Grand Prix de Malaisie : le baromètre

Une course marquée par un duel tactique entre Mercedes et Ferrari à l’avantage de la Scuderia qui met à mal la domination des Flèches d’Argent !

En hausse

Sebastian Vettel (Ferrari)

11102899_799739030119061_154526648305399089_oLe fameux index brandi, marque de fabrique de l’Allemand, est de retour ! Vettel a livré une formidable bataille stratégique avec les Mercedes. Sa seconde place sur la grille n’était qu’un avant-goût de sa performance. Dimanche, la SF15-T s’est révélée plus économe en gestion de gommes, obligeant les deux Flèches d’Argent à cravacher après une stratégie d’arrêts aux stands décalés. Ce combat tactique a mis les nerfs des deux équipes à rude épreuve, mais la Scuderia s’est comportée de manière intraitable sur ce plan. Avec cette victoire incontestée, il est évident que James Allison (à l’origine des redoutables Lotus en 2012 et 2013) a effectué un travail remarquable l’an passé,. N’oublions pas que ce directeur technique est arrivé à Maranello dans le courant de la saison 2013, au moment où la voiture 2014 était déjà construite. La SF15-T est donc sa première collaboration complète avec les Rouges, et cela semble bien fonctionner !

Avec ce premier succès du quadruple champion du monde, impossible de ne pas repenser à la période dorée du « Kaiser » Schumacher. Stratégie sans-faute, même hystérie de la part des mécaniciens qui s’égosillent pendant l’hymne italien, même rage de vaincre du pilote vedette. On peut aisément comprendre la joie intense de Sebastian sur le podium : son rêve de gamin était de conduire pour Ferrari, d’imiter en quelque sorte la belle histoire de son idole Michael Schumacher. C’est désormais chose faite, le voici pleinement incorporé dans la famille Ferrari. Cela ne fait aucun doute que le chemin vers un possible titre mondial est encore très long, mais désormais Ferrari talonne Mercedes. L’équipe allemande va devoir compter sur de nouveaux adversaires, qui vont leur rendre la vie dure en piste.

Vettel a également fait taire les critiques acerbes qui le reléguaient déjà dans l’ombre de nouveaux venus. Les grands pilotes ne meurent jamais, et l’ancien pilote Red Bull nous le prouve !

Max Verstappen (Toro Rosso)

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Autre grande satisfaction de ce second rendez-vous, le Néerlandais Verstappen. Il a marqué l’Histoire de la Formule 1 en devenant à Sepang le plus jeune pilote à marquer des points (7ème). A 17 ans et des poussières, ce record ne pourra être battu, car la F.I.A a décidé d’instaurer un âge légal de 18 ans pour participer à un GP. Le fils de « Jos the Boss », animateur régulier de la F1 dans les années 90, a conservé la vista et le tempérament offensif de son père, son dépassement sur Ricciardo (Red Bull) l’a montré. Attention néanmoins à ne pas dépasser la limite, la fougue de la jeunesse pouvant vite prendre le pas sur la raison ; mais ce jeune homme est fait d’un talent indéniable, et il sera très intéressant de suivre sa courbe de progression cette saison.

En baisse

L’équipe Force India

On savait l’écurie indépendante en retard de développement sur leur voiture, mais la seconde épreuve de l’année a confirmé le manque criant de performance de la VJM08. Une version complètement revue est d’ailleurs prévue pour le début de la saison européenne. Espérons qu’elle puisse permettre à un Nico Hülkenberg (14ème) offensif lors des premiers tours de se poster régulièrement dans les points. Son collègue de travail Sergio Perez doit d’abord réfréner ses ardeurs en piste. Il nous a encore prouvé son attitude excessive, en s’accrochant avec Grosjean (Lotus, 11ème) après avoir bousculé Button à Melbourne.

L’équipe Sauber

La vérité d’une course n’est pas toujours celle de la suivante, et le tracé de Sepang a confirmé cet adage. Brillants en Australie, les monoplaces suisses se sont totalement fourvoyées dans la chaleur malaisienne, à commencer par Marcus Ericsson. Qualifié pour la première fois de sa jeune carrière dans le Top 10, il se faisait surprendre comme un bleu sur un freinage tardif qui se conclut sur un regrettable abandon dans le bac à graviers. Quant à son équipier Felipe Nasr, il ne put faire mieux que douzième sur une piste où il n’a jamais pu être à l’aise avec sa machine.

Medhi Casaurang. Crédits photos : GPUpdate.net, page Facebook Toro Rosso et Sky Sports

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