Grand Prix de Singapour : le baromètre

Vettel s’est rappelé au bon souvenir de tous en s’imposant une quatrième fois à Singapour. Le pilote Allemand, quadruple champion du monde, se rapproche très dangereusement de la deuxième place de son compatriote Nico Rosberg (huit points d’écart), au classement général.

En hausse

Sebastian Vettel (Ferrari)
Vettel devant, serait-on revenu en arrière ?

Vettel devant, serait-on revenu en arrière ?

Singapour est son jardin : il a gagné ici à quatre reprises, notamment en 2013 où il dominait la concurrence. Sebastian Vettel a encore signé aujourd’hui une nouvelle performance de haute volée. Pourtant, les essais libres n’auguraient pas d’une telle issue. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les ennuis des Mercedes profitèrent aux Rouges qui ont pu signer leur première pole position depuis… 2012 et le Grand Prix d’Allemagne ! Un essai transformé par le quadruple champion du monde le lendemain.

Après un départ sans encombre, le maître de la nuit asiatique disposait de trois secondes d’avance sur Ricciardo (Red Bull, 2ème) à la suite du premier tour. Un écart qui prouve la remarquable capacité de Vettel à s’isoler en tête dès que possible. Deux heures durant, l’Allemand n’a pas lâché le commandement de l’épreuve, malgré deux périodes de voiture de sécurité.

Cette quarante-deuxième victoire lui permet de revenir à seulement huit et quarante-neuf points de Rosberg et Hamilton (Mercedes-AMG, 4ème et Abandon), mais surtout il dépasse la légende Ayrton Senna au classement des succès. Qu’on se le dise, Sebastian Vettel continue d’écrire le livre historique de la Formule 1. Une seule question subsiste, au-delà de sa réussite (ou non) au sein de la Scuderia : jusqu’où ira-t-il ?

Daniel Ricciardo (Red Bull)

On le disait timoré, en passe d’être dominé par son équipier russe Daniil Kvyat (6ème). Le souriant australien a répondu aux critiques en signant son second podium de la saison (2ème). La veille, il était passé tout proche d’une première pole. En course, malgré le déficit du moteur Renault jugé par les dirigeants de la boisson énergisante inadmissible depuis belle lurette, Ricciardo a réussi à suivre, à distance il est vrai, le moteur Ferrari. Blague à part, il est à noter que la nature du tracé tortueux de Marina Bay était propice à une perf’ du Taureau Rouge. Pas sûr que la seconde partie de saison soit si conciliante avec l’équipe autrichienne, qui lorgne désormais vers un moteur frappé du cheval cabré pour 2016…

En baisse

Lewis Hamilton (Mercedes-AMG)

Le meneur au classement général était au centre de toute l’agitation en débarquant à Singapour : allait-il égaler son idole d’enfance Senna au tableau des succès ? Malheureusement, l’excitation ambiante est vite retombée, dès samedi soir, où les Flèches d’Argent commencèrent à montrer des signes de fatigues. Des signes qui sont devenus des preuves formelles, avec le problème d’accélérateur affectant Lewis dans la première heure de course. Après une lente dégringolade dans la hiérarchie, le double (bientôt triple?) champion du monde rentrait au garage pour marquer le premier abandon de sa campagne 2015. On peut ôter toute inquiétude pour les fans du Britannique. En effet, nous ne voyons pas Rosberg venir chiper à son camarade de box la couronne, car il n’est tout simplement pas au même niveau dans certains domaines (11-1 en qualif’ pour Hamilton). La menace pourrait venir de Vettel, qui donnera tout le potentiel de sa machine tant que l’espoir subsiste ; cela ne vous ferait pas plaisir une fin de saison palpitante ?

Nico Hülkenberg (Force India)
Des étincelles, un envol et deux abandons !

Des étincelles, un envol et deux abandons !

Un Allemand au somment, un autre au tapis ! Hülkenberg nous avait habitué à mieux que cette faute de pilotage qui mit un terme prématuré à son dimanche. Au moment où Felipe Massa (Williams) ressortait de la voie des stands après son premier arrêt, les deux monoplaces se retrouvèrent côte-à-côte pour aborder le Virage 3. Or, placé à l’extérieur, la Force India tenta de forcer le passage. L’accrochage était inévitable et finalement, les deux hommes ont dû renoncer. Un beau gâchis en somme !

Medhi Casaurang. Crédits photos : GPUpdate et page Facebook Scuderia Ferrari

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