Thierry Omeyer (1/2) : « Je ne me suis pas fixé de limite »

HANDBALL. Éliminatoires Euro 2018. 40 ans et encore toute… sa motivation intacte. Si le capitaine des vice-champions olympiques avoue ne pas penser à Tokyo, il n’envisage pas encore de stopper sa carrière internationale.
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Crédit : Fédération française de handball

Demain, les Bleus entament leur campagne de qualification pour le prochain Euro croate, qui se déroulera en janvier 2018. A la veille d’affronter la Lituanie, Thierry Omeyer reste fidèle à son habitude : serein, décontracté. Le meilleur gardien de tous les temps (1) ne semblait pas être perturbé d’atteindre la quarantaine. Toujours aussi performant, le portier tricolore, déjà multi-médaillé, a les yeux rivés sur le Mondial 2017. A domicile. Comme en 2001, lors de son premier grand tournoi international.

« Ca va être une très, très belle fête »

cultureSPORT : Vous avez participé à votre première grande compétition internationale en 2001, en France. Vous étiez encore tout jeunot. En janvier prochain, vous allez de nouveau disputer un Mondial à domicile, sauf que cette fois, vous aurez le statut de meilleur gardien de tous les temps. Comment apprendrez-vous ce rendez-vous ?

Thierry Omeyer : Je l’aborde avec beaucoup de motivation. C’est vrai qu’un championnat du monde en France, j’ai déjà eu la chance d’en vivre un. Pouvoir évoluer devant son public, devant ses fans, cela reste quelque chose d’exceptionnel. Je pense que ça va être une très, très belle fête. Il y aura beaucoup de beau handball, des salles pleines…

cultureSPORT : Allez-vous boucler la boucle avec les Bleus en cas de nouveau titre à la maison, le 29 janvier prochain, ou vous voyez-vous poursuivre l’aventure avec les Experts jusqu’à Tokyo ?

Thierry Omeyer : Pour les Jeux de Tokyo, je pense que c’est un peu loin. Je n’ai pas vraiment envie de me fixer de limite. Je ne m’en suis pas encore fixé. Pour le moment, je me fixe à chaque fois des objectifs. Je m’étais fixé les Jeux Olympiques de 2016, désormais je me fixe ce Mondial 2017 en France et après on verra.

cultureSPORT : Entre 2001 et 2015, vous avez décroché quatre titres mondiaux supplémentaires et les Français ont développé un véritable engouement pour le hand. Auriez-vous imaginé un si grand et bel avenir pour le hand tricolore au début de votre carrière ?

Thierry Omeyer : Même s’il y avait eu un titre de champion du monde en 1995, c’est vrai que depuis 2001, et encore plus depuis une dizaine d’années, il y a eu beaucoup, beaucoup de titres. L’équipe de France a continué de grandir et a marqué l’Histoire avec toutes ces victoires. Ca montre qu’on a toujours faim, qu’il y a, à chaque fois, énormément de motivation. Les équipes de jeunes gagnent elles aussi. Ces succès viennent démontrer que la formation française est bonne, qu’il y a un renouvellement. C’est vraiment bien.

« Si on m’avait dit en 2001 que je serai encore aujourd’hui en équipe de France, à 40 ans… »
cultureSPORT : Vous y pensiez, en 2001, d’avoir une telle trajectoire…

Thierry Omeyer : (il coupe). Vous savez quand on est sportif de haut niveau, on a forcément envie de durer… Surtout quand on est jeune. Si on m’avait dit en 2001 que je serai encore aujourd’hui en équipe de France, à 40 ans… Tu ne peux pas y penser. En même temps, je ne me suis jamais fixé de limite. Je me suis jamais dit : « voilà, tu en es là, arrête. » Tant que je me sens bien, tant que la motivation est là, que la passion, le plaisir et la performance sont là… C’est quand même ça qui est le plus important. Le fait d’être dans un groupe où il règne un superbe état d’esprit, ça donne envie de continuer de vivre de belles aventures. J’espère qu’on va en vivre une belle en janvier !

cultureSPORT : Vous parliez de la nouvelle génération, qu’en pensez-vous ?

Thierry Omeyer : De voir qu’aujourd’hui l’équipe de France gagne aussi bien en seniors que chez les jeunes, ça montre, comme je l’ai dit, la bonne santé de la formation. C’est bien de voir tous ces jeunes arriver. Ce sont des jeunes qui ont énormément de qualités et qui vont apporter aux Bleus pendant de très longues années. Ils nous apportent déjà. C’est une bonne chose d’avoir ce renouvellement, ce vent de fraicheur qui arrive. Même pour un joueur comme moi, c’est bien de voir tous ces jeunes arriver. Ca te pousse à continuer de te faire mal tous les jours pour rester dans ce groupe.

Partie 2 : « C’est bien de voir tous ces jeunes arriver »

(1) 93,54 % des votes internautes, site de l’IHF en 2010

Propos recueillis par Nicolas Gréno (@nicolasgrenon.greno@culturesport.net), à l’hôtel Beaumont de Pau (Pyrénées-Atlantiques).

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About Nicolas Gréno

Créateur & rédac' @cultureSPORT depuis mai 2009. Correspondant sportif Sud Ouest. Passé par le DU Journalisme à l'UPPA. Contact : n.greno@culturesport.net

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