Le miracle de l’avent du BO face aux catalans

 

RUGBY. Pro D2. Pour la dernière réception à domicile en 2016 du Biarritz Olympique, Perpignan avait un beau coup à jouer après leur victoire à domicile et sans appel contre Narbonne (66-13). Il s’agissait même pour les locaux d’enchaîner une deuxième victoire consécutive après Mont-de-Marsan, ce qui n’était encore pas arrivé jusqu’ici. Une victoire (22-19) qui fait figure de miracle de l’avent ce jeudi 1er décembre, tant les sang et or sont passés si près de l’exploit, décrochant tout de même un point de bonus défensif. Les rouge et blanc peuvent-ils confirmer leur implication et leur chance dimanche prochain à Béziers ?

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Le film de la rencontre

20h45.  La nuit est claire et fraîche (7 C°). Les rouge et jaune de Perpignan sont à gauche et les rouge et blanc sont à droite. Mathieu Bélie, l’ouvreur visiteur envoie un coup de pied qui flirtera avec la ligne des 22 mètres pour que le troisième ligne Felipe Manu remonte le ballon. Maxime Lucu, demi de mêlée local tape par-dessus depuis son camp, Alan Brazo (numéro 8), Julien Farnoux (numéro 15) avancent sur l’aile droite… Une chandelle est tapée par Bélie, il vient au contact de Lucu dans son camp. L’arbitre estime qu’il y a une faute catalane ce qui n’est pas évident (Bélie semble perturbé par le genou de Lucu avant de l’entraîner dans une chute plus spectaculaire que dangereuse). Les locaux sont de tout de même animés par de bonnes intentions : un maul incisif autour de Singer le deuxième ligne provoquera le hors-jeu de Perpignan et des 23 mètres sur la gauche, Lucu ouvre le score (3-0). Puis dans les 22 mètres, une minute plus tard suite à une mêlée, Tom Ecochard, numéro 9 visiteur égalise (3-3, 6e). Un hors-jeu catalan est encore signalé et des 38 mètres à gauche, Lucu est trop court et Farnoux, l’arrière de Perpignan dégage d’un très bon coup de pied sur la ligne médiane. A la 10e, Bélie tentera un petit coup de pied flottant entre Gimenez et Vaka trop avancés sur leurs vis-à-vis et le même Vaka dégagera en catastrophe sur ses 22 mètres, c’était très bien joué. Il y a bien sûr de l’envie de chaque côté mais les fautes de main, les approximations ternissent le match et ne font pas progresser énormément le score. Lifeimi Mafi, deuxième centre perpignanais sera coupable d’un en-avant après une bonne distribution sur la largeur, il vient percuter et c’est perdu… Le Biarritz Olympique n’hésite pas à jouer les touches mais une que l’on ne maîtrise pas et c’est Jean-Bernard Pujol, ailier gauche qui en profite pour relancer de 30 mètres sur son aile, il tape à suivre jusque dans les 22 mètres du BO, pression sur l’arrière Kylan Hamdaoui…. Ecochard se saisit du ballon… En-avant. Quelle occasion manquée !

A la 20e, des 24 mètres à gauche, Le Bourhis suppléera Lucu (qui a ressenti un coup sur le tibia) et passera la pénalité (6-3). L’USAP fait preuve de caractère mais l’on sait que parfois à l’extérieur, il faut tenter les pénalités qui sont offertes pour prendre les points et non pas les touches car celles-ci n’apportent presque rien. A la 27e, après une énième touche justement, on combine entre Cokagi et Puikala et Le Bourhis intercepte la passe, file sur 20 mètres presque à la ligne médiane mais Charles Gimenez ne peut suivre… Quel dommage !

A la 32e, une scène de boxe a lieu après que Lucu transforme une pénalité (9-3) suite à une faute au sol de l’USAP. Adréa Cokagi, ailier droit de Perpignan fait mine de marcher sur Jean-Baptiste Singer, deuxième ligne local, qui se relève et lui assène une volée de coups de poings et ne semble plus rien maîtriser. L’arbitre tranche et donne le rouge à Cokagi et jaune à Singer. Avant la mi-temps, Ecochard des 26 mètres à droite passe la pénalité suite à une faute sur maul (9-6).

40e et reprise. Mathieu Bélie est remplacé par Paul Marty (suspicion de blessure à l’épaule), Mathieu Guidicelli, pilier biarrot s’est blessé au coude en première période. Lucu aggrave encore le score (12-6) à la 44e. Une minute plus tard, Julien Farnoux l’arrière de l’USAP a l’occasion de recoller au score des 50m mais son coup de pied est trop court. Si Bélie devait tout tenter en première mi-temps, le manager Christian Lanta a bien demandé à Farnoux de prendre plus de responsabilités au pied pour le second acte. A la 50e, ce même arrière inscrira l’essai de l’espoir, transformé par Ecochard (12-13) suite à un malheureux cafouillage de Hamdaoui dans son en-but qui perd ses appuis et ne peut aplatir correctement pour un renvoi au 22. Six minutes plus tard, on rentre sur le côté du regroupement assez violemment côté catalan et Lucu des 28 mètres à droite passe la pénalité (15-13). A la 60e, Ecochard répond encore des 38 mètres dans l’axe (15-16), un score qui n’aura pas le temps de leur profiter puisque trois minutes plus tard, un essai de pénalité (suite à un regroupement ?) est accordé (22-16). Tout se décante très vite et Ecochard rajoutera trois points suite à un hors-jeu (22-19) et c’est une rencontre débridée en terme de fautes et non plus de jeu.

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Le demi de mêlée et buteur côté Perpignan, Tom Ecochard

A partir de la 70e, le BO échappe vraiment à la correctionnelle, car Paul Marty a l’occasion d’arracher un match nul mérité (à 15 contre 12 pendant un temps du match) mais des 46 mètres, il est bien trop court. La dernière mêlée pour le BO sur les 40 mètres avait de quoi donner des sueurs froides. C’est côté gauche que les Biarrots semblent écrouler la mêlée… Mais l’arbitre donne une pénalité pour les locaux et c’est terminé sur ce coup de pouce du destin.

A noter

Après Mont-de-Marsan, Perpignan n’est pas passé loin non plus de l’exploit. D’une part, parce que les Catalans ont tenté trop de choses en jouant la touche plutôt que d’être pragmatiques avec des points au pied. D’autre part, ils n’ont pas eu de chance sur une dernière banderille de Jean-Bernard Pujol : suite au loupé de Lucu sur une chandelle devant ses 22, il donne l’occasion à l’ailier de lober la défense, en poursuivant au pied. Il faut un retour in-extremis de Hamdaoui pour ne pas accorder l’essai. Tom Ecochard a passé tous les points, Julien Farnoux comme Paul Marty auraient pu forcer la décision sans leurs échecs.
Les Biarrots sont miraculés. Plein d’envie mais approximatifs dans le dernier geste. C’est encore Maxime Lucu (malgré un échec) qui sauve son équipe au pied.Yohan Le Bourhis a été présent (bon dans la distribution, une interception, appliqué pour trouver les touches) bien que lessivé en fin de match. Alexandre Roumat a été bon, lui dans les airs.

Pierre-Alexandre Carré (@carr_pierre64)

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