Grand Prix de Grande-Bretagne : le baromètre

Ce dimanche, la Grande-Bretagne n’avait pas seulement les yeux braqués sur la deuxième étape du Tour de France, gagnée par Nibali, ou sur la finale de Wimbledon, remportée par Djokovic. Il y avait aussi le Grand Prix de Formule 1 de Silverstone. L’enfant du pays, Lewis, s’y est imposé.

En hausse 

Lewis Hamilton (Mercedes-AMG)
Lewis Hamilton (Mercedes-AMG) retrouve le sourire

Lewis Hamilton (Mercedes-AMG) retrouve le sourire

Bis repetita ! Seconde victoire du Britannique devant son public après son succès pluvieux de 2008 ! Lewis Hamilton a frappé un grand coup à Silverstone. En empochant vingt-cinq points, il talonne désormais son rival Nico Rosberg (Mercedes-AMG, voir ci-dessous), seulement quatre unités derrière. Plus que l’aspect comptable, c’est sur le plan psychologique et symbolique que cette victoire est importante. Après une domination impressionnante de Rosberg (trois victoires à Monaco, Canada et Autriche), Hamilton se devait de réagir, sous peine d’être distancé au championnat.
Pourtant, l’Anglais semblait craquer sous la pression des fans lors des qualifications. En effet, il préférait ralentir lors du dernier run, alors que Nico améliorait son temps et se plaçait en pole ! En s’élançant du sixième rang, Lewis avait du pain sur la planche. Il fit néanmoins une course brillante, constamment plus rapide que son équipier. De ce fait, il récupérait la tête de l’épreuve suite à l’abandon de Rosberg, et n’avait plus qu’à dérouler jusqu’au drapeau à damiers. Hamilton a renversé une situation qui semblait bien délicate la veille, de la meilleure des façons. Il a pour coutume de ne jamais renoncer (« I will never give up » déclarait-il après son abandon à Singapour en 2012), et fera tout pour reprendre le leadership lors de la prochaine course, à Hockenheim, sur les terres de…Nico Rosberg !

Valtteri Bottas (Williams) et Jenson Button (McLaren)

Des manières différentes de briller ce dimanche, mais la finalité est la même : de belles performances et de gros points ! Pour le pilote Williams, relégué au quatorzième rang, la tâche s’annonçait compliquée. Il n’en fut rien car Valtteri est remonté comme une fusée sur ses adversaires durant la première moitié de course. Au final, Bottas a signé son meilleur résultat de sa carrière, en grimpant sur la seconde marche du podium. Un podium qui ne veut décidément pas de Jenson Button. Le champion du monde 2009 a dû se contenter de la quatrième place, comme en 2004 et 2010. Le pilote McLaren revient de loin (voir le baromètre de l’Autriche), lui qui était vivement critiqué par son patron Ron Dennis. Ce fut enfin un rendez-vous émouvant pour lui, en portant un casque rose en hommage à son père décédé cet hiver.

En baisse

Nico Rosberg (Mercedes-AMG)

La roue tourne extrêmement vite en Formule 1, et Nico Rosberg en a fait l’amère expérience ce weekend. L’avantage net que s’était constitué l’Allemand au fil des épreuves s’est dissipé sur l’asphalte de Silverstone, lorsque sa boîte de vitesses s’est grippée au vingt-neuvième tour. Précisons tout de même que Hamilton revenait à grandes enjambées avant ce souci mécanique. Pas de quatrième succès consécutif pour Rosberg donc ; c’est son premier abandon de la saison, un tournant dans l’optique du titre ? Nul ne peut le savoir, mais avec ce zéro pointé, la spirale positive apparue après la faute des essais à Monaco s’est évaporée. Rosberg disposait d’un ascendant psychologique sur Hamilton depuis cet incident, en attestent l’abandon d’Hamilton au Canada et son erreur en qualif’ en Autriche. Maintenant la situation est radicalement différente. Rosberg et Hamilton sont plus que jamais au coude-à-coude, pour le plus grand bonheur des spectateurs. Attention toutefois à ne pas dépasser les limites de la rivalité sportive ; pour l’instant le duel est bien géré par les deux parties.

Kimi Räikkönen (Ferrari)

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La monoplace de Kimi

La monoplace de Kimi

Le rêve annoncé durant l’inter-saison s’est transformé en cauchemar chez les Rouges. Le dernier champion du monde avec la Scuderia n’a pas confirmé les attentes placés en lui, et ce n’est pas son abandon anglais qui va changer cette impression de déception. Kimi n’est pas en confiance avec sa machine : de nombreuses fois nous l’avons vu perdre le contrôle en sortie de virage ! Mais quand l’erreur survient à haute vitesse, les conséquences sont spectaculaires. Preuve en est, l’accident à 200km/h survenu après une excursion hors-piste. Heureusement, plus de peur que de mal pour le Finlandais, qui ne peut que constater l’échec de son transfert hivernal. Les rumeurs vont bon train concernant une possible retraite sportive dès 2015. Kimi est revenu en F1 avant tout pour le plaisir de se battre pour la victoire à bord d’une machine ultra-performante ; or Kimi ne prend pas de plaisir cette saison…

Crédit photos : page Facebook Mercedes-AMG Petronas

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There are 5 comments

  1. Medhi Casaurang

    Tout d’abord, je tiens à préciser que dans un souci d’objectivité, je me dois de regarder les faits. Et sincèrement, je ne vois pas un aspect positif du retour de Kimi chez les Rouges. On voit clairement un Räikkönen en difficulté depuis l’hiver dernier : plusieurs erreurs du même type à la réaccélération (Bahreïn essais privés, Melbourne en qualif’, Montréal à l’épingle), cela n’arrive qu’à lui d’après moi. Je veux bien croire que le couple du moteur Turbo soit démentiel, mais il est le seul homme à avoir autant de mal à mettre les gaz proprement (Alonso est beaucoup plus à l’aise, car il ne fait que peu d’erreurs). J’écris cela avec beaucoup de peine, car je reconnais que c’est un de mes pilotes favoris pour son talent naturel. Combien de fois il m’a enthousiasmé chez Lotus, avec ses dépassements à la pelle !! Et son arrivée chez Ferrari m’a fait saliver d’avance, or c’est un pétard mouillé pour l’instant.
    En ce qui concerne la comparaison avec Alonso, elle est terrible, puisque comme vous le dîtes, l’Espagnol « en chie », il ne lâche rien et s’affirme de plus en plus comme l’homme providentiel de l’équipe. Il la tient à bout de bras depuis qu’il est arrivé en 2010. Comme en 2012, il n’a pas la bonne voiture, mais son abnégation lui permet de faire un championnat honorable (4ème à l’heure actuelle). Le titre de Kimi remonte à sept ans, c’est du passé, je ne vois pas en quoi ce statut de champion le protégerait d’une quelconque critique.
    La rumeur de sa retraite reste une rumeur ; je reconnais qu’il a lui-même dit qu’il finira sa carrière chez Ferrari, mais il n’a pas dit quand, donc nous ne pouvons pas affirmer officiellement que 2015 sera sa dernière année ;)
    Fin 2012 il a gagné à Abu Dhabi et il terminait chaque course dans les points, il avait une Lotus de premier ordre (les résultats de Grosjean l’ont prouvé) mais un ton en-dessous d’une Red Bull stratosphérique. Kimi et Lotus visaient le titre en 2013, c’est quand même une bonne raison de rester.
    Merci de lire mes articles en tout cas !

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  2. Apocaly

    Tu raconte n’importe quoi sur Räikkönen.

    « Heureusement, plus de peur que de mal pour le Finlandais, qui ne peut que constater l’échec de son transfert hivernal »

    Échec de quoi ? D’être 12e du championnat avec même pas 20 points ou d’avoir une voiture incapable de faire régulièrement des podiums ou même Alonso en chie pour rentrer dans les 5 premiers ? Qu’il termine 5e du championnat ou 10e, aucune différence. Il va repartir de la saison sans titre. Alonso aura beau avoir un gouffre de point d’avance sur lui, il va gagner quoi hormis un peu plus de respect ? Strictement rien. Et le dernier champion du monde Ferrari sera toujours Kimi Räikkönen.

    « Les rumeurs vont bon train concernant une possible retraite sportive dès 2015 »

    Une rumeur ? Non. Lui qui le déclare. Et n’a rien avoir avec ses performances. Je te rappelle qu’il aura 35 ans d’ici la fin de la saison, et 36 ans l’année d’après. Il est déjà assez « vieux » pour être en F1. Qu’il prend sa retraite lorsque son contrat sera terminer est totalement logique. Même si la Ferrari de 2015 est excellente et qu’il fait une bonne saison, il sera normalement plus en F1 en 2016, avec d’autre ambition (notamment le Rallycross). Et risque d’être la même chose pour Button et Massa, qui sont sur la fin. Question d’année.

    « Kimi est revenu en F1 avant tout pour le plaisir de se battre pour la victoire à bord d’une machine ultra-performante ; or Kimi ne prend pas de plaisir cette saison… »

    Si c’est le cas, pourquoi il n’est pas partie dès la fin de l’année 2012 vu qu’il n’a pas eu « machine ultra-performante » ? Si Kimi est revenu en F1, c’est qu’il s’ennuyer un WRC de pas affronter directement d’autre pilote en course. Et qu’il avait terminer sa carrière sur une mauvaise note (2009). Après le retour réussi chez Lotus, il a toujours déclarer que Ferrari sera sa dernière écurie en F1, chose qu’il risque d’être le cas fin 2015. Avec 60 millions de dollars à la clé.

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