35 nations de plus en un siècle de mondial

HISTOIRE. Coupe du Monde. En 1930, treize sélections ont pris part à la première édition. Le Mondial accueillera désormais, dès 2026, un quart des équipes du monde entier. Est-ce trop ?
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Gianni Infantino, une bonne tête de vainqueur. Crédit : Reuters.

Le mardi 10 janvier, une nouvelle page de l’Histoire du football s’est écrite, de la plume de Gianni Infantino. Plus de deux décennies après l’intronisation d’une coupe du monde disputée par 32 nations, le contingent va, dès 2026, se porter à 48. Une sacrée révolution dans le monde du ballon rond. Certes, le président de la FIFA affirme que ce système élargi permettra toujours un parc de 12 stades et que cela n’engendrera pas de coûts supplémentaires d’organisation, que du contraire, lorsqu’on évoque les retombées télévisuelles astronomiques qui accompagneront les 16 nouvelles équipes.

13 équipes en 1930

Mais pour les quelques contemporains de la première édition du Mondial, il y a de quoi être surpris. Je vous parle d’un temps que les moins de 90 ans ne peuvent pas connaître. L’Europe en ce temps-là, n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui. Seuls les invités Français, Belges, Roumains et Yougoslaves ont traversé l’Atlantique. Les autres provenaient d’Amérique. Parce que le pays fêtait son centenaire et qu’il était double tenant du titre olympique, l’Uruguay avait le privilège de tenir la première édition d’une Coupe du Monde qui se faisait attendre depuis 1906 et l’organisation avortée de la Suisse. 13 équipes s’y sont affrontées et où l’Amérique latine a dominé les débats avec la victoire finale des locaux.

Quatre étés plus tard, il faut passer une séance de qualification pour accéder à la phase finale où 3 formations supplémentaires viennent étoffer le tournoi disputé en Italie, sous l’œil de Mussolini. Une époque où les dictatures s’offraient les grands événements planétaires. Une époque et une pratique pas si révolues, quand on sait que la Russie de Poutine et le Qatar se partagent les prochains mondiaux, en attendant la Chine d’ici peu. À nouveau, jouer à domicile constitue un avantage et la Squadra, de noir vêtu, rempli la deuxième ligne d’un palmarès qui n’est qu’à ses prémices.

Les éditions se succèdent et le nombre de participants fluctue légèrement mais gravite autour des 16. Ce n’est qu’en 1982 que le quota va subitement grossir. Entre-temps, la Coupe Jules Rimet, volée lors en 1966 en Angleterre, est remplacée par celle que nous connaissons aujourd’hui. Élue sous la pression franquiste, l’Espagne organise le tournoi qui verra également l’apparition des tirs aux buts et qui sera diffusé, pour la première fois, sur les 5 continents. C’est dans ce contexte de mondialisation que le tournoi s’étend à 24 prétendants.

Et 32 + 16 qui font 48

La suite, on la connaît. En 1998, on a franchi le cap des 32 formations et bientôt, il faudra en ajouter 16 de plus. Il s’agira du plus grand bond avec 33% d’augmentation, à égalité avec le passage à 24 pays en 1982, sauf qu’ils n’étaient que 24, soit deux fois moins. La phase finale 2026 recensera, aussi, près d’un quart des équipes du monde entier, contre 16% actuellement. Il sera, évidemment, plus aisé de participer à la plus populaire compétition planétaire. Mais tout compte fait, cela reste tout de même moins facile qu’en 1934. Cette année-là, une équipe sur deux obtenait son ticket pour la fête du mois de juin.

Julien Detroz (@juliendetroz)

About Julien Detroz

Conseiller de rédaction Culture Sport Journaliste Culture Sport cyclisme Journaliste en cyclisme Sudpresse Journaliste sportif La Meuse Namur Journaliste sportif MAtélé Facebook: Julien Detroz Twitter: @juliendetroz Admirateur de Rodrigo Beenkens. Affamé de sport et fervent suiveur du cyclisme. Journaliste qui n'hésite pas à mouiller le maillot, sur un vélo. Croque la vie à pleine dent. « Fais de ta vie un rêve et d'un rêve, une réalité. »

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