Il n’y a pas que le Tour dans la vie…

…il y a aussi le Tour d’Autriche, le Giro féminin et les championnats d’Europe espoirs. Ces trois épreuves sont comme mises à l’écart, écrasées par l’impact médiatique et la grandeur de la Grande Boucle. Pourtant elles ont offert du spectacle et de beaux vainqueurs.

Culture Sport Peter Kennaugh Sky

Tour d’Autriche

Le palmarès 2014 de la course Autrichienne a fière allure. Les huit étapes ont toutes été remportées par des coureurs appartenant à des formations estampillées World Tour. On aurait pu nous cacher le nom de la compétition qu’on tombait dans le panneau, pensant que c’était une épreuve de première division mondiale… Peter Kennaugh (Sky), Oscar Gatto (Cannondale, x2), Dayer – et non pas Nairo – Quintana (Movistar), Jesse Sergent (Trek Factory Racing), Evgueni Petrov (Katusha), Kristof Vandewalle (Trek Factory Racing) et Marco Haller (Katusha) sont les sept vainqueurs de cette soixante-sixième édition.

Du côté des classements distinctifs, même son de cloche. Le général ainsi que le classement par points sont pour Kennaugh. Le champion de Grande-Bretagne a réussi l’exploit de permettre aux coureurs et au staff de chez Sky d’esquisser un petit sourire. Belkov empoche lui le titre de meilleur grimpeur quant à la Movistar, elle a été sacrée meilleure équipe. Seul le classement du meilleur jeune échappe aux cadors du World Tour. Le p’tit Quintana n’a rien pu faire face au local Patrick Konrad. Le leader de la formation Gourmetfein Simplon Wels n’est pas un inconnu. Il a en effet terminé l’an passé sur la plus petite marche du podium du Tour de l’Avenir. Konrad prend en quelque sorte la succession de Riccardo Zoidl, vainqueur sortant, parti en début de saison au sein du team Trek. Cette année, le champion d’Autriche n’a pu réaliser mieux qu’une cinquième place, deux secondes derrière Konrad.

Après ses chutes, une dans l’ultime virage de Liège-Bastogne-Liège, l’autre lors du chrono inaugural par équipes du Giro, Dan Martin (Garmin-Sharp) venait se préparer Outre-Rhin dans l’optique de la Vuelta. Il se classera finalement au quinzième rang, à sept minutes du vainqueur. Jérôme Coppel (Cofidis), premier Français, est quant à lui entré dans le top dix, en sixième position. Son équipier Yoann Bagot était à deux doigts de glaner une étape (deuxième de la cinquième étape). D’autres noms prestigieux comme Ivan Basso (Cannondale), Jelle Vanendert (Lotto-Belisol), Damiano Caruso (Cannondale), Eros Capecchi (Movistar), Janez Brajkovic (Astana), Kanstantsin Siutsou (Sky) et Oliver Zaugg (Tinkoff-Saxo) – ayant tous gagné au moins une fois sur un Grand Tour ou une grande classique (hormis pour le troisième cité) – ont écumé les profils escarpés d’Autriche, pendant une semaine. On le sait, les coureurs qui se présentent au départ de cette course sont, la plupart du temps, pas retenus par leurs directeurs sportifs pour le Tour de France. Le plateau des sprinteurs était également au rendez-vous. En plus de Gatto et Haller, on a noté la présence de Juan José Lobato (Movistar), Jacopo Guarnieri (Astana) et Raymond Kreder (Garmin-Sharp).

En même temps que nous écrivons, nous nous faisons une réflexion. Le Tour de Pologne est bien inscrit au calendrier World Tour ? Le Tour de Pékin aussi ? A quand le Tour d’Autriche ?

Culture Sport Pauline Ferrand-Prévot Marianne Vos Rabo Liv

Giro féminin

Contrairement au Tour de France chez les hommes, la plus grande course féminine n’est pas organisée dans l’hexagone. Ou plus. Certes, avant, il y avait la Grande Boucle Internationale et le Tour de l’Aude, mais ces deux courses ne sont plus. Du coup, les meilleures cyclistes de la planète s’affrontent, pendant le Tour, en Italie.

D’entrée de jeu, la Rabo-Liv a, à la fois, dégouté et mis tout le monde d’accord. Lors du prologue, tracé dans les rues de Caserta, bim, un petit quadruplé. Oui oui… A quelques minuscules centièmes près, le quintuplé aurait été possible, envisageable. Toujours est-il que Annemiek van Vleuten s’est paré de rose. Le lendemain, sa leader, reprend le pouvoir et ne le lâchera plus. Son arc-en-ciel sera comme masqué par la tunique rose. Mariane Vos, en plus de ses quatre victoires d’étapes, triomphe. Après la première étape, Pauline Ferrand-Prévot ne quittera plus elle aussi sa position au général, la deuxième. Logiquement meilleure jeune de la compétition, elle est la première Française à monter sur le podium du Giro depuis la victoire de Catherine Marsal, en 1990. La championne de France, du contre-la-montre et de la course en ligne, était la principale rivale de Vos. Elle l’a talonné au classement final et s’est inclinée pour seulement quinze petites secondes.

Ce qu’il faut aussi retenir : Comme l’an passé, l’unique victoire Italienne revient à l’ancienne double championne du monde, Giorgia Bronzini (Wiggle-Honda). Meilleure grimpeuse, Emma Pooley (Lotto-Belisol) a glané trois étapes. Lauréate l’an passé et en 2010, Mara Abbott (UnitedHealthcare) termine cette fois au pied du podium. Une autre ancienne gagnante, en 2009, Claudia Hausler a fini sixième.

Culture Sport Stefan Kung BMC Racing

Championnats d’Europe espoirs

Stefan Küng est promis à un très bel avenir. Le pensionnaire de l’équipe réserve de la BMC s’est adjugé les deux titres, chez lui à Nyon : le premier contre-la-montre, le second lors de la course en ligne. Finalement ce n’est pas une surprise de retrouver le Suisse à ce niveau-là. Il avait remporté, en mars dernier, le Tour de Normandie au nez et à la barbe de Benoît Jarrier (Bretagne-Séché Environnement), actuellement sur le Tour de France. Entre temps, il s’est également imposé lors de la Flèche Ardennaise et terminé deuxième du championnat de Suisse du chrono, juste derrière Fabian Cancellara (Trek Factory Racing). Et d’ailleurs, n’est-ce-t-il pas un clone ?

Les Bleus se sont particulièrement bien exprimés à commencer par Anthony Turgis, troisième de la course en ligne dans la catégorie espoirs. Le futur stagiaire de chez Cofidis a été imité par Annabelle Dreville et Séverine Eraud respectivement médailles de bronze (course en ligne) et d’argent (contre-la-montre). Chez les juniors, Pierre Idjouadiene a décroché la médaille de bronze de la course en ligne tandis que Corentin Ermenault est reparti « argenté » après le chrono. Toujours dans cette spécialité, Greta Richioud s’est hissée sur la plus petite marche du podium.

Crédit photos : Pages Facebook officielles du Team Sky et de Pauline Férrand-Prévot, Photo News

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About Nicolas Gréno

Créateur & rédac' @cultureSPORT depuis mai 2009. Correspondant sportif Sud Ouest. Passé par le DU Journalisme à l'UPPA. Contact : n.greno@culturesport.net

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