Malia Metella : « Athènes 2004 reste le plus beau souvenir de toute ma carrière »

Dans le cadre de notre rétrospective sur les Jeux Olympiques d’Athènes 2004 (que vous pouvez également suivre tous les jours sur notre page Facebook), nous avons contacté de nombreux sportifs médaillés dans la capitale Grecque. Malia Metella, qui a décroché l’argent en 50m nage libre, a été une des premières à nous répondre. Dix ans après son podium Olympique, son frère Mehdy est devenu champion d’Europe avec le relais 4x100m, hier à Berlin. La relève est assurée dans la famille Metella.

Culture Sport Malia Metella Athènes 2004

Les six médailles récoltées à Athènes ont été un élément déclencheur pour la génération qui a suivi.

Culture Sport : Dix ans après votre médaille d’argent, quels sont les principaux souvenirs qui vous reviennent en tête ?

Malia Metella : Cela reste le plus beau souvenir de toute ma carrière. Inoubliable… Je n’ai vraiment rien oublié, dans les moindre détails : ma préparation à Megève (les footings, les séances de musculation en endurance de force, les kilomètres de nage), les regroupements à Aix-les-Bains (avec les ongles bleu-blanc-rouge), le village Olympique avec son l’appartement et plus particulièrement la chambre que je partageais avec Solenne Figues (médaillée de bronze sur 200m nage libre), le self, la piscine…

Culture Sport : Aviez-vous eu la sensation, en 2004, de faire partie d’une nouvelle vague dans la natation tricolore ? Pensiez-vous que ce sport deviendrait ce qu’il est aujourd’hui c’est-à-dire avec autant de champions Olympiques et champions du monde mais aussi une médiatisation autour de la natation qui n’a fait que croître ?

Malia Metella : Oui, je pense que j’ai fait partie de cette nouvelle vague qui a débuté en 2004. Les six médailles récoltées lors des Jeux Olympiques d’Athènes ont été un élément déclencheur pour la génération qui a suivi. Ces breloques, elles ont également montré à certains, qui n’y croyaient plus, que tout est possible. La natation n’aurait pas pu être autant présente dans les médias si il n’y avait pas eu de champion Olympiques et de champions du monde. Plus il y a de sportifs titrés dans un sport, plus il sera médiatique. La médiatisation aide. Cet accroissement est dû à une curiosité de notre sport. Qu’est-ce la natation de haut niveau ? Et bien ce sont les entraînements avec les centaines de kilomètres par semaine, la musculation, les footings, la diététique. Assez souvent cela passe aussi par la sympathie et la gentillesse des nageurs.

Culture Sport : Outre la natation, quelle est la performance (tous sports confondus) qui vous aura le plus marqué lors de ces JO 2004 ?

Malia Metella : Pour moi, ç’a été la performance d’Émilie Le Pennec qui est devenue championne Olympique aux barres asymétriques (à seize ans à peine, ndlr).

Culture Sport Malia Metella Athènes 2004 Inge de Bruijn Lisbeth Lenton

Culture Sport : Que retenez-vous de votre vie de sportive ? Où placez-vous la médaille d’argent obtenue aux Jeux par rapport à votre triplé réalisé à Madrid, quelques mois auparavant, aux championnats d’Europe ?

Malia Metella : Ma vie sportive a été très riche, de mon enfance jusqu’à la fin de ma carrière. J’ai pu voyager dans le monde entier grâce à ma passion et me faire pleins de nouveaux amis provenant de différents pays. Ma médaille d’argent ramenée d’Athènes est la plus belle de toute ma carrière !

Culture Sport : Depuis que vous avez mis un terme à votre carrière, que faites-vous ? Que devenez-vous ?

Malia Metella : J’ai terminé mes études de journalisme en 2011. Puis, j’ai travaillé en tant qu’auto-entrepreneur en relations presse sur Paris. Je suis entre Toulouse et Paris. J’ai décidé de changer de filière pour la rentrée.

Culture Sport Malia Metella Mehdy Metella

Malia avec son frère Mehdy, lors des Etoiles du Sport 2012.

Peut être qu’une surprise viendra de mon frère Mehdy sur 100m papillon ?

Culture Sport : Un petit mot sur les championnats d’Europe de natation qui ont débuté hier. Quelles performances pouvons-nous attendre de nos Bleus d’après vous ?

Malia Metella : L’Équipe de France de natation ne sera plus la première nation européenne notamment avec la fin de carrière de Camille Muffat et la blessure de Camille Lacourt. A noter aussi la non qualification de Yannick Agnel en finale du 400m nage libre, hier, dans la matinée. Cela fait beaucoup de perte dans nos chances de médailles. Peu de surprise ! Les champions vont confirmer leur place au niveau européen comme Florent Manaudou (50m papillon et 50m nage libre), Jérémy Stravius (100m dos et 50m dos) et Yannick Agnel (200m nage libre), qui nous doit une revanche après le 400m. Peut être qu’une surprise viendra de mon frère Mehdy Metella sur 100m papillon ? A suivre également les relais masculins 4x200m nage libre et 4x100m 4 nages. Je vais suivre ces championnats d’Europe de natation de très près…

Culture Sport : Votre frère a pris la relève. Il s’est fait connaitre lors des Jeux Olympiques de la Jeunesse en 2010. Alors que nous sommes en plein dans la deuxième édition, il décroche l’or avec le relais 4x100m. Quel beau destin !

Malia Metella : Oui, je suis fière de lui. Toute la famille le suit depuis la Guyane, l’Algérie et le Maroc. Comme ils ont fait pour moi ! Dès que c’est retransmis à la télévision, ils regardent tous. Il a travaillé dur ! Ce relais 4x100m nage libre a une superbe histoire. Les plus grands (Fabien Gilot, Alain Bernard, Clément Lefert, Amaury Leveaux, Frédéric Bousquet) donnent l’exemple et l’envie à la nouvelle génération.

Propos recueillis par Nicolas Gréno. Merci à Malia Metella pour sa collaboration. Crédit photos : Donald Miralle/Getty Images, page Facebook de Malia Metella

About Nicolas Gréno

Créateur & rédac' @cultureSPORT depuis mai 2009. Correspondant sportif Sud Ouest. Passé par le DU Journalisme à l'UPPA. Contact : n.greno@culturesport.net

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