Cyclisme, le bilan 2012 (partie 2/9)

Le mois de novembre est propice à la récupération au sein du peloton, et c’est le moment de dresser le bilan de l’année écoulée. Si 2012 a offert son lot habituel d’éclosion, les déceptions et les surprises ont été nombreuses. Culture Sport revient sur les résultats des dix-huit formations World Tour.

BMC Racing Team : un arc-en-ciel dans la tempête

Avec l’arrivée de Thör Hushovd et de Philippe Gilbert qui viennent renforcer l’équipe de Cadel Evans, la BMC devait viser des objectifs très relevés à l’entame de la saison. Or, rien ne s’est déroulé comme prévu. Les deux transferts ont été victimes de blessures et/ou de maladies, entachant la préparation à leurs premiers rendez-vous. Le manager John Lelangue peut remercier Alessandro Ballan d’avoir sauvé les meubles en terres flandriennes. En juillet, la BMC avait une double mission : conserver le titre d’Evans et voir Gilbert triompher devant son public. En première semaine, le Belge a buté sur Sagan. Quant à Evans, un virus l’aurait empêché d’être compétitif. La seule satisfaction revient à Van Garderen qui, malgré un rôle d’équipier modèle, a fini cinquième et meilleur jeune : un résultat prometteur. Pour BMC, cela ne suffit pas. Il faut une victoire d’envergure. Et c’est quand on n’y croit plus que Gilbert retrouve sa forme dévastatrice : deux victoires en Espagne et dans la foulée le titre de champion du monde ! En une course, Gilbert a sauvé sa saison ainsi que celle de sa formation. Et dire qu’avec un peu de chance, BMC aurait pu rafler tous les titres mondiaux dans la catégorie reine : l’équipe échoue à la deuxième place du chrono par équipe tandis que Phinney fait de même dans l’épreuve solitaire.

Euskaltel-Euskadi : à côté de ses Basques… ettes                              

Les temps sont durs au Pays Basque. L’équipe d’Igor Gonzalez de Galdeano, non plus celle de Miguel Madariaga, s’est résolue à engager des étrangers l’an prochain, rompant ainsi la politique conservatrice locale. Mais ce changement de mentalité est impératif pour rester dans le giron mondial. Cette année, Euskaltel a vécu une saison peut être plus difficile que celle connue l’an passé. Nieve timide dixième sur le Giro, Anton à peine neuvième sur son tour national, et un Tour de France catastrophique. Samuel Sanchez se casse la clavicule sur l’étape de Pontarlier. Son absence s’est fait ressentir : personne n’a pu reprendre le flambeau durant a suite des opérations. Pourtant chez Euskaltel, l’accent est donné sur les courses à étapes. Seul Jon Izaguirre a offert un bouquet d’ampleur avec sa victoire à Flzen sur le Giro. Ce jeune coureur est la seule promesse d’avenir dans le giron basque : Sicard prend du temps à se relever et Landa n’a pas confirmé les espoirs placés en lui. Mais le pire survient en septembre : Victor Cabedo décède lors d’un entraînement. Dans ces moments difficiles, le leader Samuel Sanchez sort toujours un lot de consolation. En 2011, il avait offert le maillot à pois, cette fois-ci, c’est le succès final sur le Tour du Pays Basque. Offrant de précieux points UCI nécessaires à la stabilité de l’équipe, cette victoire a également renforcé l’image du sponsor. Mais jusqu’à quand ?

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Crédit photos : Culture Sport photos (Jonathan Mieze et Amélie Croguennec)

About Julien Detroz

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Admirateur de Rodrigo Beenkens. Affamé de sport et fervent suiveur du cyclisme. Journaliste qui n’hésite pas à mouiller le maillot, sur un vélo. Croque la vie à pleine dent.

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