Jonathan Josse, un handbiker pas comme les autres

En septembre dernier, Jonathan Josse, paracycliste, a réalisé un road-trip assez fou. Son défi était de longer la Loire (soit un peu plus de mille kilomètres), en handbike, à la force de ces bras, le tout en deux petites semaines. Ça force quand même le respect. Rencontre avec « Gino », qui rêve de participer aux prochains Jeux Paralympiques de Rio, voire même de Tokyo en 2020. Le message est lancé.

Culture Sport Jonathan Josse 2013

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Jonathan Josse, je suis jeune paraplégique depuis 2009 suite à un accident de la route. Je pratique le paracyclisme depuis 2010, dans le club d’Urt Vélo 64.

Pourriez-vous nous présenter votre fameux projet ?
Le projet était de longer toute la Loire, du début à la fin, de la source à son embouchure, c’est à dire du Mont-Gerbier-de-Joncs (Ardèche) jusqu’à Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique). Quatorze étapes, pouvant aller de soixante-dix à soixante-quinze kilomètres, étaient programmées. Quatorze jours de route à pédaler… Une journée de repos intervenait tous les trois jours de vélo. En tout, ça a été vingt jours d’aventures qui ont été inoubliables, dont notamment le premier pour se rendre à la source. Il faut dire également que j’étais accompagné par un camping-car, qui n’était même pas adapté.

Pourquoi vous êtes vous lancé dans cette aventure ?
Avec mon meilleur ami, nous avons eu l’idée de faire ce genre de périple pour se lancer un défi car sur mon vélo, je me sens différent.

Des gens vous ont-ils suivi pendant tout votre périple ?
Oui pleins de belles personnes nous ont suivi : ma famille, mes ami(e)s, ma ville natale (Montsoreau), ma ville actuelle (Saumur), mon village (Cuon), des journalistes provenant de différents médias ainsi que France 3 Pays de la Loire, notamment l’équipe de l’émission Vues-sur-Loire.

Culture Sport Jonathan Josse Loire 2013

Que retenez-vous de cette expérience ?
Je retiens que c’est une belle aventure humaine. Nous avons rencontré et été accueillis par des gens magnifiques. Je crois que malgré l’handicap, tout est possible.

Quels ont été vos différents partenaires et sponsors ?
Il y a eu un de mes cousins qui tient un restaurant (l’Hélianthe à Turquant), une entreprise spécialisée dans le sondage urinaire mais aussi des ami(e)s, de la famille, des mairies, d’autres entreprises et même des personnes que l’on a rencontré tout le long du périple.

Allez-vous vous lancer un nouveau défi ? Traverser tout le Pays Basque par exemple ?
Oui nous comptons faire un autre défi. Mais pour le moment, je reprends la compétition. Ça reste néanmoins c’est en projet.

Culture Sport Jonathan Josse 2013 (2)

Pourquoi être venu au club d’Urt Vélo 64 ?
Je suis arrivé à Urt grâce à Jérémy Crépellière. Il m’a demandé de prendre contact avec Christophe Dizy, le Président. Depuis, je suis tombé amoureux de ce club. J’aime l’ambiance qui y règne, et l’entraide. Il y a une bonne cohésion. C’est comme une deuxième famille pour moi.

Intégrer le Team Ose Paracycling pourrait être un objectif à court terme ou vous faites du paracyclisme uniquement pour le plaisir ?
C’est un objectif. J’aimerais faire parti de cette team, car c’est l’élite du club. Grâce à lui, nous pouvons avoir la chance de faire partie de l’équipe de France. C’est un peu un rêve de gosse.

Visez-vous une participation aux prochains Jeux Paralympiques, à Rio, dans deux ans ?
J’aimerais bien y participer, c’est un rêve. Peut être qu’il ne se réalisera pas dans deux ans, mais je ferai tout mon possible pour participer un jour à une édition des Jeux Paralympiques.

Rendez-vous sur sa page Facebook pour le soutenir, découvrir un peu plus encore son périple et regarder l’intégralité de ses albums photos.

About Nicolas Gréno

Créateur & rédac' @cultureSPORT depuis mai 2009. Correspondant sportif Sud Ouest. Passé par le DU Journalisme à l'UPPA. Contact : n.greno@culturesport.net

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