Pour un duel final Europe vs Amérique du sud

Ces deux demi-finales ont été diamétralement opposées en tous sens notamment par le spectacle, le nombre de buts et le suspens.

D’un côté, l’Allemagne s’est baladée face une équipe brésilienne complètement absente ce soir-là. Elle a littéralement humilié tout un pays qui ne croyait qu’en la victoire finale…grosse chute libre. En une seule journée, nous sommes passés du tout au tout. Certains ont même dû piquer du nez devant la deuxième rencontre ou écourter leur soirée en allant se coucher avant la fin tant ce match entre les « Oranje » et « l’Albiceleste » a eu du mal à s’emballer. Peut-être étaient-ils tétanisés à l’idée d’en prendre sept comme le Brésil la veille ? Qui sait…

Retour sur ces deux demi-finales qui nous offrent un duel Europe VS Amérique du sud pour cette vingtième édition avec peut-être un sacre Argentin qui plongerait le Brésil un peu plus la tête sous l’eau…

Bresil à terre

Brésil/Allemagne : 7-1 croyable

Nous avons certainement vécu un match qui restera dans les annales de l’histoire de la coupe du monde. On s’en doutait mais Neymar cachait bien les grosses faiblesses de cette sélection brésilienne. On prend donc conscience, là, de tout le talent et de l’importance de ce joueur pour ce pays. Il a porté à bout de pied tout au long de la compétition cette sélection qui se sentait rassurée de le savoir sur le rectangle vert. Mais voilà, un choc avec Juan Zuniga lors du match contre la Colombie a tout fait basculer et c’est toute une nation qui s’est sentie orpheline et dans le brouillard sans son étoile montante. Est venue également s’ajouter la suspension bête de Thiago Silva qui, par son absence,  a privé les siens d’un autre leader important. Dépourvu de ses porte-drapeaux, on pouvait donc s’attendre à ce que le Brésil soit en difficulté, mais qui aurait pu imaginer un tel scénario ? Seuls quelques parieurs fous…. Comme l’a dit Arsène Wenger au cours de la rencontre « c’est un club de DH ». Cette phrase était peut-être dure mais au vu des errements défensifs et de la pâle copie rendue par la Seleçao,  on n’était pas loin de penser la même chose. Les cinq buts inscrits en une demi-heure par la National Mannschaft l’ont été avec une telle facilité que l’on se serait cru, sans faire offense bien entendu au football amateur, au bord du terrain un dimanche après-midi devant un match de district. Les Brésiliens sont passés complètement à côté de leur rendez-vous pour la plus grande tristesse de leurs supporters. Cette rencontre faisait même mal au cœur pour eux et tous les Brésiliens en larmes dans les tribunes. On aurait presque voulu que le calvaire s’arrête là et que l’Allemagne soit plus clémente avec eux. Depuis le repositionnement de Lahm, cette équipe allemande est beaucoup plus équilibrée et l’on comprend mieux l’impuissance de nos petits bleus face à eux. Très bien organisée et très forte techniquement, elle est bien partie pour se faire coudre une quatrième étoile sur sa tunique.

Ce match a été le théâtre de plusieurs records, et notamment plusieurs détenus par les Brésiliens…

Klose meilleur buteur de la coupe du monde : A 36 ans, Miroslav Klose, même s’il n’a marqué qu’un seul but lors de cette rencontre, devient le meilleur buteur de la Coupe de Monde devant le Brésilien Ronaldo, comme un symbole, avec seize réalisations (en vingt-trois matchs).

Allemagne, l’équipe la plus prolifique de l’histoire : Par cette ribambelle de buts marqués  en demi-finale, l’équipe aux trois étoiles passe numéro 1 du nombre de buts inscrits en coupe du monde avec 223 buts contre 221 pour la Seleçao.

Plus grand nombre de buts à ce stade de la compétition : les Allemands ont marqué autant de buts que lors des six dernières demi-finales (de 1982 à 2010).

Plus grand nombre de Tweets sur une rencontre : la déroute des Brésiliens a généré pas moins de 35,6 millions de Tweets et bat même largement le dernier Superbowl (24,9 millions de Tweets) Cette finale 2014 sera-t-elle productrice de nouveaux records ?

Culture Sport Coupe du Monde Romero

Pays-Bas/Argentine : L’Albiceleste, tiré par les cheveux

Ce match s’est longtemps joué sur un faux rythme et les deux sélections en scène sur la pelouse ont peiné à trouver des failles dans la défense adverse. Les deux équipes ont tardé à prendre des risques et se sont attelées principalement à la tâche défensive, ce qui nous a « offert » une rencontre des plus ennuyeuses de cette édition. Pour une demi-finale, on trouve ça un peu dommage. Peu de choses à dire sur cette rencontre, qui ne restera pas dans les grandes lignes de l’histoire de la Coupe du Monde. Van Gaal espère certainement des jours meilleurs du côté de Manchester afin d’estomper le regret de ne pas avoir tenté le même coup de poker que lors du tour précédent avec la rentrée du gardien des Magpies, Tim Krul. Il s’est justifié en énonçant des choix tactiques indispensables mais, pas si sûr que ces choix ne lui trottent pas dans la tête un petit moment. Pas de Messi, de Robben ou de Van Persie dans le rôle du détonateur de cette rencontre mais c’est bien le gardien de la sélection Argentine, Sergio Romero qui portera le dossard de héros national au grand dam du peuple brésilien qui lui, enchaîne les coups durs en cette fin de Mondial.

On espère que l‘Argentine, avec le retour probable de Di Maria, qui ravivera l’attaque de l’Albiceleste, montrera plus de vertus offensives afin de nous offrir une finale de rêve. Messi répondra-t-il aux attentes de tout un peuple qui n’attend rien d’autre de lui que d’être le successeur du grand Diego ? Sera-t-il capable à son tour de porter sa sélection vers le titre final ?

Flashback : Retour sur les finales historiques entre l’Allemagne et l’Argentine

Les Allemands et les Argentins se sont rencontrés six fois lors des différentes éditions de la coupe du monde, dont deux fois en finale. L’Allemagne domine les face à face. Elle s’est imposée à quatre reprises (dont une fois aux tirs aux buts). L’Argentine n’a remporté qu’une seule victoire (finale de 1986). Les deux nations se sont neutralisés une seule fois. Retour en arrière sur les confrontations en finale de ces deux grands pays du football.

Culture Sport Coupe du Monde - Argentine - RFA 1986

29 juin 1986, au Mexique : Argentine 3-2 RFA

Au bout du suspens, c’est Jorge Burruchaga, passé notamment au FC Nantes et à Valenciennes, qui envoie les Argentins à la quatre-vingt-quatrième minute vers le titre bien lancé par « El pibe de oro » (le gamin en or) alias Maradona. Diego, même s’il n’a pas réalisé une grande finale, a, lors de cette édition,  porté à bout de bras sa sélection jusqu’à la finale avec entre autres, ce slalom génial qualifié de but du siècle et ce but de la main, « Mano de Dios », face à l’Angleterre en quart de finale. Cette coupe du monde a donc été marquée par les éclats du grand Diego.

Culture Sport Coupe du Monde - RFA-Argentine 1990

8 juillet 1990, en Italie : RFA 1-0 Argentine

Moins palpitante que l’édition précédente, cette finale a eu du mal à trouver son rythme et c’est la RFA à la quatre-vingt-cinquième minute qui débloque le compteur par Andreas Brehme sur un pénalty litigieux  accordé à l’ancien joueur de l’OM, Rudi Völler. Il permet à son pays de remporter une troisième Coupe du Monde. Diego Maradona n’aura pas su porter une deuxième fois d’affilé les siens vers le Graal. Lors de ces deux affrontements finaux, tout s’est joué dans les derniers instants de la rencontre alors va-t-on assister à un match palpitant et plein de suspens pour cette troisième rencontre en finale ? Une manche partout en finale. Que va donner la belle ?

Un apéritif copieux

Dans l’attente de cette grande finale, nous pourrons déguster au menu de ce soir une affiche qui n’aura rien d’un match amical. Différentes raisons nous poussent à penser que ce sera une rencontre prenante et spectaculaire. Explications…

La stat : 4,2 buts/par match sur les neuf dernières éditions.

Ces matchs pour la troisième place sont souvent forts en spectacle. Les équipes ayant évacué la pression et souvent remaniées, avec des joueurs voulant montrer qu’ils méritaient mieux qu’un statut de « coiffeur » durant ce mois de compétition, veulent montrer qu’elles aussi méritaient leur place en finale.

Le Brésil tentera de se racheter de son humiliation même si cette rencontre restera marquée à l’indélébile dans l’esprit des Brésiliens. C’est certain qu’une troisième place n’effacera pas l’affront subi mais elle sera un petit rayon de soleil dans cette énorme tempête déclenchée un soir de demi-finale en juillet 2014.

Cette rencontre sera peut-être la dernière occasion pour certains joueurs de briller en compétition internationale. Les Robben, Van Persie, Kuyt, Huntelaar du côté néerlandais et les Thiago Silva, Daniel Alves du côté brésilien auront à cœur de quitter le plus haut niveau sur une bonne note. Alors mesdames et messieurs, installez-vous confortablement et… bons matchs à tous !

Article à venir : le Bilan des Bleus au Brésil
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