrer plus que ça. On a le briefing pour ça, savoir où être vigilant sur le parcours. Après, il y a souvent un départ fictif avant le départ réel donc on se met tranquillement dans le bain et dans l’ambiance.

Tu te mets dans ta bulle directement après le briefing…

Je ne suis pas vraiment dans ma bulle parce qu’on parle entre nous, avec les coureurs d’autres clubs, avec ceux que je ne vois pas forcément souvent. C’est aussi l’occasion d’aller vers les autres, de rigoler un peu avant la course.

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Quels sont les lieux d’entraînement que tu affectionnes le plus ?

Je varie souvent les routes d’entrainement parce que rouler au même endroit, faire tout le temps le même circuit c’est un peu rébarbatif. Quand je rentre chez moi j’aime bien aller en bord de mer, je trouve ça assez sympa. Mais c’est toujours plaisant d’aller monter quelques cols quand j’en ai l’occasion.

Quels sont tes objectifs avec ton club, le Bic 2000 (DN1)  ?

Je serai avec le Bic 2000 jusqu’au mois d’août. Jusque là j’aimerais gagner des courses et engranger encore quelques points pour le classement de la Coupe de France. Je voudrais aussi apporter mon expérience, mes 3 années d’Espoir au Bic, à ceux qui sont arrivés ou qui arrivent au club.

Tu vas bientôt courir aux côtés de cyclistes comme Nacer Bouhanni, Thibaut Pinot ou encore Arthur Vichot, ça fait quoi de se dire qu’on entre dans la cour des grands ?

Ça fait plaisir. Passer professionnel c’est un aboutissement, donc j’aimerais continuer à progresser, faire au mieux et répondre présent à l’heure où on m’attend. Après, c’est sûr que ça sera aux côtés de grands coureurs que je regarde pour l’instant à la télévision. Ça sera un peu bizarre au début mais je m’y habituerai assez vite je pense.

Quel est le cycliste que tu admires le plus ?

Je n’ai pas vraiment d’idole dans le peloton même si je suis les courses ou que je regarde les résultats. Maintenant, des coureurs comme Fabian Cancellara, Peter Sagan ou même Marc Cavendish sont impressionnants, ils forcent le respect.

Même parmi les cyclistes qui ne courent plus, tu n’as pas d’idoles ou de personnes à qui tu te réfères ?

Je me suis mis assez tard au vélo, donc avant je ne suivais pas trop les courses. Je n’ai pas vraiment d’idoles dans le vélo.

Si tu n’avais pas fait de cyclisme à un niveau professionnel, vers quel métier te serais-tu dirigé ?

Je n’en ai aucune idée. Je suis bien content de pouvoir passer pro ! Je pense qu’être cycliste professionnel, c’est un beau métier.

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Y a-t-il un autre sport que tu aimes pratiquer ?

J’aime bien la course à pied, j’ai fait un peu de cross les années passées. Ça m’arrive aussi d’aller faire du body ou du foot avec des amis. Heureusement en STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) on peut pratiquer un peu de tout. C’est aussi ça qui est intéressant.

La course à pied se rapproche en effet du cyclisme à travers l’effort et le fait d’être, quelque part, un peu solitaire…

Oui, c’est vrai la course à pied m’a toujours plu. Si je n’avais pas fait de vélo, je pense que c’est une discipline qui m’aurait bien correspondu.

Quel est l’adjectif qui te qualifie le mieux ?

C’est difficile comme question… Je n’ai pas de réponse (rires). Je ne sais pas…

Même dans le cadre sportif ?

Assidu je pense… Enfin, dans le vélo, parce qu’en cours je le suis un peu moins !

Qu’aimes-tu faire lors de tes temps libres ?

En saison quand je ne roule pas, j’étudie mais il faut aussi faire attention à la récupération donc je regarde la télévision, je vois des amis, la vie normale quoi ! Après,  j’aime bien pêcher, me balader ou aller au cinéma.

Comment imagines-tu ta carrière dans 10 ans ?

Dans 10 ans, j’aimerais encore être chez les pros et avoir gagné de belles courses.

Crédit photos : Elen Rius

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