cultureSPORT a testé pour vous… le nouveau Liège-Bastogne-Liège

Liège-Bastogne-Liège a beau être la Doyenne des classiques, elle n’en reste pas moins vulnérable aux changements de parcours. En 1892, lorsque Léon Houa revenait triomphant de son aller-retour jusque Bastogne, c’était en empruntant le même chemin, en sens inverse. Plus d’un siècle de course s’est écoulé, depuis, et la course ardennaise n’en a pas fini de muer. Que ce soit volontaire, ou non. cultureSPORT a enfourché sa monture pour découvrir les subtilités de la course de dimanche.
cultureSPORT Liège Bastogne Liège 2016

Liège-Bastogne-Liège version 2016. Crédit : Kåre Dehlie Thorstad/ASO.

Stavelot, bourgade encaissée dans le confluent entre l’Amblève et l’Eau Rouge et délimitée par le Col du Stockeû et la côte de la Haute-Levée, est – actuellement – impraticable. Des travaux rendent impossible le passage de courses cyclistes. Malheur pour Liège-Bastogne-Liège, forcé d’oublier sa légendaire trilogie des côtes, ouvrant généralement les premières velléités. ASO s’est creusé la tête pour trouver une alternative. Les rumeurs évoquaient un passage vers l’ouest et la terrible côte des Hazalles. C’est finalement à l’est que le peloton basculera. Comme les pros, nous entamons notre reconnaissance à Vielsalm, à proximité de l’ascension de Wanne. Sauf qu’on bifurque, désormais, à droite, en direction des Cantons germaniques. L’occasion de rappeler que la Belgique est trilingue, avec les francophones et les néerlandophones. Après Recht, on plonge vers Pont, un petit village où un raidard se profile après une épingle et une courte descente. La côte est étroite, on a déjà connu meilleur revêtement. Et, l’air de rien, elle fait mal, d’autant que le sommet est dénué d’arbres. Le vent s’expose et rend la tâche encore plus délicate. Puis, au prix d’une succession de virages, la côte de Bellevaux se dresse rapidement. Plus large et en meilleur état, elle est plus agréable, d’autant qu’elle surplombe la région.

La côte de la Ferme Libert, probablement l’ascension la plus dure de cette 103e édition

Malmédy nous attend, en bas de la descente sinueuse. Direction Bevercé et sa côte de la Ferme Libert. Lorsque l’on quitte la grand-route pour prendre à gauche dans un goulot délicat, une chapelle siège au pied, comme une ultime prière avant l’enfer. La montée est réputée difficile, le peloton va y découvrir un calvaire. Probablement l’ascension la plus dure de cette 103e édition. Certes, abritée dans la forêt, loin de la banderole d’Ans, mais raide et interminable. Il y a de quoi faire pour mettre le feu à la course. Et si la Ferme Libert désigne le sommet, il faut encore se farcir une succession de bosse à 8%, notamment en longeant le circuit automobile de Spa-Francorchamps. C’en sera, alors, terminé de cet itinéraire bis, appelé à disparaître dès que Stavelot sera praticable. Parce que le caractère historique de l’ancienne trilogie prévaut sur la difficulté de cette virée vers l’est.

cultureSPORT Liège-Bastogne-Liège 2016

Michael Albasini, suivi de près par Rui Costa (maillot de champion du Portugal sur les épaules) et de Samuel Sanchez (à droite), lançait les hostilités à quelques hectomètres de l’arrivée. Crédit : Kåre Dehlie Thorstad/ASO.

Ensuite, on revient sur le parcours traditionnel. Col du Rosier, toit de la Doyenne, le roulant Col du Maquisard, la plongée sur Remouchamps, l’incontournable Redoute, le facile Thier du Hornay, la côte de la Roche aux Faucons via Hony et la plongée sur Liège et le stade du Standard. Puis, la traditionnelle côte de Saint-Nicolas qui arpente le flanc mosan. Pour les coureurs, elle désignera l’ultime portion propice aux offensives. Sinon, il faudra se coltiner le sprint au sortir de la côte d’Ans. On abandonne, donc, la Rue Naniot et ses pavés, qui ont rendu l’édition précédente encore plus attentiste, bien qu’elle ait forgé la décision.

Un duel Gerrans-Valverde ?

Et, lorsque l’on se remémore les finales similaires en 2014 et 2015, on peut craindre un sprint en terre liégeoise. Rien que d’y penser, Simon Gerrans et Alejandro Valverde s’en frottent les mitaines. Par contre, Tim Wellens et Romain Bardet se demandent comment fausser compagnie à un peloton au niveau trop homogène. Il existe pourtant une solution. Et elle est chevaleresque. Pourquoi ne pas mettre le feu aux poudres dès la Ferme Libert ? Pour un scénario à la Philippe Gilbert sur le dernier Tour des Flandres, on en salive déjà !

Julien Detroz (@juliendetroz)

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About Julien Detroz

Conseiller de rédaction Culture Sport Journaliste Culture Sport cyclisme Journaliste en cyclisme Sudpresse Journaliste sportif La Meuse Namur Journaliste sportif MAtélé Facebook: Julien Detroz Twitter: @juliendetroz Admirateur de Rodrigo Beenkens. Affamé de sport et fervent suiveur du cyclisme. Journaliste qui n'hésite pas à mouiller le maillot, sur un vélo. Croque la vie à pleine dent. « Fais de ta vie un rêve et d'un rêve, une réalité. »

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