Des souvenirs inégalables pour la JAB face à Gourcuff et ses hommes

FOOTBALL. Coupe de France. Ce dimanche 7 janvier, tous les amateurs de football de la région étaient invités à soutenir la Jeanne d’Arc de Biarritz, club de DH et de 5 divisions de moins que son adversaire, le club breton de Rennes, habitué de la Ligue 1. Le stade Aguiléra, « plein comme un œuf » n’a jamais cessé de chanter en dépit d’un score très élevé (0-6). Punie par les statistiques, la JAB échoue à une marche de recevoir le PSG en 16e de finale, après le tirage d’hier soir. Au fond, il ne faut garder que la magie de la coupe, celle qui soulève les cœurs et les passions.
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Crédit : Lucas Hélin.

Le film de la rencontre

A 17h. Sur un fond sonore, leur hymne, la « JAB » entrait sur le terrain en bleu et blanc tandis que les visiteurs bretons, étaient en noir et rouge. Le temps est frais et couvert (7°C). Dès la première minute, Kamil Grosicki, le numéro 10 rennais déborde côté droit et centre pour Wesley Said (11) qui ne peut reprendre, et Gotte stoppe le danger.

Le numéro 9, Benjamin André, exceptionnellement bas au milieu du terrain, oriente bien le jeu. Rennes cherche de nombreuses fois à passer par les côtés (gauche et droit) pour alimenter de ballons, Said. Il faut tout l’engagement du numéro 7, Hamilton Beltran qui bloque Grosicki. A la 7e, Beltran lance Willy Duventru mais Benoit Costil devance l’attaquant. La « JAB » est présente à la pression au milieu du terrain, Yoann Gourcuff se place , plus à l’avant, en soutien  de ses attaquants.

Biarritz semble déjà à la rupture suite aux coups du butoir de Kamil Grosicki sur les côtés. Mais les milieux de terrain locaux se ressaisissent et Pierre-Philippe Merlou, numéro 10 montre la voie, en se dégageant de l’étau rennais et en lançant bien Beltran dans la profondeur. Wesley Said rate une occasion à la 12e, et Benjamin André voit son coup franc stoppé par Frédéric Gotte à la 15e.

Adama Diakhaby (7) permute côté droit avec Grosicki qui passe côté gauche et on le voit souvent aux centres qui permettent d’obtenir successivement 3 corners. Joris Gnagnon, le numéro 5 rennais, rugueux en défense se fera « l’ami » du public tout au long du match pour un excès d’engagement sur un joueur biarrot. Moutrousteguy (11) permute à gauche avec Beltran à droite se créant une occasion qui ne donnera rien. Et en 3 minutes, chose incroyable, Rennes mène (0-3) puis (0-4) à la 39e alors que la JAB résistait bien !

En deuxième mi-temps, Rennes gère son jeu par un score aussi élevé. La donne offensive est sensiblement la même, Diakhaby, Grosicki font parler la vitesse sur les côtés, André-Gourcuff et Prcic forment un milieu de terrain « propre » sans presque aucun déchet technique. A la 67e, Habibou aggrave le score à (0-5) puis Mexer à la 74e (0-6).

Hommes du match

Rennes

Grosicki : +++ ; André : ++ ; Sitoe : ++ ; Diakhaby : ++

Biarritz

Beltran : +++ ; Merlou : ++ ; Jauniau : ++ ; Latuille : ++

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La JAB de Biarritz au coup d’envoi contre Rennes, ce dimanche. Crédit : Pierre-Alexandre Carré/cultureSPORT.

Les réactions

Damien Latuille (numéro 5, capitaine de Biarritz)

« Un peu déçu, on a fait jeu égal 30 minutes, on a réussi à les contenir. On retient l’engouement autour de ce match, un souvenir a vie. On lâche 5 minutes et c’est imparable et cela nous apprendra à être plus discipliné. On est des hommes, on craque, ils ont plus de physique que nous, c’est tout. Willy [Duventru, l’attaquant] à une bonne occasion, et ça nous aurait fait plaisir de marquer un petit but mais bon. L’essentiel est de retenir la belle soirée qu’on a passée et qu’on va passer avec la famille et les copains. »

Frédéric Gotte (gardien de Biarritz)

« On peut se dire : « il y a un sacré niveau d’écart ». Mais on tient 30 minutes, on prend 4 buts en quelques minutes. A ce niveau, il ne faut pas faire une seule erreur et eux, sont restés sérieux, ils nous ont respectés et bravo à eux. Je suis bien rentré dans mon match, j’étais content avec quelques arrêts. Après ces buts, j’étais miné, on a tergiversé mais il ne faut pas se leurrer, c’est des professionnels. Ça fait un mois qu’on se prépare à une ambiance pareille. A la fin, j’ai même pu échanger mon maillot avec Benoit Costil, il est venu me voir, c’est super sympa et merci à lui, c’est une star quoi tout simplement. »

Pierre-Alexandre Carré (@carr_pierre64)

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