NBA. Zach Randolph et Carmelo Anthony guident Memphis et New York

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Après une première semaine de rentrée synonyme de mise en route, les franchises NBA commencent à prendre leurs marques. A tel point qu’une certaine hiérarchie semble déjà se mettre en place à l’Est comme à l’Ouest. Aujourd’hui, nous vous présentons quelques équipes qui ont démarré la saison sur les chapeaux de roues, et d’autres qui ont encore bien des réglages à faire, pour ne pas vivre une saison à la Bobcats version 2011/2012.

New York Knicks (1er de la conférence Est – 4V – 0D)

Le début de saison de la franchise de « Big Apple » est une réelle bonne surprise. Forte d’un recrutement intelligent, l’équipe entraînée par Mike Woodson, a confirmé cette semaine, les bonnes dispositions aperçues contre Miami lors de leur première rencontre de la saison.

Le trio de meneur débarqué cet été, apporte à l’attaque de New York une fluidité offensive innatendue. Pablo Prigioni et Jason Kidd joue les maestros vétérans, tandis que Raymond Felton apporte un peu de sa folie à la mène, et peut prendre feu à tout instant.

Ainsi, Philadelphie a buté deux fois de suite sur ce nouveau NY  des coéquipiers d’un JR Smith candidat au titre de sixième homme de l’année, et sur une défense où Carmelo Anthony semble déterminé à faire des efforts.

Et ce n’est pas les Mavericks d’un OJ Mayo en feu à 3 points, qui ont changé la donne jeudi dernier, New York semble prêt à jouer les premiers rôles cette saison. D’autant plus que l’infirmerie compte deux joueurs de grande facture en la personne du sophomore Iman Shumpert, redoutable shooteur et défenseur sérieux, ainsi qu’Amar’e Stoudemire. Ce dernier, Franchise Player désigné avant l’arrivée de Melo, ne devrait pas précipiter son retour, pour être sûr d’être à 100 %. Le retour du « Stoud » peut-il valoriser davantage le collectif de New York ou alors, au contraire, enrayer la belle mécanique des Knicks ? Il va falloir patienter un peu pour obtenir un début de réponse, mais dans un monde idéal, cette équipe aurait de quoi faire peur à l’Est, comme à l’Ouest.

Memphis Grizzlies (2ème de la conférence Ouest – 5V – 1D)

Il faut le dire, cette équipe de Memphis a très bien encaissé la perte de son ex-futur superstar OJ Mayo. On attendait plus des collectifs bien huilés comme ceux d’Indiana ou de Philadelphie en ce début de saison, mais Memphis (avec Denver dont on parlera sûrement la semaine prochaine) est bien l’équipe en forme du côté des potentiels outsiders.

La force de Memphis donc, c’est son collectif, enfin nous devrions plutôt évoquer la complémentarité de ses belles individualités. Le duo d’intérieur Gasol – Randolph domine, jusqu’ici, chacune des raquettes qui se présentent à eux. L’aigle à deux têtes de Memphis est accompagné par Rudy Gay (19,2 points) et Mike Conley. Du classique en somme, le quator effectue en effet sa quatrième saison, et ça se voit !

Pour ce qui est du poste d’arrière, Tony Allen et Wayne Ellington, dans deux registres totalement opposés, apportent chacun leur pierre à l’édifice construit par Lionel Hollins. L’ancien Celtic est toujours aussi important dans son rôle de chien de garde tandis que Wayne Ellington sait dégainer lorqu’il le  faut (58 % à trois points !).

Memphis s’est imposé sans souci face à Miami, une victoire qui a marqué les esprits, et qui a envoyé un message fort à toute la ligue. Il faudra compter sur la franchise des Grizzlies cette saison. Et Z-Bo et sa bande ne voudront pas s’arrêter en demi-finale de conférence cette fois-ci.

Minnesota Timberwolves (5ème de la conférence Ouest – 5V – 2D)

Privés de Ricky Rubio et surtout de Kevin Love au moins jusqu’à décembre voire janvier, on ne donnait pas cher de la peau des jeunes Loups de Rick Adelman. Pourtant, Minny est à une magnifique 5ème place de la conférence Ouest après 7 rencontres.

En venant à bout de sérieux outsiders comme Brooklyn, Indiana ou Dallas, les coéquipiers d’Andreï Kirilenko (arrivé cet été) ont bien laissé entendre qu’il faudra compter sur eux cette saison. Leur banc est d’une profondeur sans égal. Les trois joueurs de fond de banc, Alex Shved, Dante Cunningham et dans une moindre mesure JJ Barea ont été les grands artisans de la remontée folle contre les Nets.

Malheureusement, Minny commence à inquiéter. Son infirmerie ferait presque de la concurrence à celle de Portland « époque Oden – Roy ». Ce dernier d’ailleurs, revenu sur les terrains après un an d’absence, était absent lors deux derniers matchs. Chase Budinger auteur du panier décisif contre Indiana, a été opéré aujourd’hui et sera absent 3 mois. JJ Barea, champion en 2011 avec Dallas est également blessé, et pour en rajouter une couche, comme si cela ne suffisait pas, Nikola Pekovic, qui supplée à la perfection Kevin Love dans la raquette, vient de se blesser cette nuit, pour une période encore inconnue.

Cette hécatombe pourrait bien faire les affaires du Français Mickaël Pietrus, toujours sans club. (Il serait également sur les tablettes d’Indiana).

 San Antonio Spurs (1er de la conférence Ouest – 6V – 1D)

Cette année et pour la douzième saison consécutive, les Spurs s’appuieront sur leur trio de légende : Ginobili – Parker – Duncan, mais cette année et depuis déjà quelques saisons, l’équipe de Gregg Popovich sait se mettre en valeur sans un ou deux de ces trois larrons. Et c’est d’autant plus vrai aujourd’hui.

Tim  Duncan réalise un début de saison exceptionnel (18,7 points – 9,7 rebonds), et tire vers le haut toute l’équipe texane. Parker malade, et Ginobili pas encore dans le rythme, il peut compter sur le roster plus que complet des Spurs. Gary Neal (11,6 points), Dany Green (11,7 points) et Kawhi Leonard (10,3 points) sont capable de tenir l’attaque des Spurs en haleine quand le trio n’est pas au complet. Quant à Boris Diaw et Stephen Jackson, ils sont impeccables dans leur rôle de leaders défensifs et offensifs.

Mais Gregg Popovich, pour espérer aller plus loin que la finale de conférence, les Spurs devront être meilleur en défense. Il n’y a pas de secret. Le jeu offensif des Texans a beau être l’un des mieux huilés de la ligue,  cela ne suffira pas face à une armada comme celle du Thunder. Au coach de l’année 2011 de trouver, une fois n’est pas coutume, la bonne mixture pour répondre à ce problème. Et alors, année impaire oblige, les Spurs deviendront un très sérieux candidat au titre.

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