L’AS Bayonne a soulevé son « bout de bois » (1/2)

RUGBY. Elite 2 féminine. Après dix-sept matchs, les Basques ont soulevé le tant attendu bouclier. Les championnes de France se tournent désormais vers le Top 8.

cultureSPORT AS Bayonne 2016 2017

Crédit : compte Twitter de l’AS Bayonne / @asbayonne.

Elles ont célébré ce titre comme il se devait. Dimanche après-midi, les Bayonnaises ont décroché la seizième victoire de leur saison à Béziers. La plus belle, incontestablement. En disposant, presque facilement, de Sassenage (34-10), elles ont conclu leur année quasi-parfaite (une seule défaite en phase régulière contre Lons) sur un ultime festival offensif (cinq essais pour l’ASB contre deux pour les Amazones grenobloises). « Au coup de sifflet final, ça a été l’explosion pour tout le monde, lance Céline Héguy. On a ressenti un mélange de libération et de joie intense. Dans ses encouragements d’avant-match, Eva, une ancienne joueuse, nous avouait que des émotions comme celles-là, on ne pourrait les vivre qu’à ce moment-là. Il fallait donc en profiter. » C’est pourquoi les joueuses basques ont tenu à maintenir leur rituel une fois le titre assuré. « Celui d’aller chanter notre chanson « Baionaa ouu » – écrite par les soeurs Aguerre, qui ont joué au club – devant nos supporters. Ils se sont déplacés en nombre et ont parfaitement joué leur rôle de seizième homme », avoue la trois-quarts centre.

Petit tour dans Bayonne au petit matin

Sur les coups de 17 heures, les Neskak ont donc pu soulever le bouclier tant espéré dans les tribunes du stade de la Méditerranée. « Tout le monde attend et rêve de l’accrocher au milieu de son salon, concède Héguy. Même s’il est assez lourd, je vous assure que personne n’a eu de mal à le soulever. » Joueuses, staff, dirigeants et supporters se sont ensuite rejoints autour de « ce bout de bois » pendant le « petit apéritif » visiblement crucial afin d’éviter « la déshydratation », blague Héguy. Des chants, danses et embrassades « à n’en plus finir » ont également ponctué cet embryon de fête. Après 500 bornes de transfert de l’Hérault jusqu’au Pays basque, tout ce petit monde s’est rassemblé « à la casemate pour continuer de fêter ça dignement. » Attaquées à 2 heures, les festivités se sont terminées au petit matin avec un petit tour dans les rues de Bayonne. « On ne réalise toujours pas, avouait par textos une Céline Héguy aphone. C’est énorme ce que nous sommes allées chercher toutes ensemble. On savoure pleinement. »

cultureSPORT AS Bayonne Béziers

Crédit : compte Twitter de l’AS Bayonne / @asbayonne.

La règle des 3C : courage, combat et copines

Déjà sacrée en 2014, l’internationale aux quinze sélections n’a pas vu de différences entre ces deux saisons victorieuses. « Sauf le fait de faire partie des plus vieilles à ce jour, sourit-elle. Bien évidement, il eu du changement au niveau du dispositif de jeu avec un changement d’entraîneurs et de joueuses, mais les valeurs sont restées les mêmes. La règle des 3C – courage, combat et copines – nous suit toujours à ce jour. Aujourd’hui, on sait bel et bien qu’on accède à l’élite, ce qui n’avait pas été le cas il y a trois ans malgré le titre. » En glanant un nouveau championnat de France, l’AS Bayonne a décroché un ticket direct pour le Top 8 la saison prochaine. « Pour l’instant on n’y pense pas trop, déclare Ingrid Amigorena. Mais pourquoi ne pas se maintenir ? Il y a moyen, surtout si on passe en Top 16 », pense la capitaine. « On n’a pas encore les éléments concernant l’organisation du championnat, poursuit Héguy. On va en savoir un peu plus dans les semaines à venir. Les entraineurs se chargeront du recrutement pour avoir un groupe prêt. On sait que ça sera compliqué mais on compte bien se placer malgré tout en challenger. Il y a de grosses écuries en élite mais il y a de la place pour tout le monde. » Une chose est sûre, l’ASB va rester soudée. « On a un vrai groupe de copines mais c’est dans l’ADN du club, assure Amigorena. On a toujours été comme ça ici. C’est naturel. » La meneuse de la troupe l’assure, c’est grâce à cette osmose que l’effectif bayonnais est parvenu à décrocher ce fameux bouclier.

Nicolas Gréno (@nicolasgrenon.greno@culturesport.net)

About Nicolas Gréno

Créateur & rédac' @cultureSPORT depuis mai 2009. Correspondant sportif Sud Ouest. Passé par le DU Journalisme à l'UPPA. Contact : n.greno@culturesport.net

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