NBA. Spurs et Rockets au top, les Lakers ratent leurs débuts

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Quatre mois après le sacre de Miami, la NBA a fait son grand retour. Après une grosse semaine de compétition, des tendances commencent doucement à se dessiner. Si San Antonio a pris un départ canon, Los Angeles n’en finit plus de décevoir. Houston et Denver, deux équipes aux fortunes diverses, ont surpris, pas toujours de la façon attendue. Après un premier top/flop des joueurs, Jeff Harden et Antown Jamison en tête, Culture Sport vous propose un autre premier bilan, des franchises cette fois. 

Les Tops :

San Antonio : Trois matchs, trois victoires : le début de saison des Spurs est parfait. Après un succès inaugural à la Nouvelle-Orléans (99-95), la franchise texane a enchaîné face au vice-champion NBA Oklahoma City (86-84), avant d’enregistrer une deuxième victoire à l’extérieur sur le parquet d’Utah (110-100). Emmenée par un très bon Tim Duncan, 20 points – 10 rebonds de moyenne, elle a aussi pu compter sur un Tony Parker en grande forme, auteur du shoot de la gagne contre le Thunder. Et au buzzer, s’il vous plaît. L’équipe, qui a fêté mercredi dernier ses 40 ans d’existence, se classe donc naturellement en tête de la conférence Ouest, comme la saison passée. En l’absence de Manu Ginobili, de retour seulement face au Jazz, l’apport de Kawhi Leonard et de Danny Green s’est fait ressentir. Boris Diaw, dans le cinq lors des trois matchs, a de son côté eu plus de peine à peser sur le jeu de San Antonio, et ce en dépit de ses 30 minutes passées sur le parquet. Opposés à Indiana demain soir, les Spurs entameront ensuite un « road trip » d’une semaine qui les verra affronter les Clippers, Sacramento, Portland puis les Lakers. De gros tests, donc.

Houston : A Culture Sport, on ne donnait pas très cher de ces Rockets quelques jours avant le début de la saison. C’était sans compter sur l’arrivée de Jeff Harden. A peine trois matchs plus tard, le « third pick » de la draft 2009 a déjà mis tout le public texan dans sa poche. 37 points sur le parquet de Detroit, 45 à Atlanta et 24 pour son premier match au Toyota Center contre Portland : les statistiques d’Harden sont impressionnantes. Et heureusement, au final. Car si Jeremy Lin tient pour le moment son rang avec 15 points et 7 passes de moyenne sur les trois rencontres, le reste de l’équipe peine à suivre. Efficace au rebond, le pivot turc Omer Asik a un impact fantomatique sur le scoring, en témoigne son zéro pointé en 35 minutes face aux Hawks. Et il faudra plus qu’un coup d’éclat de Carlos Delfino (15 points à 5/6 à trois points contre Detroit) pour emmener les Rockets en play-offs. Quoi qu’il en soit, avec deux victoires et une défaite en prolongation, la franchise est une des belles surprises de ce début de saison. Elle jouera quatre de ses cinq prochaines rencontres à la maison. L’occasion de confirmer les belles promesses entrevues.

Milwaukee : A quatre victoires des play-offs la saison passée, les Bucks ont semble-t-il passé un cap cette saison. Oublié le départ d’Andrew Bogut, qui avait fait beaucoup de mal à la franchise. Et cap sur 2013. Après une semaine de compétition, Milwaukee pointe en tête de la conférence Est, à égalité avec Orlando et NYC. Pour son premier match, vendredi, la bande à Jennings créait le mini-exploit d’aller s’imposer assez tranquillement à Boston (99-88). Le lendemain, l’équipe du Wisconsin et son meneur, auteur d’un shoot au buzzer exceptionnel pour la victoire, récidivait en écartant Cleveland (105-102). Au-delà de la perf’ de Jennings, qui peut aussi se targuer d’avoir délivré 26 passes décisives en deux matchs, Milwaukee impressionne avant tout par son collectif : six joueurs à plus de 10 points contre les Celtics, cinq contre les Cavaliers. Muets dans le Massachussetts, Mike Dunleavy (29 points, 12 rebonds) et Larry Sanders (17 points, 7 rebonds) ont fait l’étalage du potentiel de la franchise lors de la deuxième rencontre. Le rookie Tobias Harris (18 points), et la paire Udoh-Udrih, 10 points chacun contre Boston, également. Comme on pouvait s’y attendre, le secteur intérieur a plus de mal à convaincre. Samuel Dalembert, dans le cinq à chaque fois, a vu son temps de jeu et ses performances limités. Mercredi, Milwaukee recevra Memphis, avant de se déplacer à Washington et d’affronter une nouvelle fois Boston, cette fois-ci au Bradley Center.

Ils ont eux aussi réussi leurs débuts : New York (2-0), New Orleans, Portland, Miami, Dallas, Golden State, les Clippers, Indiana et Chicago (2-1).

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Les Flops :

Denver : Eliminés au premier tour des play-offs par les Lakers l’année passée (3-4), les Nuggets sont attendus au tournant cette saison. Renforcés par l’arrivée d’un all-star en la personne d’Andre Iguodala, ils ont pourtant raté leurs débuts. Après trois matchs, le constat est amer : si la franchise a accroché le champion en titre Miami (défaite 116-119), elle a complètement déjoué face à Philadelphie (75-84) puis Orlando (89-102). Au-delà des trois défaites, Denver ne se classe que 23ème attaque de la Ligue, avec une moyenne de 93 points par match. Pas vraiment la marque de fabrique de la maison. Iguodala, 11 points contre son ex-équipe des Sixers puis 9 face au Magic, n’a pas encore l’impact espéré. Pour le moment, c’est Ty Lawson, tout juste prolongé, qui porte à bout de bras cette équipe avec 14 points et 6 passes de moyenne. Andre Miller, son remplaçant, n’est pas en reste avec 12 points. En attendant le réveil de Danilo Gallinari, maladroit face à Orlando (5/14) et Miami (3/17), Denver n’a qu’a croiser les doigts. Prochain match demain, face à Detroit.

L.A Lakers : Enfin. Après onze matchs sans victoires (dont huit en préparation), les Lakers « new look » ont remporté leur premier succès, ce dimanche face à Detroit (108-79). Et il était temps. Interrogé il y a quelques jours, la superstar Kobe Bryant avait montré des premiers signes d’agacement : « J’ai gagné assez pour pouvoir dire aux gens : ‘Fermez-là! » Pour Mike (Brown), c’est peut-être un peu compliqué donc je vais le dire pour lui : « fermez-là et laissez-nous bosser !’ » Sans son nouveau meneur Steve Nash mais avec un Dwight Howard des plus inspirés (28 points à 12/14), la franchise californienne a fait taire les critiques. Du moins jusqu’au prochain faux pas. Défaits deux fois sur leur parquet dès l’entame de la saison, face à Dallas (99-91) puis contre les Clippers (105-95), les hommes de Mike Brown n’ont pas eu plus de réussite à l’extérieur, battus par Portland (116-106). Au-delà du bilan bien sûr négatif, c’est la réputation des Lakers qui en a pris un coup, en témoigne la récente déclaration de Blake Griffin : « Avant, les Lakers c’était le rendez-vous de la saison. Maintenant, c’est un match comme un autre ».  Inquiétant ? Non. Hormis Metta World Peace, le trio Gasol-Bryant-Howard a fait mieux que de limiter la casse. Ce Los Angeles là a besoin de temps. Et une fois l’alchimie trouvée, l’équipe sera sans doute redoutable.

Sacramento : Sur la lancée d’une saison 2011/2012 à oublier, les Kings n’ont pas fait beaucoup mieux que leurs deux futurs adversaires de la conférence Ouest. Les trois premiers matchs de la franchise, à l’image de Denver et L.A, se sont soldés par trois défaites. Circonstance atténuante, Sacramento n’a pas encore joué à domicile. Pas ridicules face à Chicago, toutefois privé de Derrick Rose (87-93), la bande à DeMarcus Cousins n’a su relever la tête ni à Minnesota (80-92), ni à Indiana (98-106). Cousins, justement, a déçu. S’il a signé 21 points face aux Pacers, son pourcentage suspect (33%, 9/27) inquiète. A peine plus inspiré, le rookie de l’année 2010 Tyreke Evans est totalement passé à travers face à Minnesota (6 points à 3/14). De retour à la Sleep Train Arena cette semaine, et ce pour trois matchs, les Kings tenteront de glaner leur première victoire. Au programme : Golden State (2-1), Detroit (0-3) et San Antonio (3-0).

Ils ne décollent pas : Washington (0-2), Detroit (0-3).

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