Anthony Roux prêt pour les Europe

CYCLISME. Septième de la Clasica San Sebastian, Anthony Roux a parfaitement terminé sa préparation pour les Championnats d’Europe, où il a été sélectionné pour la course en ligne, et le contre-la-montre.
cultureSPORT Anthony Roux FDJ

Crédit : page Facebook Anthony Roux cycling.

A l’heure du chassé-croisé des vacances d’été, Anthony Roux se pose en véritable aoûtien, à l’image de la saison 2016, où il avait, après avoir participé au Tour de France,  collectionné performances  sur les courses majeures du calendrier (11e sur la Clasica San Sebastian, 5e du contre-la-montre des championnats d’Europe, 3e au Grand prix de Québec et 9e au Grand Prix de Montréal). Absent de la Grande boucle cette année, le coureur de la FDJ aborde les festivités aoûtiennes particulièrement frais, ce qui n’a pas échappé à Cyrille Guimard. Le nouveau sélectionneur de l’équipe de France  a retenu Anthony Roux pour les deux épreuves du championnat d’Europe :  le contre-la-montre et la course en ligne (le 3 et le 6 août). « La sélection n’était pas vraiment une surprise, surtout pour le contre-la-montre. J’ai été prévenu assez tôt par Marc Madiot (le manager de la FDJ), et j’avais fait cinquième l’an dernier, donc j’avais de bonnes chances, même s’il aurait pu prendre le Champion de France, Pierre Latour. »

Avant de s’envoler pour le Danemark, Roux a terminé sa préparation par la Clasica San Sebastian. « La préparation est quasiment faite, mais c’est toujours bien de la peaufiner sur une classique une semaine avant, avec 230 kilomètres assez intenses. » D’autant que l’épreuve lui convient particulièrement bien. « C’est une course que j’apprécie et qui me motive. Samedi nous avions deux cartes à jouer avec Thibaut Pinot et moi-même. Comme prévu ce fut une course d’attente, où il a fallu se préserver pour espérer faire la meilleure place possible à l’arrivée.

Bis repetita ?

Attente, c’est le mot. Telle une 22e étape du Tour de France, l’échappée a été formée dès le premier kilomètre, puis la course a été contrôlée par la Sky jusqu’à la deuxième ascension du fameux Jaizkibel, à un peu moins de 60 kilomètres de l’arrivée. Le tempo du peloton s’est  brutalement accéléré sous l’impulsion des Sky et Cannondale, au point de reprendre les 2’40 qui le séparait des échappés et n’a pas faibli dans l’Arkale. « L’équipe a beaucoup travaillé tout au long de la course, pour nous mettre dans les meilleures dispositions. Malheureusement, au moment d’aborder la dernière ascension (le Murgi Tontorra, NDLR) nous avons été esseulés avec Thibaut Pinot, nous avons dû prendre un peu de vent. Ensuite, on a géré notre montée derrière les plus costauds, puis dans la descente, Thibaut a fait un très gros travail pour me ramener sur le deuxième groupe. » Anthony Roux réglait le sprint du groupe, comme en 2016, pour s’offrir une belle 7e place.

cultureSPORT Anthony Roux

Crédit : page Facebook de l’équipe cycliste FDJ.

Si la trame de l’an dernier perdure, c’est de bon augure pour le chrono des Europe, où il s’alignera encore une fois avec ambition. « Les sensations sont très bonnes. Je n’y vais pas avec un objectif précis, il y a de grosses pointures à battre, mais j’essaierai de faire le meilleur chrono possible, et on verra où ça nous mènera ». Trois jours plus tard, place à la course en ligne, où l’équipe sera articulée autour de Bryan Coquard. « Je n’ai pas encore bien regardé le circuit, mais il propose un dénivelé très faible. A priori, on part plutôt vers un sprint, mais beaucoup de paramètres peuvent rentrer en jeu comme les conditions météos ou le déroulement. On verra avec le sélectionneur quel sera mon rôle. » Le circuit de 20 km sera en effet quasiment tout plat, au contraire de la Vuelta, dernier gros morceau estival pour Antony Roux. « Si je peux, j’aime bien faire au moins un grand tour par saison. Au départ, le Giro était prévu mais j’ai dû renoncer, du coup ce sera la Vuelta. » Il devrait avoir quelques bons de sorties, histoire de bien prolonger l’été jusqu’en septembre, où il avait connu sa plus belle victoire sur la 17e étape de la Vuelta, en 2009.

Adrien Toulisse (@adritoul) avec N.G., à San Sebastian (Guipuzcoa), le 29 juillet

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