La semaine du reste de leur destin

RUGBY. Pro D2. C’était vendredi 28 avril, le match de l’espoir et le dernier à domicile pour le Biarritz Olympique à Aguiléra. Espoir, car il permet aux locaux de croire encore à une qualification pour les demies.En étant 7e avec 72 points, une victoire bonifiée était nécessaire face à Aurillac, non loin derrière à la 8e. C’est chose faite avec un score sans appel (41-8) mais tout reste encore à faire dans cette semaine si capitale pour le reste de leur destin.
biarritz aurillac

Les biarrots ont eu fort à faire contre Aurillac à l’image de Guiry au placage

Le film de la rencontre

20h30. Le temps frais et ensoleillé, 14 degrés. Les locaux sont en maillot rouge et blanc, les Aurillacois sont en bleu marine et rouge. Dès la première minute, la première mêlée du match est pour le BO dans les 22 mètres, côté droit, le long de la ligne de touche et Maxime Lucu ouvre sans trembler le score (3-0). C’est son frère Ximun qui se montrera incisif dans la ligne sur 30 mètres, le jeu se construit et deuxième pénalité où ils choisissent la touche (6e) mais Baptiste Hezard, deuxième ligne cantalou contre bien.

A la 10e, Aurillac égalise à 3-3 des 35 mètres par Maxime Petitjean, par un coup de pied haut, porté par le vent dans le dos. En l’espace de deux minutes, la rencontre aurait pu basculer sévèrement, d’abord : Vaka récupère un bel engagement mais échappe le ballon en suivant, permettant à Alexandre Luatua de relancer, sans conséquences. Puis Théo Dachary est coupable d’un placage à retardement sur Maxime Petitjean, non sanctionné. Quelques minutes après Guiry amorce un autre contre, Yohan Le Bourhis poursuit jusqu’à ces 40 mètres et Vaka est plaqué haut. L’indiscipline encore, avec un gros placage de Charles Gimenez lancé sur Luatua, sanctionné d’un carton jaune. A 14, les locaux encaisseront un essai par Vaccaril (copie conforme de Mathieu Bastareaud, au poste du numéro 8) à la suite d’un maul bien construit (3-8, transformation manquée). Lucu donnera l’occasion de recoller au score à la 23e après une faute de Maituku, le troisième ligne (6-8).

A la 25e, les Cantalous jouent vraiment décomplexés et Maxime Petitjean tentera même un drop, malheureusement manqué. Entre la 27e et 35e, les rucks sont disputés, les occasions souffrent de nombreuses approximations des deux côtés. Luatua, X.Lucu tentent à eux seuls, de trouver des intervalles, d’être incisifs mais le score n’évolue plus. Les mêlées sont difficiles à jouer et les premières lignes sont pénalisées lourdement par deux fois de cartons jaunes (on envisage même d’en simuler). Le même Ximun Lucu, est récompensé de son activité en cette première période, d’un essai (11, puis 13-8 à la mi-temps) après un bon temps de jeu au large.

Dans ce premier acte, tout y était : cartons, gros placages, occasions manquées, essais. Les Cantalous ont été rugueux en défense en essayant de couper les extérieurs biarrots, et ambitieux dans le jeu mais attention à la fatigue…

Hommes de la première mi-temps

Ximun Lucu : ++

Alexandre Luatua : ++

En deuxième période, c’est au contraire une avalanche d’essais qui s’augure. Maxime Lucu, comme depuis le début de la saison décide de mettre sa rage et son dynamisme à la construction du jeu et dejà Le Bourhis marque un essai sous les poteaux (46e, 20-8, transformé par Lucu) suivi par Alexandre Roumat (53e, 27-8, transformé), lui qui a été longtemps coffré et ciblé par la défense auvergnate lorsqu’il attaquait la ligne en première mi-temps. Deux minutes plus tard, Le Bourhis signe son doublé sur une contre-attaque de 60 mètres avec au départ des 22 : Hamdaoui qui perce, qui transmet au relais à X.Lucu, qui lui-même donne à son ouvreur qui conclue (55e, 34-8). Pour parachever le feu d’artifice, à la 60e, le même Hamdaoui d’un coup de pied rasant astucieux permet à Vaka, d’aplatir et de porter le score à 41-8.

Les visiteurs par l’intermédiaire de Segonds (ouvreur), Nanette (demi de mêlée), Lilomaiava (ailier) et Gaveau (ailier gauche) tenteront de marquer jusqu’au bout, pour la beauté du jeu, mais ils n’y arriveront jamais.

Un match qui résume totalement, les 15 ans de carrière de David Roumieu, retraité en fin de saison : apathiques en première mi-temps, de l’âpreté et du combat, puis en deuxième, de l’euphorie et de l’envie… Auteur même d’un coup de pied par-dessus pour lui-même le long de la ligne de touche des 40, à deux doigts de le récupérer… Bayonnais chez les Biarrots, Biarrot chez les Bayonnais, adoubé dans les deux camps… Dernier «Mont» à gravir, pour «La Roume» et ses copains.

Hommes de la seconde mi-temps

Hamdaoui : ++

Le Bourhis : ++

( dans l’ordre : Maxime Petitjean (ouveur Aurillac) ; Pierre Gaveau (ailier Aurillac) ; David Roumieu (talonneur Biarritz)

Pierre-Alexandre Carré (@carr_pierre64pa.carre@culturesport.net)

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