Le top cinq de Lucas Pouille en 2016

TENNIS. Open de Moselle. Lucas Pouille s’est défait hier après-midi de David Goffin (7-6 [6], 6-1). Le Nordiste s’est offert le droit de disputer sa deuxième finale cette année. L’occasion pour nous de revenir sur ses cinq plus grands exploits 2016.

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Une demie par ci, une finale par là, forcément, avec de telles performances, Lucas Pouille ne cesse d’améliorer son classement. Son objectif de début de saison, le top 30, est pulvérisé. Désormais installé dans le gratin des vingt meilleurs joueurs mondiaux, le Grand Synthois aimerait maintenant agrémenter sa magnifique saison d’un titre. Le décrochera-t-il aujourd’hui à Metz ? Il lui faudra d’abord passer l’obstacle autrichien Dominic Thiem. Mais avant cette finale (15h, Eurosport), rembobinons ensemble le film de son année 2016.

US Open : quarts de finale, élimine Rafael Nadal

Son regard malicieux en direction de la caméra, la langue tirée, a fait le tour du monde. Bon, si le Nordiste avait « simplement » sorti un modeste top cinquante, l’image n’aurait sans doute pas autant circulé. Elle n’aurait surtout pas eu le même impact. Il faut dire que Lucas Pouille venait de réaliser un exploit majuscule. Celui d’éliminer Rafael Nadal (5) après l’avoir poussé dans un marathon en cinq sets. Une première pour un Français. Il lui aura fallu un peu plus de quatre heures pour sortir le détenteur de quatorze titres du Grand Chelem. Avec trois matchs de suite en cinq sets dans les jambes (il est d’ailleurs passé à deux doigts de l’élimination face au qualifié Marco Chiudinelli), Pouille, émoussé physiquement, n’a pu rivaliser avec un Gaël Monfils revenu à son meilleur niveau (4-6, 3-6, 3-6).

Wimbledon : quarts de finale, défaite face à Tomas Berdych

Pour son deuxième Grand Chelem consécutif dans la peau d’une tête de série (32), le jeune tricolore (22 ans) s’est hissé pour la toute première fois de sa carrière en quarts de finale d’un tournoi majeur. S’il est incliné face à Tomas Berdych (10), sa victoire en huitièmes contre Bernard Tomic (19) a été héroïque. Une qualification décrochée au mental. Au début de la deuxième manche, Pouille se blesse au pied. Le début des ennuis. Si l’Australien empoche les sets deux et trois, le Frenchie revient à 2-2 avant de s’adjuger l’ultime manche au bout du suspense (10-8).

Coupe Davis : première sélection, premier succès

Appelé pour la toute première fois en équipe de France par Yannick Noah, Lucas Pouille a honoré sa première sélection dans un climat pesant. Le quart de finale, disputé contre la République Tchèque à  Trinec, s’est déroulé au lendemain des attentats de Nice. Sans doute sous le choc, Jo-Wilfried Tsonga s’est incliné en cinq sets lors du premier match face à Lukas Rosol. Le baptême du feu s’annonçait donc difficile pour Lucas, qui se devait de remporter ce deuxième simple face à Jiri Vesely, sous peine de mettre la France en grande difficulté. Mais comme un grand, il est allé arracher un point déterminant, permettant ainsi au groupe de Noah d’égaliser à une unité partout. Une chose est sûre : Pouille aura autant montré son attachement au maillot Bleu en une seule sélection que Benoît Paire durant les deux semaines olympiques (sa suspension a été prolongée par la FFT jusqu’en février prochain). Voici ce que le demi-finaliste de l’US Open déclarait lors de Flushing Meadows : « Il y en a qui crachent sur le maillot de l’équipe de FranceMoi, je le vénère, ça m’a rendu tellement fier de le porter pour la première fois. »

Rome : demi-finaliste après un rocambolesque scénario

La traduction littérale de lucky loser en Français ? Perdant chanceux. Ce terme a pris tout son sens lors de la cinquième manche des Masters 1000. Battu en qualifications, Lucas Pouille a profité du forfait de Tsonga pour intégrer, in extremis, le tableau principal. Comme son compatriote était crédité de la tête de série numéro sept, Pouille a été exempté de premier tour. Tranquille. Mené 3-6, 2-4 face à Ernests Gulbis (ex-demi-finaliste à Roland) pour son entrée dans la compétition, le Français a trouvé les ressources pour finalement s’imposer. Fort. Au tour suivant, il bat David Ferrer (9), en tout juste une heure. Son troisième succès sur un membre du top 10 en moins de deux mois. Prodigieux. En quarts, Juan Monaco déclare forfait. Incroyable retournement de situation. Déjà en huitièmes à Miami et Monaco, le voilà propulsé en demies. Sa première dans un Masters 1000, forcément. Balayé par le futur lauréat Andy Murray (2; 2-6, 1-6), il grimpe au trente et unième rang mondial, soit à une place de son objectif.

Bucarest : première finale sur le circuit, défaite face à Verdasco

Si Fernando Verdasco a sans doute vécu ses plus grandes heures à la fin des années 2000, il n’en demeure pas moins dangereux, même en 2016. D’autant plus sur terre battue. Autrefois numéro sept mondial, l’Espagnol était redescendu aux alentours de la cinquantième place. Reportée une première fois à cause de la pluie, puis déplacée le lendemain, un lundi, à un horaire assez matinal (9h), la finale a tourné court. A l’avantage du finaliste de Monte Carlo il y a sept ans (6-3, 6-2). Mais qu’importe, c’est le début d’une longue remontée au ranking ATP pour Lucas.

Nicolas Gréno (@nicolasgrenon.greno@culturesport.net)
Crédit photo : page Facebook officielle de Lucas Pouille

About Nicolas Gréno

Créateur & rédac' @cultureSPORT depuis mai 2009. Correspondant sportif Sud Ouest. Passé par le DU Journalisme à l'UPPA. Contact : n.greno@culturesport.net

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