Grand Prix d’Australie : le baromètre

Une nouvelle réglementation technique révolutionnaire (V6 Turbo en lieu et place du V8, multiplication des batteries récupératrices d’énergie) et pourtant, l’hymne allemand résonne encore et toujours !

En hausse

Culture Sport Nico Rosberg
Nico Rosberg (Mercedes-AMG)

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Flèches d’Argent vont vite, trop vite pour les adversaires ! Nico Rosberg a signé à Melbourne sa quatrième victoire en F1, avec un boulevard d’avance (24 secondes). Personne n’a menacé l’équipe allemande ce dimanche. Sur piste sèche ou humide, la W05 s’est avérée être la plus véloce, avec une vitesse de pointe 7 km/h plus élevée qu’en 2013. Le fils du champion du monde 1982 a maîtrisé la meute durant les 57 boucles, après avoir effectué un départ canon. La chance fut aussi de son côté, car les problèmes de fiabilité ont uniquement touché la voiture de Lewis Hamilton (Mercedes-AMG, abandon). Toutefois, il sera intéressant d’assister à la réaction d’orgueil de son équipier britannique dès le GP de Malaisie ; qui sera le leader d’une équipe désormais favorite aux titres ?

L’équipe Toro Rosso

La petite sœur italienne de Red Bull est une des bonnes surprises de cet entame de championnat. La STR9 n’est peut-être pas une œuvre d’art avec son nez particulier, mais elle a le mérite d’être bien née ! Jean-Eric Vergne et le débutant russe Daniil Kvyat ont inscrit six unités (8ème et 9ème), une somme peu élevée au regard des positions des essais (6ème et 8ème). La Toro Rosso a manqué de rythme durant la seconde moitié de course. Vergne a été forcé de surveiller ses rétros pour garder sa place, le poussant à commettre quelques erreurs. Kvyat a quant à lui effectué une entrée remarquée. A seulement dix-neuf ans, le champion GP3 s’est bagarré avec Räikkönen (Ferrari), il n’a donc pas froid aux yeux ! Son équipier français a retrouvé le sourire après un exercice 2013 compliqué, et l’on espère voir d’autres places d’honneur de sa part.

En baisse

Culture Sport Romain Grosjean
L’équipe Lotus

Les prédictions hivernales se sont avérées malheureusement exactes : l’écurie d’Enstone souffre d’un retard inquiétant sur le reste du plateau. Romain Grosjean et Pastor Maldonado ont trusté les derniers rangs des essais avant d’abandonner dans l’anonymat le lendemain. Où chercher les raisons d’un tel revers ? Tout d’abord dans l’organigramme de l’écurie, totalement chamboulé ces dernières semaines. En effet, Eric Boullier a quitté le navire en direction de McLaren. L’ancien directeur d’écurie coordonnait remarquablement les efforts d’une équipe en délicatesse financière l’an passé. Désormais, il va falloir faire avec Gérard Lopez et Federico Gastaldi, plutôt habitués aux relations commerciales. De plus, l’ingénieur-vedette James Allison a été enrôlé par Ferrari, entraînant des changements de poste en cascade (nouveaux directeur technique, chef aérodynamique, etc). Pour schématiser, seul le Français Grosjean a conservé sa place ! Ce manque de stabilité vient s’ajouter aux soucis de fiabilité de la monoplace. L’incorporation du nouvel ensemble propulseur est clairement à revoir. C’est surtout le MGU-K (une batterie servant à récupérer l’énergie émise au freinage, plus évolué que le KERS 2013) qui a fait défaut ce week-end. Un chemin semé d’embûches attend Lotus, capable de jouer les outsiders l’an passé mais relégué dans les profondeurs de la hiérarchie aujourd’hui. La pente à remonter est impressionnante, et il sera difficile de rattraper le temps perdu. Mais à cœur vaillant rien d’impossible, la saison est longue !

Sebastian Vettel (Red Bull)

On l’avait quitté archi-dominateur en novembre dernier ; la chute fut bien dure pour le quadruple champion du monde en titre ! Un piètre treizième chrono dû à un souci technique l’a laissé dans une situation quelque peu délicate le lendemain. Cependant, en étant éliminé en Q2, l’Allemand pouvait choisir sa monture de pneumatiques pour le départ. Il opta pour une stratégie décalée, avec des gommes dures au départ. Hélas, les mauvaises surprises n’ont pas manqué de l’accabler dès les premiers tours de roues : la RB10 se retrouvait au seizième rang à l’issue du premier tour, avant de s’engouffrer dans son box quelques kilomètres après ! En cause, une perte de couple du V6 Turbo. Ce zéro pointé démontre le manque de fiabilité de la création d’Adrian Newey. Néanmoins, la brillante performance de son équipier Daniel Ricciardo (second avant exclusion pour conso d’essence trop importante) rassure le team quant à sa vélocité. Red Bull va certainement mettre tous les moyens nécessaires pour fiabiliser l’ensemble. La capacité de développement de l’écurie autrichienne n’est plus à démontrer ; souvenez-vous en 2012, Vettel avait effectué une remontée météorique après un début de saison incertain…

Crédit photos : Facebook officiel de l’écurie Mercedes, site officiel du championnat du monde de Formule 1

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