EuroBasket féminin : Le chemin vers Tokyo passe par la République Tchèque

BASKET. Euro féminin 2017. Avant le lancement de la compétition dans un peu plus de deux semaines, en République Tchèque, les Bleues ont répété leurs gammes sur la Côte basque.
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Crédit : Karine Pierret-Delage/Ville d’Anglet.

Comme l’an passé, juste avant les Jeux Olympiques de Rio, l’équipe de France féminine est (re)venue au Pays Basque pour préparer, au mieux, sa future grande échéance internationale, à savoir l’EuroBasket. « On aura passé onze jours, ici, sur Anglet, dans des conditions optimales, nous avoue Valérie Garnier. Durant ce stage, on a essayé de remettre tous les états de forme au même niveau et on a tenté de travailler collectivement parce que l’Euro, c’est vraiment pour très bientôt. »

Effectivement. Afin de jauger l’état de forme et les nouvelles consignes mises en place, le staff tricolore, qui a élargi et rajeuni le groupe (1), a décidé de planifier cinq matchs amicaux quelques jours avant le début du championnat continental. « C’est un choix, souligne la coach des Bleues. A l’arrivée, il n’y en a pas beaucoup, mais ça sera vraiment un gros moment de travail pour nous. »

Les coéquipières de Céline Dumerc, qui vit actuellement sa dernière campagne en équipe de France, vont entamer leur triptyque bordelais dès demain face à l’Ukraine avant d’enchaîner contre le Canada (jeudi) et le Monténégro (vendredi). « Les Braqueuses » s’envoleront ensuite pour Mulhouse, où elles joueront face à l’Italie et à l’Espagne (9 et 11 juin), puis, une fois arrivées en République Tchèque, enchaîneront avec leur toute première rencontre officielle contre la Slovénie, le 16 juin, à Prague.

Un résultat immédiat

« En tant que sélectionneuse, j’ai une double mission : préparer la nouvelle olympiade et décrocher un résultat immédiat à l’Euro. C’est la raison pour laquelle on retrouve des joueuses expérimentées (NDLR : Céline Dumerc, Gaëlle Skrela, Endy Miyem) dans l’effectif. » Leur expérience ne sera pas de trop. « Elles vont pouvoir encadrer les jeunes pousses » qui tenteront d’arracher leur qualification pour les prochains Mondiaux (22-30 septembre 2018). « Lors de cet Euro, nous aimerions également aller le plus haut possible sans avoir de regrets comme on a pu en avoir lors des deux dernières campagnes (NDLR : deuxièmes en 2013 et 2015). »

Avec huit jours de compétition en moins, « cette édition sera beaucoup plus courte qu’en 2015, explique Valérie Garnier. Cet Euro très regroupé peut nous amener à un total de six ou sept matches, contre dix il y a deux ans. Avec une prépa et un Euro plus court, de la pertinence est immédiatement attendue. »

(1) Le groupe est, aujourd’hui, passé de 16 à 14 joueuses. Marième Badiane et Lisa Berkani n’ont pas été retenues pour la suite de la préparation.

Valérie Garnier : plus de temps en équipe de France ?

Après six années passées à entraîner Bourges, Valérie Garnier (qui a décroché trois titres en Ligue Féminine dans le Cher) ne sera plus la coach des Tango la saison prochaine. « C’est une fin de cycle, assure-t-elle. C’était un désir commun d’arrêter de travailler avec Bourges. En plus, j’étais en fin de contrat. Le club avait très certainement envie de changer aussi. » La Choletaise d’origine, sous contrat avec la FFBB jusqu’en 2020, consacrera-t-elle l’intégralité de son temps à l’équipe de France ? Réponse « après l’Euro ».

Nicolas Gréno (@nicolasgrenon.greno@culturesport.net)

About Nicolas Gréno

Créateur & rédac’ @cultureSPORT depuis mai 2009. Correspondant sportif Sud Ouest. Passé par le DU Journalisme à l’UPPA. Contact : n.greno@culturesport.net

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