Le XV du Trèfle triomphe, une fin magistrale pour O’Driscoll

Le rideau vient d’être tiré sur le Tournoi des VI nations et le moins que l’on puisse dire, c’est que le dénouement en valait la chandelle : des essais en veux-tu en voilà du coté de Rome et de Cardiff, une fin de carrière en apothéose pour BOD, vainqueur avec l’Irlande d’un XV de France orgueilleux. Les tops, les flops. C’est ici, c’est maintenant.

Culture Sport Irlande 2014 VI Nations

Les tops

Culture Sport Brian O'Driscoll
Le sacre de Brian O’Driscoll

Ils en rêvaient. Ils l’ont fait. Les irlandais sont sortis victorieux d’un Tournoi où ils ont toujours proposé un jeu intéressant, malgré le revers face au XV de la Rose. D’ailleurs, l’Angleterre avait mis la pression dans la course au Tournoi en s’imposant largement en Italie quelques heures auparavant. Mais, les hommes de Paul O’Connell ont parfaitement tenu leur rang à Paris pour offrir à Brian O’Driscoll une fin de carrière internationale en apothéose. Il y a quatorze ans, pour son premier Tournoi, le centre irlandais avait passé trois essais aux Bleus. Samedi, certes, il n’a pas marqué samedi, mais a grandement participé à la victoire des siens. Le porte étendard du XV du trèfle est d’ailleurs directement impliqué dans le dernier essai irlandais. C’est lui qui est repris à un mètre de la ligne, permettant à Murray de libérer rapidement pour Sexton entre les perches (13-19, 46e). L’ouvreur du Racing-Metro signait alors un doublé, après avoir remis les siens dans le sens de la marche en attaquant la ligne au milieu de la première période (6-5, 25e). A partir de ce moment, BOD et ses coéquipiers commencèrent à souffrir et même plier face aux coups de boutoir de français marchant à l’envie. Ils auraient pu rompre si Doussain avait passé sa pénalité ou si Papé n’avait pas commis un en-avant sur l’essai de Chouly… Certainement la chance du champion !

L’orgueil français

Après le non match en Ecosse (qui a perdu lourdement contre gallois), les français pouvaient avoir peur de la réception de l’Irlande de Brian O’Driscoll, lancée à toute allure vers le sacre final. Ne pouvant plus rêver de pareil sort après la large victoire des anglais à Rome, il fallait tout de même aux hommes de PSA montrer un tout autre visage que le week-end dernier, pour rassurer et se rassurer. Et dès le début, on a vu des français évolués avec une envie que l’on ne leur connaissait plus. Si bien que Machenaud permettait rapidement à la France de prendre le score à son compte (6-0, 15e). Mais, de l’autre côté, après un début quelque peu timoré, les irlandais sont parus petit à petit plus solides, plus incisifs, plus tranchants si bien que Sexton, puis Trimble, franchisèrent la défense tricolore (6-12, 26e). Les Bleus, loin de se décourager, repartaient à l’abordage, et suite à une merveilleuse passe au pied de Talès volleyée par Huget, Brice Dulin assurait à la France de rentrer au vestiaire avec un point d’avance (13-12). Dès le début de la seconde période, les visiteurs refaisait le break malgré un Bastareaud de tout les instants. Heureusement, Szarzewski était là pour redonner espoir à ses troupes après un beau mouvement (20-22, 63e). Vous connaissez la suite : une pénalité loupée, un essai justement refusé pour un en-avant… A défaut de gagner, ils nous ont fait vibrer. Ce n’est déjà pas si mal par rapport à ce qu’on a pu voir dans le Tournoi.

Les feux d’artifice gallois et anglais

L’enjeu n’était pas le même pour les deux équipes. L’une, l’Angleterre, était encore en lice pour remporter le Tournoi. L’autre, le pays de Galles, voulait finir la tête haute un printemps en dent de scie. Pourtant, les rencontres Italie-Angleterre (11-52) et Galles-Ecosse (51-3) ont débouché sur un même feu d’artifice : sept essais. S’il faut dire que l’opposition n’était pas la plus relevée de la compétition, les deux équipes anglo-saxonnes nous ont régalé et se sont même parfois amusées. Surtout, les deux lignes arrières ont montré tout leur potentiel. Au Millenium Stadium de Cardiff, le centre Roberts (39e, 48e) et l’ailier George North (34e, 41e) y sont allés de leur doublé, tandis que l’arrière William (16e) avait commencé le travail. Quant à la ligne d’arrière du XV de la Rose, elle était en voyage à Rome : Mike Brown a signé un doublé (13e, 38e) et a servi son compère Jack Nowell (53e). Owen Farrell (32e) et Manu Tuilagui (68e) iront aussi aplatir dans l’en-but transalpin. Même si l’Angleterre ne remporta finalement pas le Tournoi, les deux équipes peuvent être confiantes en l’avenir.

Les flops

Culture Sport Italie Ecosse VI Nations 2014
Stuart Hogg a (définitivement) plombé l’Ecosse

On est au milieu de la première mi-temps. Malgré une pénalité de Laidlaw rapidement concédée (4e), le pays de Galles commençe déjà à s’échapper (10-3). Après une touche, les hommes de Gatland reviennent sur le fermé avant de partir au large. Dan Biggar décide alors de taper une chandelle. L’ouvreur gallois est alors violemment séché au niveau de l’épaule par Hogg. Après visionnage sur écran géant, l’arbitre français Jérôme Garcès tendra finalement un carton rouge à l’arrière calédonien, pourtant connu pour son fair-play et surtout ses relances dans le Tournoi (23e). Ce fait de jeu ne fît que confirmer la tournure que prenait la rencontre, à savoir une domination sans partage du XV du poireau. Même si jouer sans arrière au rugby peut paraître aussi difficile que de jouer sans gardien dans une équipe de foot, les écossais ne se sont pas pour autant recroqueviller … et ont permis aux gallois de faire le spectacle devant leur public ( sous les yeux duquel ils n’ont pas perdu dans le Tournoi). Finalement, l’addition sera salée (51-3) pour ce qui était le dernier match du sélectionneur écossais Scott Johnson. Celui qui va lui succéder, Vern Cotter. actuel entraineur de Clermont, doit se dire qu’il lui reste du pain sur la planche. A noter que Stuart Hogg a tenu à s’excuser auprès de son équipe, de l’arbitre et bien évidemment de Dan Biggar.

Malgré Sarto, des italiens dépassés

On ne va pas se mentir. Même à domicile, on ne s’attendait pas forcément à une victoire de la Squadra face à l’Angleterre, véritable bulldozer depuis sa défaite initiale contre la France. Mais on ne s’attendait pas non plus à ce que le XV de la Rose inflige une telle leçon de rugby à l’équipe de Jacques Brunel. Les italiens sont apparus complètement dépassés lors de cette dernière journée, alors qu’ils avaient tenu la plupart du temps la dragée haute lors des autres rencontres. Même s’ils ont été joueur durant la première période, les hommes de Sergio Parisse ont commis beaucoup trop de faute face à des anglais réalistes (6-24). Le carton jaune du deuxième ligne Bortolami dix minutes après le retour des vestiaires n’a rien arrangé aux affaires des transalpins. Et comme face à l’Irlande le week-end dernier, le salut italien est passé par l’ailier Sarto qui, par une interception, est allé sauvé l’honneur de ces coéquipiers (11-52, 70e). Si cette action a permis à l’Italie de réduire quelque peu l’écart au score, il était déjà bien trop tard pour espérer éviter la cuillère de bois…

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Crédit photos : page Facebook officielle du Tournoi des Six Nations

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