Groupe C : l’Espagne se ballade

Facile vainqueur de l’Irlande, l’Espagne affrontera lundi prochain la Croatie dans un duel décisif pour la première place. De leur côté, les Italiens, qui n’ont pu faire mieux qu’un match nul face aux hommes de Slaven Bilic, devront l’emporter face à des Irlandais dors-et-déjà éliminés tout en espérant un résultat autre qu’un match nul dans l’autre rencontre de la poule.

Italie – Croatie 1/1

L’interrogation d’avant match résidait en une question : l’Italie, qui avait parfaitement sue jouer le contre face à l’Espagne, allait-elle faire évoluer son schéma de jeu ? La réponse de Prandelli est négative. Le sélectionneur italien reconduit le même onze ayant obtenu le point du nul lors de la première journée. En face, les Croates sont également les mêmes que ceux qui ont triomphés de l’Eire (3-1) lors du premier match. Avec un doute : le défenseur central Gordon Schildenfeld, qui profite du forfait sur blessure de Dejan Lovren, et qui n’avait pas rassuré face aux Irlandais, allait-il tenir le choc devant un adversaire d’un tout autre calibre ? Eh bien non. Le joueur de l’Eintracht Frankfurt a souffert face à la vitesse des attaquants Italiens et ses interventions sont à mettre dans la catégorie « se trouer n’est jamais loin ». La confrontation entre les deux outsiders de ce groupe C s’est avéré être un match plaisant à suivre. A peine deux minutes de jouer que Mario Balotelli, décoche un tir qui passe de peu à côté du montant droit de Pletikosa. « Super Mario », qui avait été critiqué à raison pour sa médiocre prestation face à l’Espagne, produit un match de bonne facture. Le bas blesse pour ce qui est du réalisme. L’attaquant de Manchester City frappera au but pas moins de six fois, ne cadrant que deux de ses tentatives. Un cadre que ne trouve pas non plus Marchisio (10e) dont la frappe des 25m passe de peu à côté de la lucarne. A la 19e, les Croates auraient du obtenir un pénalty : Chiellini agrippe Jelavic par le bras. Le buteur d’Everton s’écroule mais Howard Webb siffle contre le joueur de 27 ans. A la demi-heure de jeu, Thiago Motta fait admirer sa qualité de passe : d’un ballon piqué par dessus la défense, il alerte Cassano dont la frappe du droit n’inquiète pas le gardien. Les Italiens dominent mais ne concrétisent pas. Arrive alors la 39ème minute et ce coup franc, juste devant la surface sur la gauche. Ne cherchez pas, c’est pour le maître : Andrea Pirlo. Le stratège de la Juventus, enroule de son pied droit, Pletikosa est battu (1-0). Score logique à la mi-temps. Les Croates essaient d’attaquer mais se heurtent à une charnière centrale impériale dans les airs. Les Croates reviennent des vestiaires avec la volonté d’égaliser rapidement. La Squadra Azzura abandonne la possession, se contentant de défendre et de contrer. Un manque d’ambition qui fini par être fatal. Sur un centre venu de la gauche, Strinic trouve Mandzukic dans la surface de réparation. Le buteur de Wolfsburg contrôle de la poitrine et enchaîne avec une frappe taclée qui, aidée par le poteau, trompe Buffon (1-1 ; 72e). C’est son troisième but dans la compétition. Il vient consacrer son excellente seconde période. Il peut remercier Chiellini pour son erreur d’appréciation et son laxisme. Evidemment à un partout, les joueurs de Prandelli se remettent à jouer. Trop tard, le score reste figé. Les Italiens ne pourront s’en prendre qu’à eux mêmes.

Composition des équipes

Italie : Buffon, Bonucci, De Rossi, Chiellini, Maggio, Marchisio, Pirlo, Motta (rp Montolivo 63e), Giaccherini, Cassano (rp Giovinco 83e), Balotelli (rp Di Natale 69e)

Entraineur : Cesare Prandelli

Croatie : Pletikosa, Srna, Corluka, Schildenfel, Strinic, Rakitic, Modric, Vukojevic, Perisic (rp Pranjic 68e), Jelavic (rp Eduardo 83e), Mandzukic (rp Kranjcar 90e)

Entraineur : Slovan Bilic

Buts : Pirlo (39e) pour l’Italie et Mandzukic (72e pour la Croatie)

Torres en grande forme avec l’Espagne

Espagne – Irlande  4/0

Si l’Euro se gagnait en tribunes, il ne fait aucun doute que le trophée irait à l’Eire tant ses supporters ont fait preuve de la même ferveur du début à la fin de la rencontre. Dommage car sur le terrain c’est tout autre chose : l’Irlande est probablement la sélection la plus faible du tournoi. Et quand l’adversaire du soir n’est autre que l’Espagne, les limites et lacunes, se font plus nettes. D’autant que cela faisait longtemps que la Roja n’avait pas affiché une telle maîtrise. Dans cette opposition de style entre le kick and rush et le jeu de passes courtes et rapides, l’Espagne a confisqué le ballon (plus de 70% de possession !) et l’a utilisé de fort belle manière. Quand les Irlandais parvenait à récupérer la balle, le pressing ibère rendait toute relance impossible et la gonfle retournait rapidement dans les pieds des coécipiers de Xavi. Au final, c’est une victoire éclatante de la Roja (4-0). Un triomphe qui s’est très vite dessiné. Dès la 4ème minute, Fernando Torres, préféré par Del Bosque à Fabregas, est magnifiquement servi dans la surface de réparation par Iniesta. L’attaquant de Chelsea contourne Ward avant d’envoyer un missile sous la barre de Shay Given (1-0). Durant les quarantes minutes suivantes, les espagnols déroulent. Ils se créaient de nombreuses occasions mais sans résultat. Au retour des vestiaires, ils accélerent encore un peu et Silva double la mise. Après que Given ait repoussé des poings une frappe d’Iniesta, le ballon revient dans les pieds du meneur de jeu de Manchester City. L’ancien valencien évite le retour de deux défenseurs et place une frappe tout en finesse sur la gauche du gardien irlandais qui, malgré sa détente, est battu (2-0). Les Irlandais sont asphyxiés et leurs incursions dans le camp espagnol trop rares. A la 55ème, Xavi fait briller le portier adverse. Son tir à bout portant est détourné par la main droite du vétéran de la sélection du Trèfle. Le portier d’Aston Villa repousse donc l’échéance du troisième but. Un quart d’heure plus tard,  la sentence fini par tomber : servi à la limite du hors-jeu par Silva, Torres ajuste du droit Given (3-0 ; 70ème). C’est un doublé pour lui. Le capitaine Robbie Keane tente de sauver l’honneur de sa patrie mais il voit sa frappe croisée détournée par Casillas (75ème). Entré en jeu en lieu et place de Torres à la 74ème minute, Fabregas conclut festival espagnol. Suite à un corner joué à ras-de-terre, le catalan hérite du ballon, sa frappe coup du pied aidée par le poteau gauche finit au fond des filets (4-0 ; 83ème).

Composition des deux équipes :

Espagne : Casillas, Arbeloa, Piqué, Ramos, Alba, Busquets, Xavi, Xavi Alonso (rp Javi Martinez 65e), Silva, Iniesta (rp Cazorla 80e), Torres (rp Fabregas 74e)

Entraineur : Vicente Del Bosque

Irlande : Given, Ward, Dunne, St Ledger, O’Shea, McGeady, Whelan (rp Green 80e), Andrews, Duff (rp McLean 77e), Keane, Cox (rp Walters 46e)

Entraineur : Giovanni Trapatonni

Buts : Torres (4e et 70e), Silva (49e), Fabregas (83e)

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