Alors que certains coureurs ont dĂ©jĂ enfourchĂ© leur vĂ©lo du cĂŽtĂ© de lâAustralie, dâautres prĂ©parent bien au chaud la saison Ă venir. Pas de Jeux olympiques cette annĂ©e, mais de nombreux enjeux : quels seront les prochaines Ă©closions ? Quels sont les objectifs des coureurs ? Existent-ils des tensions internes ? A quoi ressemblera le peloton-version 2013 ? Culture Sport fait le point durant ce mois de janvier.
Euskaltel-Euskadi : au diable les traditions !
La vie est parsemĂ©e de choix et Euskaltel nâa pu les Ă©viter. La structure historique basque a toujours privilĂ©giĂ© ses origines nationalistes, or Ă lâinstar de lâAthlĂ©tic Bilbao en football, il a fallu changer de politique. Au dĂ©but de lâaventure, en 1993, seuls les coureurs nĂ©s sur le territoire basque pouvaient intĂ©grer lâeffectif. Puis, la rĂšgle sâest Ă©tendue aux cyclistes formĂ©s par les clubs locaux. A lâheure de la crise financiĂšre, les impĂ©ratifs sportifs ne priment plus face Ă la concurrence mondialiste. Câest pourquoi la direction a dĂ©cidĂ© de rompre avec la tradition, et de faire dâEuskaltel une Ă©quipe « comme les autres ». Câest en quelques sortes lâĂąme qui disparaĂźt alors que les premiers Ă©trangers squattent le nouveau maillot orange. Comme pour rassurer son peuple, le tricot arbore un drapeau basque, pour dĂ©montrer que lâĂ©quipe nâoublie pas ses racines. Ses leaders sont toujours les mĂȘmes : Samuel Sanchez aura la difficile mission de gagner une course dâimportance. Il y parvient souvent, mais Ă bientĂŽt trente-cinq ans, il sera temps de penser Ă la relĂšve. Car Igor Anton déçoit au fil des ans, et Mikel Nieve ne justifie guĂšre les espoirs placĂ©s en lui. La maison continue de sortir des jeunes, dont Romain Sicard. Or, le Bayonnais peine dans le giron professionnel. Landa semble rencontrer pareil destin. Il faudra peut-ĂȘtre regarder vers les transfuges de lâintersaison. ArrivĂ©s avec leurs prĂ©cieux points UCI, ils ont sauvĂ© lâĂ©quipe de la relĂ©gation. Leur tĂąche ne sâarrĂȘte pas lĂ Â : si Tamouridis et Chaoufi nâont pas le profil du vainqueur, Schulze, Lobato, Kocjan, et surtout Serebryakov vont redonner du baume au cĆur dans les emballages massifs. Un nouveau terrain de jeu pour une nouvelle Ă©quipe ?
FDJÂ : les quatre trĂšfles
Marc Madiot a lâesprit formateur et rien nâest plus beau que dâobserver ses enfants grandir. Sur tous les fronts, les jeunes ont progressĂ© et en 2012, ils sont arrivĂ©s Ă maturitĂ©. Pourtant, certains sortent Ă peine de lâadolescence mais ils ont fait leurs preuves depuis longtemps. Dans les sprints, FDJ peut se targuer de possĂ©der un duo dâenfer : Bouhanni a pris du galon depuis son sacre national, devant un certain DĂ©marre. Lequel a rĂ©ussi son entrĂ©e chez les pros avec un succĂšs sur la Vattenfall Cyclassics. ProblĂšme de luxe, Madiot a dĂ» se sĂ©parer dâHutarovich, pourtant rĂ©gulier. Dans les classiques, on nâa pas oubliĂ© Yoann Offredo. Le Francilien fĂ»t Ă©cartĂ© des pelotons durant douze mois pour avoir nĂ©gligĂ© les contrĂŽles antidopage. Il revient revanchard et veut rattraper le temps perdu durant la saison printaniĂšre. Et en altitude, câest un quatriĂšme larbin qui reprĂ©sente lâĂ©quipe. Il sâagit de Thibaut Pinot : Ă vingt-deux ans, il a dĂ©jĂ dĂ©montrĂ© ses qualitĂ©s et le profil montagneux du Tour devrait le favoriser. Le top 10 est Ă sa portĂ©e, tandis que la victoire dâĂ©tape et un maillot Ă pois seront en complĂ©ment. Ce sont donc les quatre fantastiques de la FDJ. DerriĂšre ces figures de proue, d’autres coureurs sont en embuscades: Jeannesson, Vichot, Ladagnous,… On en oublierait presque les vieux briscards : certes moins fringants quâĂ leurs dĂ©buts, ils ont encore de beaux restes comme en tĂ©moigne le succĂšs Ă Samatan pour FĂ©drigo en juillet dernier et lâĂ©chappĂ©e belle de Casar dans la course au maillot rose. Devenus capitaines de route, ils tĂącheront dâaccompagner au mieux les jeunes loups. Un passage de tĂ©moin, comme on lâobserve dans le cyclisme français actuellement.




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